Entre Poteaux, c’est un format qui est à la fois un hommage et le descendant spirituel du légendaire Mastres & Compagnie ! Retrouvez à chaque épisode un membre de notre communauté qui partage ses anecdotes et son histoire au travers d’un entretien intimiste. Pour ce onzième épisode, nous recevons NomDeStade, géomaticien, collectionneur de jeux, peintre de figurines, ancien vice-champion de France de korfbal et, évidemment, amoureux des Verts. Bonne lecture !


Poteaux-Carrés : Salut NomDeStade ! Pour commencer, qui est la personne qui se cache derrière ce pseudo ?

NomDeStade : Salut ! Je m’appelle Adrien, j’ai 40 ans et je suis un pur produit stéphanois. Je suis né à Saint-Étienne et j’y ai pratiquement toujours vécu, hormis une parenthèse professionnelle d’un an à Avignon.

Poteaux-Carrés : Tu exerces un métier assez méconnu : géomaticien. En quoi consiste-t-il ?

NomDeStade : Je travaille dans une agence d’urbanisme. La géomatique consiste notamment à réaliser des analyses spatiales et statistiques. Je travaille donc beaucoup sur le traitement de données, la cartographie et les statistiques.

Notre agence est basée à Saint-Étienne et intervient à différentes échelles : de la ville à la région, et plus ponctuellement, au niveau national. Nous travaillons sur des projets de planification urbaine qui peuvent concerner des domaines très variés : l’économie, les transports, la démographie, les sciences sociales…

Et j’ai la chance de travailler près de Geoffroy-Guichard : depuis mon bureau, j’ai vue sur le stade ! (rires)

Poteaux-Carrés : Quelle est précisément la mission d’un géomaticien, et d’une agence d’urbanisme ?

NomDeStade : Nous accompagnons les élus et les services techniques dans leurs décisions. Nous observons un territoire, collectons et analysons des données, puis présentons les différentes possibilités d’aménagement.

Nous ne prenons jamais la décision finale et nous ne sommes pas une structure agissant directement dans la phase opérationnelle. Notre rôle est de fournir une aide à la décision, des conseils... On va expliquer, aux personnes qui nous sollicitent, les règles d'urbanisme qui s'appliquent sur leur territoire.

On utilise à la fois des données publiques, notamment celles de l’Insee et des sites gouvernementaux, et des informations que nous recueillons nous-mêmes. On croise ensuite l’ensemble pour produire des analyses, des statistiques et des cartes.

Poteaux-Carrés : Peux-tu nous parler d’un dossier stéphanois sur lequel tu as travaillé, qui parlerait peut-être aux potonautes ?

NomDeStade : J’ai notamment travaillé sur les différentes possibilités de tracé de la troisième ligne de tram. Nous n’avons pas choisi le tracé, mais nous avons étudié les options possibles en regardant les poids de populations, les services, les équipements et les emplois que chacune pouvait desservir.

Cette ligne a permis de mieux relier une partie importante de la commune, notamment le quartier du Soleil, le Technopôle, Geoffroy-Guichard et le stade de l’Étivallière. C’est tout un maillage qui s’est mis en place grâce à elle.

J’ai aussi contribué à la réalisation de publications sur l’offre sportive dans la Loire, en milieu naturel comme en milieu urbain, ce qui m’a donné l’opportunité d’avoir droit à une visite personnalisée de Geoffroy-Guichard, avec le PC contrôle, les salons privés, les équipements de luminothérapie… mais aussi les cellules de garde à vue en mode prison qui sont obligatoires dans un équipement comme GG ! (rires)

Poteaux-Carrés : Comme nyme, notre précédent invité, tu pratiques la peinture sur figurines…

NomDeStade : Oui, mais nous ne peignons pas exactement le même type de figurines (rires). Nyme travaille plutôt sur les armées napoléoniennes, de mon côté, je peins principalement les figurines de mes jeux de société !

