La santé prime à Sainté (2)

19/03/2020
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Ryad Boudebouz s'est exprimé ce soir sur RMC. Extraits.

"Le but de chacun est de rester chez soi, de ne pas tomber malade et de faire attention à ses proches. On est dans une crise qu'on n'a jamais connue. Donc le plus important c'est de rester en bonne santé. Le foot passe après. Tout ce qu'on peut faire dans la maison ou dans le jardin, on le fait pour garder un minimum la forme, mais aujourd'hui l'état est critique en France et les gens doivent s'en apercevoir. Tous les sports passent après, la santé des gens est plus importante. Ma volonté c'est d'abord qu'il n'y ait plus de maladie en France et sur Terre. Après si on peut terminer la saison, bien sûr que j'aimerais, j'ai envie de me battre pour le maintien après la crise et jouer la finale de Coupe au Stade de France. Mais il ne faut le faire que si plus personne n'est malade."

Puel veut confiner Romeyer

19/03/2020
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C'est ce qui ressort d'un article à paraître demain dans la Pravda. Extraits.

"Vendredi dernier, Puel a signifié son ras-le-bol à Romeyer. Pour imager, il lui a rappelé que le club n'était pas une voiture d'auto-école à bord de laquelle les conducteurs commandent les pédales à deux. Il l'a sommé de revenir à ce pourquoi ils se sont unis, le 4 octobre : laisser le binôme Puel-Thuilot piloter le club au quotidien, sous la surveillance des deux actionnaires-présidents. Sinon, il claquerait la porte, dès la fin de cette saison.

Romeyer avait tenté de limiter le champ d'action de Thuilot, avant de le faire finalement entrer au directoire. Mais sans lui accorder une vraie délégation de signature, comme à Paquet. Thuilot se retrouve dès lors obligé de gérer dossier après dossier. À la différence de Claude Puel et Jacky Bonnevay, Thuilot s'était vu sommé de payer la moitié de la note de La Charpinière, un quatre étoiles à Saint-Galmier où les trois hommes logeaient à leur arrivée...

Vendredi dernier, Bernard Caïazzo a pris un jet privé au Bourget à 10 heures pour tenter d'éteindre un nouvel incendie. L'affaire Abi a débuté en novembre, quand Romeyer avait décidé d'autorité de s'occuper de la prolongation de contrat de l'attaquant stéphanois, ainsi que de celles de Wesley Fofana et Mahdi Camara. Les deux dernières ayant échoué en janvier, Thuilot les avait reprises en main. Romeyer a profité de la présence de Thuilot à Paris, où il avait rejoint Caïazzo à la LFP pour travailler jusqu'à 20h30 sur la gestion de la crise liée au coronavirus pour finaliser la prolongation du contrat d'Abi jusqu'en 2024.

"C'est moi qui paye", a l'habitude de rappeler Romeyer, qui goûte peu le manque d'assiduité de Thuilot à Saint-Étienne. Qui, d'un Romeyer qui ne veut pas lâcher les rênes et d'un Puel qui veut toutes les tenir, - y compris celle du très sensible dossier du centre de formation - va l'emporter ? Un consensus aurait été arrêté vendredi : Romeyer n'interviendra plus à tout va et en direct. Mieux, il aurait accepté de prendre un vrai recul en ne squattant plus son bureau de l'Étrat. Une définition claire du champ de compétences, notamment de celles de Thuilot, devrait être formalisée par écrit lors du prochain conseil de surveillance prévu fin mars."

 

Crédit photo : France Football

La santé prime à Sainté

19/03/2020
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Alors que la reprise de l'entraînement des Verts avait été initialement programmée au lundi 23 mars, Xavier Thuilot a annoncé ce soir sur le site officiel de l'ASSE qu'elle était reportée sine die.

