(HS) La Bibliothèque Verte

Discussion générale sur l'ASSE

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Amies lectrices, amis lecteurs, bonjour !!!

Aujourd'hui, Dimanche 28 juin 2009.
Saint Irénée.

CITATION DU JOUR :

Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.
George ORWELL.

N'est-ce pas Bernard Caiazzo ? !


LIVRE DU JOUR :

LA STRATEGIE DU CHOC
Naomi KLEIN Canada (Québec).
Actes Sud.
Traduction de l'anglais par Lori Saint-Martin.

Qu'y a-t-il de commun entre le coup d'Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, le naufrage de l'épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l'Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l'année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraïb ou Guantànamo - aujourd'hui ?. Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l'avènement d'un "capitalisme du désastre". Approfondissant la réflexion militante entamée avec son best-seller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l'existence d'opérations concertées clans le but d'assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d'un ultralibéralisme tout-puissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation. Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l'investigation journalistique, s'affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer.

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.........
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par ......... »

Naomie Klein, c'est le vieux profil du pompier pyromane. Elle est très forte en marketing, faut reconnaître...

Puisqu'on en est là :

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Pas de grand intérêt à le lire, d'autant que la forme n'est pas très agréable, sinon par sa place dans l'histoire de la philosophie "engagée". Ainsi il annonce à la fois nietzsche, la psychanalyse, le structuralisme et les situationnistes.

PotoZouf
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par PotoZouf »

vertigogo a écrit :Naomie Klein, c'est le vieux profil du pompier pyromane. Elle est très forte en marketing, faut reconnaître...
je n'ai pas osé dire ce que j'en pensait.
Pas certain que tout soit lu.

Gusztáv Bâtard
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par Gusztáv Bâtard »

Pour Feuerbach, un lien plus direct sont ces "potes" hégéliens de gauche Marx et Stirner, qui ont critiqué son athéisme pour le radicaliser. A mon avis ces deux auteurs (pour Marx c'est sa période de jeunesse, ya le receuil "philosophie" en poche)) sont plus intéressants (sinon le livre de référence de Feuerbach c'est l'essence du christianisme).

Ce livre de naomi Klein fleure effectivement le marketing. Commencer sa thèse en disant que la psychiatrie a inventé la stratégie du choc... lol. Sun Tsu le théorisait 2500 ans auparavant. Ceci dit, elle met le doigt sur un phénomène politique. Mais quant à faire, l'analyse de l'état d'exception par Giorgio Agamben me parait plus pointue.
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2f/Roma_flag.svg/60px-Roma_flag.svg.png[/img]

GreenPeace
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par GreenPeace »

Ah, ben puisqu'on en est rendu là.
Je conseille celui-ci.
Je n'en ai sans doute pas compris le dixième mais la densité du texte est telle qu'on peut se laisser porter avec une grande jouissance.

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[size=85][url=http://www.faucon.net][b]du bruit à dessein[/b] \ [b]une image qui m'enchante[/b] \ [b]grenouille en trompette[/b][/url][/size]

rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Chouette ! Un débat sur ce post. C'est bien la première fois, je pense ... :)
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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Amies lectrices, amis lecteurs, bonjour !!!

Aujourd'hui, lundi 29 juin 2009. Saint Pierre et Saint Paul.

CITATION DU JOUR :

Plus grande la richesse, plus épaisse la boue. Voilà une tendance indiscutable de notre époque.
John Kenneth GALBRAITH.


LIVRE DU JOUR :

Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles
Bernard Maris.