L’échelle peut ressembler à celle de Warhammer, même si je ne pratique pas ce jeu. J’ai récemment terminé les figurines de Mythic Battles: Pantheon, qui met en scène les personnages de la mythologie grecque. Je travaille aussi sur Dragon Eclipse, avec ses petites figurines de dragons, et sur Marvel United, où il y a des figurines de… Marvel du coup (rires)

Les styles sont très différents, il faut adapter sa façon de peindre à chaque univers. Ça m’occupe bien et me permet de réunir deux passions !

Poteaux-Carrés : Tu es en effet un grand amateur de jeux de société. Combien en possèdes-tu ?

NomDeStade : Environ 300 ! Je joue beaucoup avec ma femme et mes enfants. C’est un très gros centre d’intérêt à la maison. Je suis moi aussi collectionneur, même si mes collections ne ressemblent pas à celles de nyme ! (rires)

Poteaux-Carrés : Quels jeux conseillerais-tu aux Potonautes, qu’ils soient débutants ou déjà initiés ?

NomDeStade : Le monde du jeu de société est devenu extrêmement vaste. Il ne se résume vraiment plus aux grands classiques comme le Monopoly, auxquels je ne joue pas vraiment au final.

Pour des joueurs expérimentés, je conseillerais Ark Nova. Le but est de gérer et développer un zoo moderne. C’est un jeu assez exigeant auquel il faut accepter de consacrer une heure et demie ou deux heures, donc pas forcément pour débuter, mais il est passionnant.

Pour découvrir les jeux modernes, Harmonies est beaucoup plus accessible. C’est un joli jeu de construction de paysages dans lesquels il faut intégrer des animaux. Une partie dure une vingtaine de minutes, c’est beaucoup plus court, et les illustrations sont cool. J’y joue avec mes enfants de six et huit ans, donc il peut vraiment convenir à toute la famille, c’est très accessible.

Poteaux-Carrés : Si tu ne pouvais conserver qu’un seul jeu parmi les 300, ce serait lequel ?

NomDeStade : Ce serait probablement Ark Nova pour le jeu lui-même. Mais je pourrais aussi garder l’intégrale de Marvel United, parce qu’elle me permettrait de continuer à peindre les figurines. Ce serait une façon de sauver mes deux passions à la fois ! (rires)

Poteaux-Carrés : Où peut-on jouer ou acheter des jeux à Saint-Étienne ?

NomDeStade : Je ne sais pas si je suis censé faire de la pub, mais il y a notamment la Taverne du Gobelin Farci, qui permet de jouer sur place, de boire quelque chose et de découvrir de nouveaux jeux. On peut également y acheter des jeux et du matériel, c’est un endroit un peu cool, pas loin de la fac.

Il y a aussi Au Tapis Vert, la boutique historique de Saint-Étienne. On y trouve des jeux de société et différents accessoires, même si ce n’est pas le même fonctionnement pour jouer sur place.

Personnellement, je fréquente surtout ces boutiques pour acheter des jeux ou du matériel de peinture. Mais comme ma femme joue beaucoup elle aussi, je pratique principalement dans un cercle familial ou privé.

Poteaux-Carrés : Existe-t-il des jeux consacrés à Saint-Étienne ou à l’ASSE ?

NomDeStade : Oui, ça se trouve ! Je pense d’abord au Subbuteo. Ce jeu n’était pas spécifiquement stéphanois, mais il existait une édition aux couleurs de l’ASSE. C’était juste cosmétique, rien de bien poussé, ils avaient fait des éditions pour pas mal d’équipes au final.

Je connais aussi un petit jeu de cartes de base, nommé ChiFootMi et créé localement il me semble, ou par un gars du coin, et décliné dans une version ASSE. C’est surtout un jeu rapide destiné aux enfants, avec des parties de cinq minutes, mais c’est amusant de retrouver l’identité du club dans cet univers.

Poteaux-Carrés : En parallèle, tu as eu une belle carrière en korfbal. Peux-tu nous le présenter ?