"Tous les entraînements collectifs sont effectivement suspendus jusqu’à nouvel ordre. Nous appliquons à la lettre les mesures d’urgence décidées par les autorités. La crise sanitaire contre laquelle nous luttons commande tout. Pas question pour le football de se démarquer. Notre double priorité est celle de tous les citoyens : protéger chacun d’entre nous et vaincre l’épidémie. Entre dirigeants de clubs et au sein de l’ASSE, nous échangeons beaucoup. Nous avons encore eu ce matin une conférence téléphonique stratégique avec Roland Romeyer, Bernard Caïazzo et Claude Puel. L’ASSE est aussi une entreprise qui doit faire face à une réalité économique. Nous vivons d’un spectacle que nous ne pouvons plus produire.

Pour l’instant, nous n’avons aucune visibilité. Nous pouvons envisager plusieurs scénarios mais nous restons dépendants de l’évolution de l’épidémie. La volonté des clubs est de finir le championnat et de disputer les finales des coupes nationales. Bernard Caïazzo, en qualité de Président du Syndicat « Première ligue », est d’ailleurs un des leaders du combat économique qui nous attend au niveau national et qui va conditionner notre avenir. La situation inédite demande justement des solutions inédites. Nous devons en quelque sorte casser nos modèles de réflexion tout en restant solidaires. Toutes les familles du football participent aux réflexions sur le futur en sachant que notre action ne doit pas entraver la lutte contre l’épidémie. Nous devons faire preuve de responsabilité et de civisme."

 

Les Verts de l'espoir

19/03/2020
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Le site Get French Football News évoque aujourd'hui les scènes de liesse qui ont fait le tour de la planète il y a deux semaines.

"En France, les autorités ne sont pas toujours les seules à blâmer. Il arrive que parfois des supporters franchissent la ligne jaune. Mais quand ils le font, il semble que les mesures répressives de la LFP pénalisent tous les fans, et pas seulement la frange la plus violente. Apparemment, l'interminable et très français débat "supporters pas criminels" se poursuit. Mais il y a encore des sources d'espoir, comme ce qui s'est passé à Saint-Etienne après le but victorieux de la demi-finale contre Rennes. Des centaines de supporters ont envahi le terrain pour célébrer leurs héros. Aucun incident n'a été à déplorer et les images sont devenues virales. Une preuve que la passion et le football ont encore un futur ensemble."

 

Crédit photo : Ouest-France

Noël évoque l'été (3)

19/03/2020
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Dans la Pravda à paraître demain, Noël Le Graët souhaite que la saison s'achève à la mi-juillet. Extraits.

"Très franchement, je ne vois pas comment on terminerait le championnat fin juin. On voit bien que l'on ne va pas reprendre l'entraînement début avril, c'est injouable. La proposition que la Fédération française veut faire aux troupes et à l'UEFA, c'est qu'il faut absolument que l'on aille au moins jusqu'au 15 juillet, avec un fiscal qui se terminerait au 31 juillet. Il n'y a pas d'autre solution.

Il faut déclarer aujourd'hui, de façon officielle, que l'on joue le maximum de matches, en faisant attention à la santé des joueurs et on termine la saison le 15 ou 20 juillet. En se laissant quinze ou vingt jours de plus, on passe cool, sans problème. C'est la seule solution pour faire quelque chose de cohérent. Et pour les bilans, au niveau fiscal, on les fait sur treize mois au lieu de douze. Cela éviterait des catastrophes financières fin juin un peu partout.

Dans une situation comme celle-là, on pourrait dire, si les joueurs sont d'accord, que les contrats arrivant à échéance au 30 juin sont reconduits d'un mois dans les mêmes conditions, Je vais adresser un courrier à l'UEFA pour faire officiellement cette proposition. Elle y a d'ailleurs songé dans l'un de ses scénarios. Il vaut mieux laisser les joueurs reprendre normalement et avoir deux ou trois semaines de plus en juillet. Les vacances auront lieu en août. Et on reprendra la saison prochaine fin août ou début septembre."

Le 30 juin n'est pas un frein ? (6)

19/03/2020
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Dans la dernière édition du Parisien, Nanard évoque une énième fois les conséquences économiques du coronavirus sur les clubs de l'élite et sur le calendrier de fin de saison. Extraits.