Pamphlet best-seller contre l’absurdité et l’arrogance du discours économique néo-libéral dominant dans certains médias, les institutions internationales et chez tous les gourous auto-proclamés économistes qui déversent chaque jour leurs « analyses » et prévisions. C’est un livre unique en son genre car, il associe les vertus d’un livre didactique et la vivacité d’une « lettre ouverte » traversée par un humour au vitriol.
Côté didactique, on y trouve explicité de façon lumineuse les impasses du modèle néoclassique, l’impossibilité des prévisions économiques, les crises financières récurrentes, les méfaits des interventions du FMI dans les pays en développement. Côté humour, il n’y a qu’à ouvrir le livre au hasard pour se faire une idée.
Mais cet humour grinçant fera rire jaune aussi. Car au fond ce livre pose aux économistes qui riront volontiers une question dérangeante : Pourquoi ont-ils laissé des imposteurs, des amateurs et autres pisse-copies faire main-basse sur leur science ?
« On a envie de comprendre, dit Maris. Pourquoi cette science économique, partie de si haut, de la philosophie et de la logique, de Ricardo, de Marshall, (…) est-elle descendue au niveau du brouhaha de réfectoire, avec quelques pions qui gueulent plus fort, comme si la physique des Foucault s’était abaissé au radotage des madames Irma contant l’avenir avec un pendule ? Comprendre pourquoi vous terrorisez autrui avec votre langage abscons ? (…) Êtes-vous vraiment dupes ? Êtes-vous des “salauds” sartriens, conscients de votre rôle, de votre ignorance, et du travestissement de votre ignorance ? De simples nigauds pour les uns, gardiens du mensonge, comme d’autres gardent des coffres ? Des Ponce Pilate qui pigent à la télé pour les autres ? Peut-être croyez-vous sincèrement à ce que vous dites ; franchement, pour vous, on espère que non. Peut-être la vie va-t-elle trop vite pour vous aussi, et êtes-vous obligés de cracher vos analyses comme d’autres animaux crachent leur lait à la trayeuse ou leur sève anémiée dans leur éditos quotidiens, par manie, radotage technique, parce que vous êtes à la chaîne de la communication, misérables travailleurs atomisés de l’information, parce qu’il faut vivre (…). Oui, retourner sa veste et vendre sa salade sont choses bien humaines. Mais trahir sa parole de clerc, de savant, de chercheur, de spécialiste, voilà qui est plus choquant. Voilà ce dont on va vous demander compte pour comprendre pourquoi le marché des “experts”, des “politiquement corrects” et des “gourous” est à la hausse. »
Un livre salubre pour l’esprit critique de tout citoyen et pour former celui des étudiants. Découvrir quelqu’un qui s’autorise à parler avec cette totale irrévérence à ses pairs, et cette complète insolence aux gourous patentés, libère quelque chose chez tous ceux qui se laissent impressionner par les discours de la faculté ou les rengaines éditorialistes avant même d’oser penser par eux-mêmes. Pour cette raison, il restera comme un livre charnière qui a déclenché l’écriture de beaucoup d’autres économistes jusqu’alors silencieux dans le débat public. Le livre d’économie le plus drôle de la décennie.
Maris, c’est un peu du Keynes revisité par Deproges.

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Amies, amis des livres, bonjour !!!

Aujourd'hui, Mardi 30 juin 2009.
Saint Martial.

CITATION DU JOUR :

On n'habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c'est cela et rien d'autre.

E. M. CIORAN.


LIVRE DU JOUR :

L'HISTOIRE D'EDGAR SAWTELLE
David WROBLEWSKI USA
Traduction de l'américain par Hortense de Chabaneix.
Ed. J-C. LATTES

Né muet, Sawtelle ne peut s’exprimer que par signes. Il mène une existence idyllique entre ses parents, Gar et Trudy, dans une ferme isolée située au nord du Wisconsin. Depuis deux générations, les Sawtelle élèvent et dressent une race de chiens d’exception « à qui il ne manque que la parole », dont Almondine, l’amie et l’alliée de toujours d’Edgar, est un merveilleux exemple. À l’arrivée de Claude, l’oncle paternel du jeune garçon, la paix du foyer vole en éclats. Gar meurt brutalement et Claude s’insinue dans la vie de la ferme et… dans le lit de Trudy.
Accablé de chagrin et désemparé, Edgar s’efforce de démontrer le rôle qu’a joué Claude dans la mort de son père mais son plan se retourne contre lui d’une façon dramatique. Obligé de s’enfuir dans la nature sauvage, le garçon y mûrit en luttant pour sa survie et celle des trois chiots d’un an qui l’ont suivi. L’obsession de confronter l’assassin de son père, ainsi que son attachement au chenil le poussent cependant au retour.
David Wroblewski est un conteur magistral. Des descriptions à couper le souffle – les forêts du Nord, le changement de saisons, une grange emblématique des États-Unis, une vision fatidique apparue sous une pluie diluvienne – ainsi que la brillante exploration des limites du langage, font de ce roman un classique moderne qui passionne de bout en bout.

Dans toutes les bonnes librairies.
Si vous avez 22 € à investir, cela vaut le coup. Un grand roman, idéal pour les vacances.

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Amies, amis des livres, bonjour !!!

Aujourd'hui, mercredi 1 juillet 2009.
Saint-Thierry.

CITATION DU JOUR :

Mais que foutait Dieu, avant la création ?

Samuel BECKETT.


LIVRE DU JOUR :

MAUSOLEES
Ruja LAZAROVA Bulgarie
Flammarion.

" La répétition était l'essence de ce régime, elle était partout. dans les histoires individuelles, dans l'uniforme, dans le rythme de la marche militaire que nous avons intégré dès notre plus jeune âge, dans la scansion des slogans... Mais la répétition la plus soigneusement orchestrée et entretenue finit par s'épuiser. Ma vie était une redite de celle de ma mère, une redite de mauvaise qualité. Lorsque, âgée de huit ans, je suis descendue pour la première fois dans les couloirs humides du Mausolée, la discipline était plus molle. J'étais certes impressionnée par cette dépouille dans son décor baroque. mais l'odeur de formol était devenue trop forte pour que l'on puisse encore croire au miracle du socialisme. " Bulgarie 1944-1990. Un demi-siècle de communisme, de peurs et de trahisons, quand se taire devient le mot d'ordre de la survie. Gaby, sa fille Rada et sa petite-fille Milena survivent. Mais elles disent aussi leur haine du régime et rient de ses absurdités. En même temps que la peur, elles se transmettent le désir de révolte. Avec férocité. humour et tendresse. Rouja Lazarova raconte le totalitarisme à l'échelle des sans noms.