NomDeStade : C’est un sport originaire des Pays-Bas, où les meilleurs joueurs ont un statut semi-professionnel. Il est très implanté dans le bassin stéphanois et, plus largement, entre la Loire et l’Ardèche.

Sa grande particularité est la mixité : chaque équipe compte obligatoirement quatre garçons et quatre filles. Il s’agit d’un sport collectif dans lequel il faut marquer dans un panier, un peu comme au basket, mais ce panier est plus haut et ne possède pas de planche. Et à la différence du basket, le dribble n’est pas autorisé, tout se joue sur les passes et le déplacement.

Le terrain est partagé entre une zone d’attaque et une zone de défense, avec quatre joueurs de chaque équipe dans chacune d’elles. Un garçon défend obligatoirement sur un garçon et une fille sur une fille. La mixité s’exprime donc dans la construction collective du jeu, tout en maintenant une opposition individuelle équilibrée.

Les garçons ne peuvent pas jouer sans les filles et inversement. Il faut trouver une véritable complémentarité pour désorganiser la défense adverse.

Poteaux-Carrés : Quel a été ton parcours ?

NomDeStade : J’ai joué pendant quinze à vingt ans. J’ai commencé à Saint-Étienne, avant de rejoindre Andrézieux puis Roche-la-Molière.

À Roche-la-Molière, j’ai été entraîneur pendant cinq ans tout en continuant à jouer, et on a été vice-champions de France.

Historiquement, Bonson a longtemps dominé le korfbal français. Depuis quelques années, c’est Saint-Jean-Bonnefonds qui occupe le devant de la scène. Ca montre à quel point ce sport est implanté localement (rires)

Poteaux-Carrés : Le korfbal est-il pratiqué ailleurs en France ?

NomDeStade : Oui, même si le nombre de clubs reste limité. On en trouve notamment à Amiens, à Massy, près de Paris, ou encore à Déols, vers Châteauroux. Bourges a également possédé un très bon club, aujourd’hui disparu.

Lorsque j’ai commencé, il existait aussi de bons clubs, notamment à Sarras, en Ardèche ou Grange-lès-Valence. Plusieurs ont malheureusement fermé. Cette disparition progressive a renforcé l’hégémonie nationale des clubs de la Loire, on en a « profité ».

Poteaux-Carrés : Pourquoi ce sport s’est-il autant développé dans la Loire ?

NomDeStade : Je pense que c’est principalement une histoire de personnes et d’opportunités. Des personnalités locales ont eu envie de porter ce sport et de le développer dans la Loire et en Ardèche. Je pense notamment à Monsieur Messager, décédé malheureusement il y a quelques jours, qui a notamment beaucoup œuvré pour le korfbal à partir des années 1980. Si notre territoire est devenu aussi fort, c’est parce que des gens comme lui ont consacré énormément de temps et d’énergie à le faire vivre.

Poteaux-Carrés : C’est assez remarquable dans une région où le football, grâce ou à cause de l’ASSE selon le point de vue, occupe une place tellement importante qu’il peut être difficile pour les autres sports d’exister. Passons justement à l’ASSE. Quel regard portes-tu sur ce début de saison ?

NomDeStade : Il est hyper satisfaisant. Nous avons une équipe qui fait plaisir et qui joue vraiment bien. J’ai vu les matches contre Sochaux, Grenoble et Dijon, et je trouve qu’un véritable bloc collectif se dégage.

On sent que Ian Cathro a installé un équilibre tactique très solide. L’équipe est bien structurée et cela marque une différence importante avec la saison dernière. Les résultats du précédent début de championnat étaient déjà bons, mais on percevait malgré tout des fragilités et un déséquilibre qui ont fini par nous coûter cher. Il y a aussi eu un problème au niveau du mental.

Cette fois, comme le montrent aussi les analyses de Pilou, l’équipe paraît difficile à lire pour ses adversaires. Elle est bien en place et les recrues apportent immédiatement quelque chose. Elles se sont très vite intégrées au collectif.

Poteaux-Carrés : Quel est ton pronostic pour le classement final ?