"En ce moment on se réunit tous les deux jours. Il faut sauver le football français. Je dirais même qu'il faut sauver le football européen. Aujourd'hui, nous avons plusieurs scénarios possibles. Soit on arrive à tout finir avant le 30 juin, soit on continue en juillet, août ou même septembre, en débordant sur la prochaine saison. La priorité, c'est de terminer la saison. Pour le reste, on trouvera des solutions. L'UEFA a demandé à chaque pays de faire tout son possible pour finir avant le 30 juin. Si ce n'est pas possible, on trouvera d'autres solutions. 

Si on n'arrivait pas à terminer le championnat, il y aurait des conséquences désastreuses, avec des pertes financières estimées aujourd'hui à 500 millions d'euros. Et une deuxième vague de 400 millions d'euros de manque à gagner à prévoir sur le mercato car la France est un pays formateur, qui a besoin de vendre pour équilibrer ses comptes. Mais comme les autres championnats, comme l'Angleterre, vont également être fortement impactés, ils seront forcément moins acheteurs. Au total, le football français pourrait se retrouver avec près d'un milliard de pertes. On pourrait vite se retrouver en situation de banqueroute."

 

Crédit photo : Ouest-France

U19 : Un match à trois pour Garny

19/03/2020
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Le site Allez Paillade a publié aujourd'hui une interview de Frédéric Garny, l'entraîneur des U19 du MHSC. Extraits.

"J’espère que dans 15 jours nous pourrons reprendre l’entraînement, et notre fin de saison est moins chargée avec encore 7 journées de championnats et les play-offs qui sont des 1/4, des 1/2 et une finale. Dans quinze jours, j’espère qu’on en saura un peu plus. On ocupe actuellement la deuxième place avec quatre points de retard sur le leader Monaco et deux points d'avance sur le troisième Saint-Etienne. Cela va se jouer à trois parce que le quatrième Nice est un peu plus distancé [ndp2 : cinq points derrière Sainté], ça va être compliqué pour eux.

Il reste sept journées et si on regarde les calendriers, Monaco va jouer Nice et à Saint-Étienne. Nous, on va à Saint-Etienne, mais on a déjà joué Monaco en aller-retour. Les play-offs, on en parle maintenant mais ce n’est jamais l’objectif en début de saison. L’objectif qu’on se fixe au départ, c’est de faire progresser les joueurs pour qu’ils franchissent un cap et qu’ils puissent un jour passer pro.

On est toujours déçus de notre élimination de la Coupe Gambardella car c’est l’objectif d’une génération. Je suis déçu surtout pour les joueurs. Mais si on veut rentrer dans le détail, il faut voir qu’on a joué à Ajaccio ce jour-là avec six U17. Et quand je regarde les autres matchs d’Ajaccio, je vois que les adversaires jouent exclusivement avec des 2002."

On rappellera toutefois à Frédéric Garny que Jean-Luc Dogon a titularisé le capitaine de l'équipe de France U17 Lucas Gourna (2003) contre la bande à Galette89 le 2 février dernier à L'Etrat.

Papy a le sens des priorités

19/03/2020
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Capitaine de Merlus toujour leaders de L2 mais ne comptant plus qu'un point d'avance sur Lens, deux sur Ajaccio et trois sur Troyes, Fabien Lemoine explique aujourd'hui au Télégramme comment il vit la suspension du championnat. Extraits.

"Il faut rester lucide, l’important, c’est la santé de tout le monde, de rester vigilants. J’essaye d’appliquer au mieux les mesures qui ont été prises, de prendre toutes les précautions. Moi et ma famille, nous avons pris nos dispositions, on prendra zéro risque, vis-à-vis de nos proches, de nos enfants. On s’adapte et on s’adaptera à ce que nous demandera le président ou les autorités. Pour moi, la question de la reprise du foot est très loin encore et très secondaire. Si on nous dit que l’on redémarre le 15 avril, on sera là. Et si c’est en mai, ce sera la même chose.