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui, jeudi 2 juillet 2009.
Saint Martinien.

CITATION DU JOUR :

Si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas.
SOCRATE.

LIVRE DU JOUR :

LES FORESTIERS
Thomas HARDY GB
Traduction de l'anglais par Antoinette Six
Phébus Libretto

Lorsque Grace Melbury revient dans le petit hameau boisé de Little Hintock, après ses études, son avenir est depuis longtemps tracé, déterminé par une promesse intérieure faite entre son père et celui de Giles Winterbone, décédé. Grace et Giles sont promis l'un à l'autre, ils se marieront. Mais Grace a grandi. Elle a découvert, hors des frontières de son village, une tout autre vie, d'autres rêves. Portée par l'ambition et ses nouvelles aspirations, elle tombe dans les bars du beau, irrésistible et troublant Dr Edred Fitzpiers. Mais ce chemin n'est-il pas à mille lieues de ses envies sincères, de ses affections profondes ?

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonsoir !

Aujourd'hui, 03 juillet 2009.
Saint Thomas.

CITATION DU JOUR :

On ne veut jamais que son destin.
Thomas MANN


LIVRE DU JOUR :

THOMAS L'OBSCUR
Maurice BLANCHOT
Gallimard, l'Imaginaire.

"Thomas demeura à lire dans sa chambre. Il était assis sur une chaise de velours, les mains jointes au dessus de son front, les pouces appuyés contre la racine des cheveux, si absorbé qu'il ne faisait pas un mouvement lorsqu'on ouvrait la porte. Ceux qui entraient se penchaient sur son épaule et lisaient ces phrases : " Il descendit sur la plage : il voulait marcher. L'engourdissement gagnait après les parties superficielles les régions profondes du coeur. Encore quelques heures et il savait qu'il s'en irait doucement à un état incompréhensible sans jamais connaître le secret de sa métamorphose. Encore quelques instants et il éprouverait cette paix que donne la vie en se retirant, cette tranquillité de l'abandon au crime et à la mort. Il eut envie de s'étendre sur le sable : las et informe, il épiait le moment où allait paraître la première agonie de sa vie, un sentiment merveilleux qui doucement le délierait de ce qu'il y avait de raidi dans ses articulations et ses pensées. Il vit que tout en lui préparait le consentement : son corps commençait à se détendre ; ses mains ouvertes s'offraient au malheur ; ses yeux mi-fermés faisaient signe au destin ".

Une odyssée du rien mène Thomas d'étape en étape vers le néant. Seul sur une plage, il affronte en nageant l'assaut des vagues déchaînées, puis l'angoisse de la nuit qui tombe... Ce récit illustre de façon exemplaire une déclaration de Blanchot : "Du ne pas encore au ne plus, tel serait le parcours de ce qu'on nomme l'écrivain."

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !
Aujourd'hui, samedi 4 juillet 2009
Saint Florent.

CITATION DU JOUR :

Les apparences sont belles dans leur vérité momentanée.
Octavio PAZ.


LIVRE DU JOUR :

LE CHEVAL ROUGE
Eugenio CORTI Italie
Traduction de l'italien par Françoise Lantieri
Ed. L'Âge d'homme.

Depuis la publication discrète en 1983, Le Cheval rouge est devenu en Italie un véritable phénomène littéraire et social. Car dès sa parution, et au fil des rééditions qui se sont succédé sans discontinuer, Le Cheval rouge, bien qu'ignoré en raison de son anticonformisme idéologique par la critique, a captivé un très large public. Dans une enquête publiée en 1986 sur le plus beau roman italien des dix dernières années, Eugenio Corti et Le Cheval rouge distançaient Sciascia, Morselli, Moravia...
Comme peu de livres de notre temps, Le Cheval rouge a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un profond courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman: non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais aussi tous les évènements historiques relatés, de la campagne de Russie à la barbarie nazie, de la découverte du goulag communiste aux épisodes de la Résistance en Italie du Nord, à la vie politique des années cinquante et soixante, sont rigoureusement vrais. Ce monde fourmillant de personnages, de drames et d'histoires d'amour, de grandioses scènes collectives, baigne dans l'éclatante lumière de la vérité. Cette force de la vérité est la charpente qui soutient Le Cheval rouge. Mais Eugenio Coreti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages.
Le Cheval rouge est fait pour résister à l'usure du temps. L'ampleur et la profondeur des sujets abordés, la saisissante vérité des personnages et des situations font de ce roman un point de repère fondamental dans la littérature mondiale du XXème siècle.