NomDeStade : Je ne veux pas me montrer trop optimiste, car je faisais déjà partie de ceux qui pensaient que nous remonterions sans trop de problèmes la saison dernière… Mais compte tenu de notre début de saison et de la concurrence, je nous vois terminer dans les trois premiers. La montée devrait se jouer entre Sainté, Reims, et Metz. Il y a aussi Montpellier mais ils ont un groupe très jeune, je ne sais pas s’ils tiendront toute la saison.

Certaines équipes risquent d’avoir du mal à tenir sur la durée. Rodez a perdu Baldé au dernier moment. Le Red Star et Dunkerque, qui étaient de bonnes surprises la saison dernière, ont du mal a confirmer. Nantes possède probablement un effectif solide sur le papier, mais pour l’instant…

Notre principal adversaire pourrait finalement être nous-mêmes. Il faudra éviter le relâchement et savoir gérer les absences. Nous avons suffisamment souffert la saison dernière pour connaître les pièges à éviter. De manière générale, on a un championnat que je trouve assez faible.

Poteaux-Carrés : On entend souvent que cette Ligue 2 serait une “Ligue 1 bis”. Tu ne partages pas cet avis ?

NomDeStade : Pas vraiment. Il y a certes beaucoup de clubs qui possèdent une histoire récente en Ligue 1, mais en termes de niveau, c’est autre chose.

Je ne regarde pas beaucoup de matchs de Ligue 2, mais de ce que je vois, je trouve que le niveau général, notamment technique, reste relativement faible. Plusieurs équipes ont perdu beaucoup de joueurs et tentent désormais des paris pour compléter leur effectif. Il devient difficile de construire quelque chose de solide dans ces conditions.

Notre projet paraît justement plus fiable cette saison parce que nous sommes allés chercher des joueurs déjà expérimentés, parfois internationaux ou proches de le devenir. Ils ont connu plusieurs saisons au plus haut niveau de leur pays et ont déjà démontré une capacité à être performants dans la durée.

Poteaux-Carrés : Tu perçois donc une évolution dans le recrutement de KSV ?

NomDeStade : Oui. Il existe une vraie différence entre recruter un jeune qui compte déjà plusieurs saisons pleines, éventuellement dans un championnat moins relevé, et miser sur quelqu’un qui n’a connu qu’une ou deux bonnes saisons dans une équipe de seconde partie de tableau comme Miladinovic par exemple.

KSV découvre progressivement l’environnement du football français, en Ligue 1 comme en Ligue 2. Je pense qu’ils ont commis quelques erreurs de lecture lors de leur première saison. Ils ont peut-être aussi choisi de rester prudents financièrement le temps de restructurer le club sur le plan administratif.

Il a sans doute été compliqué de faire cohabiter les personnes déjà présentes, leurs habitudes, et les nouveaux dirigeants venus avec une vision très différente. Aujourd’hui, ils corrigent certaines choses. Ils apprennent en marchant (rires)

Poteaux-Carrés : Quel bilan tires-tu de leur stratégie depuis leur arrivée ?

NomDeStade : Je dirais qu’il est encore neutre, car il reste difficile de les juger définitivement.

Si l’on s’en tient aux résultats sportifs, il y a eu une descente, puis l’échec de la remontée immédiate. Ce n’est évidemment pas satisfaisant. La saison dernière, lorsque tu conserves une grande partie d’un effectif de Ligue 1 pour jouer la montée en Ligue 2, tu n’es pas censé échouer. Cela ne s’est pas joué à grand-chose, mais c’est justement le problème : avec cette équipe, la montée n’aurait pas dû se jouer à presque rien.

Cette saison va donc peser très lourd dans le bilan de KSV. Avec les moyens, les compétences et les CV des dirigeants, la taille du staff et le nombre d’internationaux présents sur le terrain, ne pas monter serait assez incroyable. Mais c’était pareil l’année dernière après tout…

Par contre le travail de restructuration administrative et financière paraît réel. Le club en avait profondément besoin. C’est pour cette raison que je reste confiant sur le projet à long terme, même si les résultats sportifs doivent désormais suivre. Tout va se jouer cette saison, mais relancer l’ASSE n’est pas facile après l’immobilisme connu sous Romeyer durant quasiment 10 ans.