On vient de recevoir un programme pour les 10-15 prochains jours. Ça ressemble à un programme de reprise estivale. Il s’agit surtout d’un programme de reprise athlétique sous forme de course, de variations d’allure. Ça nous permettra de ne pas repartir de zéro et que nos muscles soient prêts à enquiller la charge de travail qu’il y aura avant la reprise du championnat. Quand, on est jeune, en pleine santé, c’est plus facile de se réadapter. Mon âge (33 ans, ndp2) fait que je dois faire encore plus attention. Sans rien faire, si je mange comme j’ai envie de manger…

J’ai trois enfants à la maison. J’essaye de m’organiser autour de la vie de famille, notamment en essayant de partir tôt le matin, pour être disponible ensuite. Mon rythme est un peu celui de la plupart des Français. Entre les devoirs, le repas, les devoirs l’après-midi, un peu de sport dans le jardin. Le soir arrive et puis, ce sont les douches, les bains, le repas du soir. Mais la vie de famille, c’est agréable aussi. Ce sont un peu les vacances d’été sans pouvoir sortir. Ça ne sert à rien de se plaindre ou de se dire que la situation n’est pas facile. Il faut s’adapter aux situations de crise. Les restrictions sont vitales. La priorité, c’est de protéger notre pays."

 

Crédit photo : Ouest-France

Compliqué pour Repellini

19/03/2020
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L'ancien défenseur des Verts Pierre Repellini évoque la problématique du calendrier dans un article paru dans la dernière édition du quotidien Sud-Ouest. Extraits.

"Plus que la date de fin, c’est celle de reprise qui est la plus incertaine actuellement. Aujourd’hui, les clubs ne s’entraînent plus face au risque sanitaire. La mise en œuvre mardi d’un confinement général à l’échelle du pays pour au moins quinze jours a éloigné la perspective d’un retour rapide sur les terrains. "Les médecins disent que s’il y a quinze jours d’arrêt, il en faut autant de préparation. Mais que faudra-t-il s’il y a trois semaines d’arrêt ? C’est inquiétant", s’est interrogé Philippe Piat, patron du syndicat des joueurs (UNFP). "Si cela dure un mois, cela sera compliqué. On sera jusqu’au bout assujetti au virus", a prolongé Pierre Repellini, trésorier du syndicat des entraîneurs (Unecatef).

Dans le meilleur des cas, si les équipes retrouvent le terrain début avril, les Championnats pourraient redémarrer autour du 15 avril, a estimé Nathalie Boy de la Tour. Mais si la reprise de l’entraînement est retardée à la mi-avril, en comptant le temps de remise à niveau physique, alors les supporters devront attendre jusqu’à la mi-mai. "Le plus simple serait de mettre tout le monde en vacances aujourd’hui pour que les joueurs ne les redemandent pas fin juin ou en juillet. Mais l’obstacle, c’est qu’à tout moment, on peut être obligés de leur demander de se mettre en préparation physique", a estimé Piat. L’attente demeure, pour tous."

 

Le but vidéo gag de Joris Mendy

19/03/2020
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Champion de France U17 avec l'ASSE en 2013, Joris Mendy réalise une saison pleine avec l'équipe réserve lorientaise, quasiment assurée de se maintenir en National 2 car 7e de son groupe avec 30 points (soit 12 de plus que la réserve stéphanoise). Ayant joué 18 matches, le latéral droit des Merlus a marqué un but (le 5 octobre dernier), bien aidé par le gardien d'Oissel.

La FFF annule les coupes... régionales !

19/03/2020
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Comme le souligne le site Foot National, la FFF et les différentes ligues régionales se sont réunies hier pour évoquer la problématique du calendrier.

"La FFF et les Ligues ont acté qu'il n'y aura pas de saison blanche. Les championnats ne seront donc pas annulés. Tout le monde a convenu qu'il fallait essayer de faire le maximum pour terminer les championnats nationaux et régionaux. Ce ne sera pas le cas des coupes régionales qui sont pûrement et simplement annulées. Il restera à régler le souci des contrats se terminant le 30 juin mais c'est déjà une autre problématique qui sera tranchée plus tard. Pour parvenir à terminer les championnats, les différents acteurs ont déjà acté le fait de jouer lors du mois de juin et si besoin pendant le mois de juillet."