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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui, dimanche 5 juillet 2009.
Saint Antoine.

CITATION DU JOUR :

La mémoire est un désir insatisfait.
Carlos FUENTES. Mexique.


LIVRE DU JOUR :

CIEL BLEU, UNE ENFANCE DANS LE HAUT ALTAÏ
Galsan TSCHINAG Mongolie
Traduction de l'allemand par Dominique Petit.
Editions Anne-Marie Métailié.

Un texte court et simple au charme subtil qui nous introduit dans des relations avec la nature, les dieux, la famille ; un auteur contemporain dont le livre s'inscrit dans la lignée de Dersou Ouzala du Russe d'Arseneev...
Galsan Tschinag est né en 1944 dans une famille d’éleveurs nomades touvas en Mongolie occidentale et a passé sa jeunesse dans les steppes du Haut-Altaï, aux confins de l'Union Soviétique.
Après son bac à Oulan-Bator, bénéficiant des programmes de coopération entre les pays communistes, Galsan Tschinag a la possibilité d’étudier la linguistique à Leipzig, en RDA. Il écrit soit en mongol soit en allemand. Son premier ouvrage, Ciel bleu, est publié en Allemagne en 1994. Il obtient le prix Adalbert von Chamisso, récompensant un auteur étranger écrivant en allemand.
Parallèlement à l'écriture, Galsan Tschinag se consacre à la protection des coutumes de son peuple, menacées par les dangers de la modernisation.

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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui, lundi 6 juillet 2009.
Sainte Mariette


CITATION DU JOUR :

Le combat peut être une fête.
Jorge Luis BORGES.


LIVRE DU JOUR :

L'ÂME DES GUERRIERS
Alan DUFF Nouvelle Zélande.
Traduction de l'anglais par Pierre Furlan.
Actes sud. Babel.

Portrait sans complaisance du peuple maori, L’Ame des guerriers décrit les convulsions d’une civilisation à l’agonie dans la sordide banlieue d’une métropole de Nouvelle-Zélande.
Privés d’emploi et de raisons de vivre, cramponnés à l’alcool, les héritiers de l’épopée ancestrale vont de défis absurdes en sanglants affrontements — pitoyable caricature des héroïsmes de jadis. Femmes et enfants paient dans leur chair, et parfois de leur vie, des égarements où se joue l’"honneur" de mâles en plein désarroi. Contre cette fratricide communauté des bas-fonds s’élève alors, violente et rédemptrice, la voix d’une femme, Beth.
Bouleversant hommage à une culture menacée et à des individus entraînés vers une forme de suicide collectif, L’Ame des guerriers a été récompensé par le Pen Club Award 1991 du premier roman, et porté à l’écran en 1995 par Lee Tamahori.

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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !
Aujourd'hui, mardi 7 juillet 2009.
Saint Raoul.

CITATION DU JOUR :

Tout corps plongé dans un liquide doit avouer.
Helena CEAUCESCU.


LIVRE DU JOUR :

LE CRAYON DU CHARPENTIER
Manuel RIVAS EspagneGallimard. Folio.
Traduction du galicien par Ramon Chao et Serge Mestre.

1936. Dans une prison galicienne, peu après le coup d'État de Franco, un jeune peintre anarchiste dessine avec un crayon de charpentier le célèbre Porche de la Gloire de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle. Il prête aux différents personnages bibliques les gestes et le visage de ses camarades de captivité, tous condamnés à être assassinés lors d'une des sordides exécutions sommaires organisées par les fascistes. Le garde civil Herbal, chargé de surveiller les prisonniers politiques, suit en secret la progression du dessin et, le soir où, sur l'ordre de ses supérieurs, il tire une balle dans la tête de l'artiste, il ne peut s'empêcher de ramasser le crayon. Il est alors bien loin de se douter qu'à chaque fois qu'il le posera sur son oreille, celui-ci lui parlera avec la voix de la victime... Un petit chef-d’œuvre de finesse et de sensibilité qui s'élève tel un chant d'espoir au milieu des horreurs de la guerre.

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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui, mercredi 08 juillet 2009.
Saint Thibault.

CITATION DU JOUR :

Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation.
Franz KAFKA


LIVRE DU JOUR :

DESPERADOS
Joseph O'CONNOR Irlande.
Traduction de l'anglais par P. Masquart.
Phébus. Libretto.