Poteaux-Carrés : Parlons-en : quel regard portes-tu sur le bilan de l’ancienne direction ?

NomDeStade : On a beaucoup critiqué les dernières années de Roland Romeyer, mais je pense que les erreurs remontaient à bien plus loin.

Lorsque l’on a remporté la Coupe de la Ligue en 2013, l’ancienne direction a raté une occasion de faire franchir un cap au club. À partir de là, une mécanique conduisant progressivement vers la descente s’est enclenchée sans qu’elle soit capable de l’arrêter.

Elle a longtemps revendiqué une forme de refus du football moderne. À une époque, certains choix étaient présentés comme géniaux, mais le club n’a jamais su sortir correctement de ce modèle. À la longue, cela l’a complètement plombé, avec le salary cap par exemple. Tout le monde voyant ça comme un truc génial, mais on a bien vu qu’on a eu du mal à sortir de ce modèle au final, et il nous a handicapés.

KSV est aujourd’hui en train de rattraper près de vingt ans de retard. Lorsque la vente a été officialisée au moment de notre victoire en barrage à Metz, nous avons vécu une double joie : la montée en Ligue 1 et l’arrivée de Kilmer Sports Ventures avec Larry Tanenbaum. Le double effet Kiss Cool (rires) !

Poteaux-Carrés : As-tu une anecdote qui illustre la notoriété des Verts ?

NomDeStade : Il y a deux ans, nous étions en vacances dans le Yucatán. Nous visitions l’un des célèbres sites mayas et mon fils portait un maillot de l’ASSE.

Un Mexicain nous a interpellés en criant : « Platini ! Platini ! Platini ! » Nous avons alors mesuré à quel point le maillot vert était connu partout dans le monde. Michel Platini n’a pourtant pas joué hier ! Cela montre la profondeur de l’histoire et la portée internationale du club.

Poteaux-Carrés : Merci NdS pour le temps accordé ! Je te laisse carte blanche pour le mot de la fin ?

NomDeStade : Je souhaite une très belle saison aux Verts et, surtout, de belles saisons à venir. Je suis plutôt confiant : je pense que les fondations du projet sont bonnes et qu’il faut désormais que cela se concrétise sportivement.

Sur le forum, nous ne sommes pas toujours d’accord. Certains sont plus critiques, d’autres plus optimistes, mais le plus important est de respecter l’avis de chacun.

Nous n’avons pas tous la même vision des joueurs, des entraîneurs ou des dirigeants, mais nous soutenons tous la même équipe. Nous sommes tous supporters des Verts et il ne faut jamais l’oublier

QUESTIONS EN VRAC

Poteaux-Carrés : Ton joueur préféré ?

NomDeStade : J’ai vu que mes prédécesseurs avaient triché, donc je vais tricher aussi et en donner trois, correspondant à trois générations (rires) ! Lilian Compan, d’abord. J’adorais cet attaquant hargneux et plutôt bon techniquement. Je venais de m’abonner lorsqu’il a rejoint Saint-Étienne et il appartenait à l’équipe de mes premières grandes émotions au stade. Ensuite, Fabien Lemoine, pour son abattage et son caractère. Enfin, Rémy Cabella. Il ne ménageait jamais ses efforts, jouait toujours avec le sourire et apportait énormément de fraîcheur, dans sa personnalité comme dans son football.

Poteaux-Carrés : Ton entraîneur préféré ?

NomDeStade : Claude Puel, évidemment (rires) ! Celui dont j’ai préféré le football est Ivan Hašek. Sous ses ordres, on a fait une excellente première partie de saison. L’équipe jouait très bien, avec une véritable volonté de se projeter rapidement vers l’avant, un football déjà très offensif à l’époque. Sans l’affaire Piquionne, je pense qu’on aurait pu se mêler à la lutte pour le podium. Pour le choix le plus personnel et moins fréquent, je vais donc retenir Hašek plutôt que Galtier qui serait un choix « palmarès ».