Hormis les pros de L1, toutes les équipes de l'ASSE sont impactées par ces mesures, notamment la réserve de Razik Nedder (avant-dernière de N2), les U19 de Jean-Luc Dogon (3e) et les U17 de Patrick Moreau (7e).

La finale de Coupe de France aura bien lieu, reste à savoir quand...

Super télé

19/03/2020
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Selon la dernière édition de la Pravda, l'ASSE fait partie des clubs qui vont le plus profiter de la forte hausse des droits télé.

"Le football français a réussi à trouver un accord sur la répartition des droits télévisés de la Ligue 1. Un dossier particulièrement sensible puisque le magot est de taille, avec 1,153 milliard d'euros par an pour la période 2020-2024 (dont environ 780 millions de Mediapro, 330 millions de Canal+ et 50 millions de Free). Une hausse de près de 60 % par rapport au contrat actuel (726,5 millions d'euros annuels).

Lors d'un collège de Ligue 1 qui s'est tenu il y a une semaine, un système a été mis en place. Il prévoit que la manne d'environ 400 millions d'euros supplémentaires qui doit tomber dans les caisses de la LFP à partir de la saison prochaine sera répartie à parts égales entre les pensionnaires de l'élite. Soit environ 20 millions d'euros de plus par club, après soustraction de la taxe Buffet (5 %) et de diverses aides, notamment à la FFF.

En revanche, les droits internationaux (60 millions d'euros net par an, un montant assez modeste) profiteront en totalité à neuf équipes à vocation européenne (PSG, Lyon, Marseille, Saint-Étienne, Monaco, Bordeaux, Rennes, Lille et Nice). Dans le détail, 20 millions d'euros seront partagés équitablement entre elles et 40 millions selon un critère de notoriété."

Le 30 juin n'est pas un frein ? (5)

18/03/2020
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Alors que la reprise de la L1 est encore incertaine à cause du coronavirus, Le Parisien du jour nous rappelle que l'ASSE a déjà remporté un trophée là saison où le championnat a fini après le 30 juin. Heureux présage ?

"Dans l'histoire, une seule saison de championnat national interrompu n'a jamais recommencé : le Calcio italien en… 1914-1915. A une époque où seules l'Angleterre, l'Allemagne et l'Italie possédaient un championnat national. En 1914, les Allemands et les Anglais ne débutent pas leur saison mais l'Italie, si. Elle décrète la mobilisation générale en mai 1915, juste avant la dernière journée du Calcio qui s'arrête, ne reprend pas et n'a pas de vainqueur. Du moins jusqu'en 1919 lorsque la Fédération annonce que le Genoa a gagné le titre 1914-1915 ce qui, cent ans plus tard, provoque toujours la colère des fans de la Lazio Rome, le plus farouche rival de Gènes à cette époque. En 1973, c'est une épidémie de choléra qui met le Calcio en danger avant que la maladie ne recule.

C'est donc bon signe pour 2020 : à part dans la Péninsule en 1915, les championnats de foot dans le monde entier, parfois arrêtés, ont toujours repris. Comme en France en 1968 : entre mai et juin en raison des manifestations, la Division 1, l'ancêtre de la Ligue 1, est à l'arrêt quelques jours mais trouve une solution. Le championnat reprend mi-juin et se termine tard, le 5 juillet, sacrant l'AS Saint-Etienne d'Hervé Revelli, Salif Keita et Georges Bereta. La finale du Championnat de France de rugby est reportée de trois semaines mais se joue le 16 juin et voit l'équipe de Lourdes de Crauste et Gachassin s'imposer."

Pour rappel, les Verts avaient également remporté la Coupe de France cette année-là, le 12 mai contre Bordeaux, grâce à un doublé de Rachid Mekhloufi. Comptant 38 points de retard sur le QSG, Sainté ne réalisera pas le doublé en 2020, mais reprendrait bien une petite Coupe ! Allez les Verts !

Les GA les soutiennent !