On a d'abord l'impression d'être dans un thriller de la meilleure venue : un thriller qui refuserait la facilité de démarrer sur les chapeaux de roue. Franck Little est chauffeur de taxi à Dublin. Eleonor, son ex-épouse, est une aimable Bovary qui lit Garcia Marquez à ses heures, « assume », comme on dit, les problèmes du vaste monde, et mène malgré cela une vie d'une exemplaire médiocrité. Tous deux vont se retrouver, après s'être longtemps perdus de vue, à l'occasion d'un drame que ni l'un ni l'autre n'a vu venir : leur fils Johnny, membre d'un groupe rock au nom prédestiné, les « Desperados », vient de trouver la mort au cours d'un voyage au Nicaragua. Qu'allait-il donc faire là-bas ? — Euh… eh bien, disons qu'il avait voulu, avec ses copains, aller confronter sur le terrain les valeurs cousines de la musique « libérée » et de la libre révolution. Bref, les vieux duettistes narcissisme + idéologie ont encore frappé. Eleonor et Franck sont encore loin de comprendre cela quand ils prennent l'avion pour Managua afin d'aller reconnaître le corps du pauvre gamin fourvoyé. Celui qu'on leur présente à la morgue n'a plus de figure, et ils se persuadent aussitôt que leur fils Johnny est ailleurs, qu'il est vivant. Commence alors pour eux un long voyage, par tous les mauvais chemins de ce pays pourri où il fait beaucoup trop chaud, et où l'on se tue beaucoup trop. Qu'ils soient « aidés », dans leurs pérégrinations, par les copains du disparu, Smokes, Guapo et Lorenzo, n'arrange bien sûr pas les choses. Ils arriveront pourtant à repérer Johnny, bien vivant mais en tôle (pour une banale affaire de drogue). Les retrouvailles, hélas, ne seront qu'une suite de malentendus tous plus saignants les uns que les autres. Que Johnny finisse par s'évader — et à leur échapper pour jamais — n'est peut-être pas la pire des issues. Qu'ils se retrouvent pour leur part dans un cul-de-basse-fosse, et assez maltraités, est déjà moins drôle. Qu'on les laisse finalement repartir pour la verte Irlande où ils vont à nouveau se séparer (après avoir réappris à s'aimer) donne à leur aventure, aussi désopilante que pathétique, une fin bien atroce qui est dans l'ordre des choses. Joseph O'Connor, qui ne leur en fait pas rater une, donne de ces deux marionnettes terriblement humaines un portrait qui, pour finir, n'est pas loin d'être bouleversant. Il est beaucoup plus vache, en revanche, à l'endroit des jeunes égarés pour qui les grands idéaux politiques sont devenus autant de joujoux. Des enfants gâtés qui ne songent qu'à s'éclater, qu'à se regarder la bouche en coeur dans tous les miroirs que leur tendent la mode, la vulgarité de l'époque, et qui ont perdu, eux, tout contact avec l'humanité — et d'abord avec la réalité. Le tableau est tristement universel : ces Irlandais-là habitent aussi bien Paris-sur-Seine, Villeurbanne ou Pétaouchnock. Ils ont le même âge ou presque que l'auteur, qui a l'air de les bien connaître. Ils nous parlent déjà le jargon du siècle à venir : une joyeuse saison, on vous dit, où les lendemains chanteront forcément — sur air de rock ou de techno —, guitares et kalachnikovs à l'unisson.

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un petit air de famille ....... isn't it ?

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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Bonjour !!!, répond la foule.


Aujourd'hui, jeudi 9 juillet 2009

Sainte Amandine.


CITATION :

Le compliment diminue l'homme.
Guy Roux.

Et le Chablis, tout comme le McDo, le grossissent...


LIVRE DU JOUR :

LA VIE TROP BREVE D'EDWIN MULHOUSE
Steven MILLHAUSER USA
Traduction de l'américain par Didier Coste.
Albin Michel ou LGF Poche.

La Vie trop brève d'Edwin Mullhouse, écrivain américain, 1943-1954, racontée par Jeffrey Cartwright : étrange titre pour un premier roman non moins étrange, écrit par un jeune Américain de vingt-neuf ans alors inconnu. Dès sa parution en 1975, cet ouvrage inclassable recevait le prestigieux prix Médicis étranger et révélait Steven Millhauser comme l'un des auteurs les plus singuliers de sa génération. Aujourd'hui devenu un livre-culte, ce récit, par un biographe de onze ans, de la vie d'un enfant prodige mort en laissant une oeuvre méconnue, fait figure de référence. Tout l'art et la particularité de Steven Millhauser, qui s'exprimeront au fil des romans et recueils de nouvelles à venir, s'affirment dans cette subtile parodie de la biographie en tant que genre, ce portrait d'un enfant en artiste génial. Véritable tour de force littéraire autant qu'intellectuel - où l'on retrouve l'influence des maîtres de la littérature : Franz Kafka, Thomas Mann ou Vladimir Nabokov - cet éblouissant roman, que d'aucuns n'ont pas hésité à qualifier de chef-d'oeuvre, continue aujourd'hui d'exercer une indéniable fascination.