Poteaux-Carrés : Ton maillot préféré de l’ASSE ?

NomDeStade : Dur à dire. J’adore les maillots, j’en ai une cinquantaine de différentes équipes, dont cinq ou six maillots des Verts, mais je ne suis pas certain de pouvoir en choisir un seul. J’aime beaucoup le maillot extérieur et la tenue de gardien de cette saison. J’apprécie les designs originaux, ceux qui sortent vraiment de l’ordinaire. À Saint-Étienne, on est parfois un peu trop sages dans ce domaine, nos maillots sont souvent très classiques…

Poteaux-Carrés : Et ton maillot préféré, tous clubs confondus ?

NomDeStade : J’aime beaucoup les maillots des Pays-Bas. Leur tenue orange est évidemment très belle, mais je pense notamment à un maillot extérieur noir et orange. Je le trouve superbe.

Poteaux-Carrés : Ta tribune préférée à Geoffroy ?

NomDeStade : Le Kop Nord. J’y ai été abonné pendant une vingtaine d’années. Je suis maintenant en Kop Sud parce que, lorsque j’ai repris un abonnement pour venir avec mon fils, c’était la solution qui s’offrait à moi. Mais ma tribune de cœur reste le Kop Nord.

Poteaux-Carrés : Ton but préféré de l’ASSE ?

NomDeStade : Bridonneau contre Chateauroux. Classique.

Poteaux-Carrés : Ton match préféré ?

NomDeStade : La défaite 3-2 contre Sochaux, en demi-finale de la Coupe de la Ligue 2004. Cela peut paraître étrange de choisir une défaite, mais l’émotion vécue ce soir-là à Geoffroy-Guichard était extraordinaire. À la mi-temps, tout le stade y croyait. On jouait très bien face à une excellente équipe de Sochaux, qui avait un bon niveau en Ligue 1. L’ambiance et cette équipe restent associées à mes souvenirs de jeune supporter. Bizarrement, je ne suis pas un grand amateur des derbies. J’ai beaucoup de mal avec tout le folklore autour. À une époque où Lyon gagnait pratiquement tous les derbies, il m’arrivait même de ne pas y aller alors que j’étais abonné. Ca me gonflait réellement. Je sais que c’est assez inhabituel pour un supporter stéphanois, mais ce n’est pas le rendez-vous qui m’intéresse le plus…

Poteaux-Carrés : Ton chant ou ton moment préféré dans les kops ?

NomDeStade : J’aime énormément les moments où les deux kops se répondent. Ca claque vraiment. Depuis que je vais au stade avec mon fils, je chante un peu moins. Avant, je chantais pendant tout le match ! (rires)

Poteaux-Carrés : Une autre équipe préférée ?

NomDeStade : Non, pas spécialement. Lorsque j’étais enfant, j’aimais bien Manchester United, mais sans attachement particulier…

Poteaux-Carrés : Ton potonaute préféré ?

NomDeStade : Là encore, je vais tricher (rires) ! Je citerai d’abord Malmont, car c’est un collègue de travail et c’est lui qui m’a fait découvrir Poteaux-Carrés il y a une dizaine d’années.

Je veux aussi faire un clin d’œil à Vertaga. C’est un Potonaute très discret, qui s’exprime peu. On a été abonnés ensemble dans le Kop Nord et c’est également lui qui m’a fait découvrir le korfbal. Le travail nous a malheureusement un peu éloignés depuis.

Enfin, après une période durant laquelle je m’étais absenté du forum en début d’année, plusieurs Potonautes comme Sosof ou PtitLu ont pris le temps de m’envoyer un message. D’autres l’ont fait également. J’ai beaucoup apprécié ces marques de sympathie et c’est l’occasion de les remercier !