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guinnesstime
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par guinnesstime »

rising 42 a écrit :Amies lectrices, amis lecteurs, bonjour !!!

Aujourd'hui, lundi 29 juin 2009. Saint Pierre et Saint Paul.

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Plus grande la richesse, plus épaisse la boue. Voilà une tendance indiscutable de notre époque.
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Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles
Bernard Maris.

Pamphlet best-seller contre l’absurdité et l’arrogance du discours économique néo-libéral dominant dans certains médias, les institutions internationales et chez tous les gourous auto-proclamés économistes qui déversent chaque jour leurs « analyses » et prévisions. C’est un livre unique en son genre car, il associe les vertus d’un livre didactique et la vivacité d’une « lettre ouverte » traversée par un humour au vitriol.
Côté didactique, on y trouve explicité de façon lumineuse les impasses du modèle néoclassique, l’impossibilité des prévisions économiques, les crises financières récurrentes, les méfaits des interventions du FMI dans les pays en développement. Côté humour, il n’y a qu’à ouvrir le livre au hasard pour se faire une idée.
Mais cet humour grinçant fera rire jaune aussi. Car au fond ce livre pose aux économistes qui riront volontiers une question dérangeante : Pourquoi ont-ils laissé des imposteurs, des amateurs et autres pisse-copies faire main-basse sur leur science ?
« On a envie de comprendre, dit Maris. Pourquoi cette science économique, partie de si haut, de la philosophie et de la logique, de Ricardo, de Marshall, (…) est-elle descendue au niveau du brouhaha de réfectoire, avec quelques pions qui gueulent plus fort, comme si la physique des Foucault s’était abaissé au radotage des madames Irma contant l’avenir avec un pendule ? Comprendre pourquoi vous terrorisez autrui avec votre langage abscons ? (…) Êtes-vous vraiment dupes ? Êtes-vous des “salauds” sartriens, conscients de votre rôle, de votre ignorance, et du travestissement de votre ignorance ? De simples nigauds pour les uns, gardiens du mensonge, comme d’autres gardent des coffres ? Des Ponce Pilate qui pigent à la télé pour les autres ? Peut-être croyez-vous sincèrement à ce que vous dites ; franchement, pour vous, on espère que non. Peut-être la vie va-t-elle trop vite pour vous aussi, et êtes-vous obligés de cracher vos analyses comme d’autres animaux crachent leur lait à la trayeuse ou leur sève anémiée dans leur éditos quotidiens, par manie, radotage technique, parce que vous êtes à la chaîne de la communication, misérables travailleurs atomisés de l’information, parce qu’il faut vivre (…). Oui, retourner sa veste et vendre sa salade sont choses bien humaines. Mais trahir sa parole de clerc, de savant, de chercheur, de spécialiste, voilà qui est plus choquant. Voilà ce dont on va vous demander compte pour comprendre pourquoi le marché des “experts”, des “politiquement corrects” et des “gourous” est à la hausse. »
Un livre salubre pour l’esprit critique de tout citoyen et pour former celui des étudiants. Découvrir quelqu’un qui s’autorise à parler avec cette totale irrévérence à ses pairs, et cette complète insolence aux gourous patentés, libère quelque chose chez tous ceux qui se laissent impressionner par les discours de la faculté ou les rengaines éditorialistes avant même d’oser penser par eux-mêmes. Pour cette raison, il restera comme un livre charnière qui a déclenché l’écriture de beaucoup d’autres économistes jusqu’alors silencieux dans le débat public. Le livre d’économie le plus drôle de la décennie.
Maris, c’est un peu du Keynes revisité par Deproges.

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:super: Je n'ai pas lu son livre, mais j'écoute régulièrement les interventions de Bernard Maris sur France Inter, notamment ses prises de bec avec Seux de La Tribune. Ca vaut son pesant de caouettes.
PHALLIC MASTRE
FORT et VERT

Fier d'être un bâtard né dans la Capitale des Taudis.

Laurenzo03
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par Laurenzo03 »

rising 42 a écrit :Bonjour !

Aujourd'hui, lundi 6 juillet 2009.
Sainte Mariette


CITATION DU JOUR :

Le combat peut être une fête.
Jorge Luis BORGES.


LIVRE DU JOUR :

L'ÂME DES GUERRIERS
Alan DUFF Nouvelle Zélande.
Traduction de l'anglais par Pierre Furlan.
Actes sud. Babel.

Portrait sans complaisance du peuple maori, L’Ame des guerriers décrit les convulsions d’une civilisation à l’agonie dans la sordide banlieue d’une métropole de Nouvelle-Zélande.
Privés d’emploi et de raisons de vivre, cramponnés à l’alcool, les héritiers de l’épopée ancestrale vont de défis absurdes en sanglants affrontements — pitoyable caricature des héroïsmes de jadis. Femmes et enfants paient dans leur chair, et parfois de leur vie, des égarements où se joue l’"honneur" de mâles en plein désarroi. Contre cette fratricide communauté des bas-fonds s’élève alors, violente et rédemptrice, la voix d’une femme, Beth.
Bouleversant hommage à une culture menacée et à des individus entraînés vers une forme de suicide collectif, L’Ame des guerriers a été récompensé par le Pen Club Award 1991 du premier roman, et porté à l’écran en 1995 par Lee Tamahori.

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ALLEZ LES VERTS !!!
Si tu aimes le genre je te conseille princesse maori que j'ai lu l'été dernier.
De Bernard Simonay, je l'ai dévoré d'un trait, moi qui habituellement ne lis que mes mails et le forum P².
Belle histoire ne tous cas d'une métisse anglomaori qui va au pays du long nuage blanc à la recherche de son passé avec des récits de batailles entre les autochtones et le colonisateur anglais.
Superbe.
Les joueurs et les dirigeants passent,les supporters restent.

rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui 10 juillet 2009.
Saint Ulrich.

CITATION DU JOUR :

Pour écrire il ne faut pas être trop intelligent, il faut être un idiot fulgurant.
Antonio LOBO ANTUNES.


LIVRE DU JOUR :

LA LUCIDITE
José SARAMAGO Portugal Prix Nobel
Editions du Seuil. Points Seuil.
Traduction du portugais par Geneviève Leibrich.

Au lendemain des élections municipales organisées dans la capitale sans nom d'un pays sans nom, la stupeur s'empare du gouvernement: 83 % des électeurs ont voté blanc. Incapables de penser qu'il puisse s'agir d'un rejet démocratique et citoyen de leur politique, les dirigeants soupçonnent une conspiration organisée par un petit groupe de subversifs, voire un complot anarchiste international. Craignant que cette " peste blanche " ne contamine l'ensemble du pays, le gouvernement évacue la capitale. L'état de siège est décrété et un commissaire de police chargé d'éliminer les coupables - ou de les inventer. Aussi, lorsqu'une lettre anonyme suggère un lien entre la vague de votes blancs et la femme qui, quelques années auparavant, a été la seule à ne pas succomber à une épidémie de cécité, le bouc émissaire est tout trouvé. La presse se déchaîne. La machine répressive se met en marche. Et, contre toute attente, éveille la conscience du commissaire.

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rouge
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rouge »

Comment le peuple juif fut inventé:Shlomo Sand
Il faut allier le pessimisme de l'intelligence à l'optimisme de la volonté :(Gramsci)

rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui, samedi 11 juillet 2009
Saint Benoît.

CITATION DU JOUR :

Hasard ou destin, la réponse n'est pas simple.
Joseph KESSEL.


LIVRE DU JOUR :

HARLEM
Eddy L. HARRIS USA
Ed. Liana Lévi.
Traduction de l'américain.

Harlem. Le seul bout de terre qui appartienne totalement aux Noirs d'Amérique. Dans le bien et le mal. De plus en plus dans le mal. Cela n'empêche pas le narrateur de cette extraordinaire chronique de retourner y vivre. Et ce retour délibéré est le point de départ d'un voyage envoûtant dans le quotidien et dans l'histoire de ce quartier new-yorkais qui s'effrite physiquement et moralement: les appartements délabrés, les trottoirs sordides, les sacs-poubelles remplis de rats, les enfants livrés à eux-mêmes. Mais aussi un quartier magique qui reflète l'identité d'un peuple en mal de reconnaissance. En somme, plus qu'un quartier: une inoubliable mère-patrie.

En quête de sa négritude et de l'identité de l'homme noir, Eddy L. Harris décide de s'installer à Harlem. II va en explorer l'histoire et admirer les quelques édifices témoins de ses moments de splendeur qui ont fasciné tous ceux que son ambiance culturelle et ses promesses de liberté attiraient autrefois ; mais il va aussi se confronter à la laideur sordide des bâtiments délabrés et sales envahis par les rats et les cafards, où les mômes, délaissés par des parents aux prises avec leurs situations désespérantes de chômeurs, jouent à côté des dealers et junkies au son des habituelles scènes de ménage des adultes et du banal cliquetis d'armes souvent mortelles. Un regard étonnant d'un écrivain qui analyse sans complaisance les contrastes de ce ghetto urbain isolé au bout de Manhattan.

Eddy L. Harris est né à Indianapolis. Poussé par son père, il fait des études dans un collège blanc catholique, premier pas vers la Stanford University. Dès son premier livre, Mississippi Solo (1988), il est salué par la critique américaine. Il est également l’auteur de Harlem (Piccolo 2007) et d’un nouveau récit Paris en noir et black. Aujourd’hui, Eddy L. Harris a quitté Harlem et élu domicile en France (à Paris puis aujourd’hui en Poitou-Charentes), tout en voyageant régulièrement à travers les États-Unis.

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valie
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par valie »

Laurenzo03 a écrit :Si tu aimes le genre je te conseille princesse maori que j'ai lu l'été dernier.
De Bernard Simonay, je l'ai dévoré d'un trait, moi qui habituellement ne lis que mes mails et le forum P².
Belle histoire ne tous cas d'une métisse anglomaori qui va au pays du long nuage blanc à la recherche de son passé avec des récits de batailles entre les autochtones et le colonisateur anglais.
Superbe.
Après avoir dévoré la saga des enfants de l'Atlantide, la trilogie de Phénix, et la porte de bronze, je vais ouvrir dès ce soir l'univers de la vallée des 9 cités !

rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !

Aujourd'hui, dimanche 12 juillet 2009
Saint Olivier.

CITATION DU JOUR :

Gouverner, c'est voler, tout le monde sait ça. "Caligula"
Albert CAMUS


LIVRE DU JOUR :

LES MOUETTES SUR LA SAONE
Jacques Chauviré.
Ed. Le Temps qu'il fait.

Ce récit est profondément marqué par un paysage d'eau : la Saône, les ruisseaux, les marais, les étangs et les eaux souterraines qui finiront par pourrir et détruire la maison familiale, quelque part entre Lyon et la Dombes. François, le narrateur, dont le père a été tué à la Grande Guerre, se lie dès sa jeune enfance avec un cousin " retardé ", et atteint d'un diabète méconnu qui lui donne une soif inextinguible, d'autant plus frappante que l'eau est partout. A travers cette grande amitié, nous découvrons la vie des paysans dans les saisons, et aussi les figures familiales : la mère, veuve de guerre, oncle Paul le sportif, oncle Lazare dont les originalités confiaient parfois à la folie et sa femme anglaise Flo qui, bien que souvent " patraque ", tente d'éduquer son enfant anormal et finira par sacrifier sa vie. Plus tard, François s'installe en ville, à Lyon. C'est la première séparation avec le cousin dont le nom change au cours des années : Frédéric, Bill, Baby, le Bouib, le Babouin... Noms ou surnoms dérisoires donnés par le père dans une lucidité désespérée. Le temps est ponctué par les retrouvailles dans la maison qui se dégrade lentement. François et son cousin, si étrangement accordés dans leur enfance, n'avancent plus au même rythme. François se développe, s'enrichit, tandis que le Babouin stagne, reste dans sa définitive immaturité. Quand, à la fin du livre, il meurt, il était déjà loin, très loin du narrateur. Ce livre fin et sensible, mélancolique, n'est pas seulement l'histoire d'une enfance et d'une étrange amitié. Toute une société y est peinte, sans qu'il y paraisse, un monde simple qui s'efface peu à peu, emporté par le temps comme la maison familiale est avinée par les eaux.

Jacques Chauviré est né en 1915 près de Lyon où il a fait ses études. Médecin généraliste pendant quarante ans à Neuville-sur-Saône où il vécut jusqu'à sa mort en 2008. En littérature, il fut l'ami de Jean Reverzy (qui avait été son condisciple), de Claude Roy et d'Albert Camus, et sans aucun doute l'un des plus grands écrivains français du XXe siècle.

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rising 42
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Re: (HS) La Bibliothèque Verte

Message par rising 42 »

Bonjour !
Aujourd'hui, lundi 13 juillet 2009. Saint Henri

CITATION DU JOUR :

Si la liberté pouvait conduire elle-même ses affaires, ce serait là démocratie.
Joh Dos Passos.


LIVRE DU JOUR :

MANHATTAN TRANSFER
John DOS PASSOS USA
Gallimard, Folio.

Dans Manhattan Transfer, de nombreux personnages se croisent, de toutes catégories sociales confondues. Un point commun : tous gravitent autour de la Grosse Pomme, pour le meilleur et surtout pour le pire.
Des carrières se font et se défont, entre un avocat arriviste et un clochard ex-multimillionnaire, ou encore entre une actrice en pleine ascension et une pauvre fille abonnée aux seconds rôles de comédies minables que personne ne va voir. Le roman est une satire du mode de vie américain, entre morale puritaine protestante asphyxiante et loi capitaliste et spéculative du plus fort. Manhattan Transfer nous promène dans l'histoire des Etats-Unis entre pays terre d'accueil pour immigrés et pays de la prohibition.
L'écriture de Dos Pasos est poétique, parfois audacieuse dans l'emploi de monologues intérieurs.
Il y a du Proust chez cet auteur à propos duquel Sartre dit "Je tiens Dos Pasos pour le plus grand écrivain de notre temps"

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