18/03/2020

Soutien indéfectible des Verts, les Green Angels ont cette fois-ci adressé leur soutien au personnel médical via une banderole posée au CHU de Saint-Etienne : "Les anges verts soutiennent les blouses blanches !! Courage ! GA92". 

Crédit photo : Compte twitter de LSFURIANA.

L'Angelo verde

18/03/2020
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Remo Gandolfi a publié aujourd'hui sur le site calciomercato un long et beau portrait de "L'Angelo verde" Dominique Rocheteau. Extraits.

"C'était un joueur différent de tous les autres. Sur et en dehors du terrain. Il lisait Sartre, Bakounine, Kundera. Il écoutait Pink Floyd, Genesis et Yes. Il avait une conscience sociale et politique. Il était de gauche sans être encarté. Toujours poli, gentil et souriant. Il avait une énergie folle, un enthousiasme contagieux pour ses coéquipiers et pour les supporters.

Dominique Rocheteau n’avait pas que la technique et la vitesse. Il se battait également comme un lion, une qualité qu’ont peu de joueurs talentueux, qui attendent que des joueurs moins doués qu'eux s’arrachent pour leur transmettre la balle. Quand il perdait le ballon, il pouvait chasser son adversaire sur des dizaines de mètres pour récupérer ce qui lui appartenait.

Il n'y a pas un seul Français qui ne soit pas absolument convaincu qu'avec Dominique Rocheteau sur le terrain de Hampden Park dès la première minute, Saint Etienne aurait remporté la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1976 contre le Bayern Munich.

Cette thèse est également soutenue par un "gentleman" comme Franz Beckenbauer, qui a déclaré à la fin de la rencontre:  "Je ne sais pas comment le match aurait fini mais à coup sûr Rocheteau nous a littéralement rendus fous les sept minutes qu’il a jouées. Pouvoir le contenir pendant quatre-vingt-dix minutes aurait certainement été un défi."

Le beau geste de l'USS

18/03/2020
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En guise de remerciement pour tous les personnels de santé engagés dans la lutte contre le coronavirus, l'Union des Supporters Stéphanois a indiqué cet après-midi sur son compte twitter qu'elle allait d'offrir à chacun de ses adhérents oeuvrant au quotidien pour sauver des vies une place de match pour la finale de Coupe de France qui opposera les Verts au QSG.

Le 30 juin n'est pas un frein ? (4)

18/03/2020
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Seul entraîneur de L1 à s'être exprimé depuis que le confinement a été décrété, Julien Stephan évoque la problématique du calendrier dans la dernière édition rennaise du quotidien Ouest-France. Extraits.

"On avait anticipé une reprise collective lundi et un retour à la compétition le 18 avril. Ce sera certainement plus long. On va devoir se préparer pour un sprint de cinq, six ou sept semaines de compétition en étant à fond du début à la fin. On va se retrouver dans une situation de trêve estivale si on est à l’arrêt pendant quatre ou cinq semaines, mais sans avoir beaucoup de temps derrière pour pouvoir s’organiser. On fera peut-être quelques matches amicaux, mais moins que lors d’une période de préparation. Mais surtout, il y aura cette absolue nécessité d’être prêt tout de suite et de performer pendant sept semaines sans baisse de régime.

Certains clubs se "réjouissent" à l’idée d’avoir un peu de temps pour récupérer leurs blessés ? En ce qui nous concerne, ça va permettre à Clément Grenier, Jonas Martin de retrouver le groupe à la reprise. Après, entre les retrouver et pouvoir performer immédiatement dans un laps de temps très court, c’est une autre problématique. Mais ça va leur permettre d’avoir le temps nécessaire pour terminer leur réathlétisation et certainement reprendre les séances collectives quand on en aura le droit. On peut imaginer jouer jusqu'en juillet, éventuellement. Mais une des problématiques serait celle des joueurs en fin de contrat au 30 juin. C’est une donnée qui devrait alors être réglée si jamais ça devait arriver."

 

Crédit photo : Marc Ollivier, Ouest-France

Gelson l'alerte

18/03/2020
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12e de Bundesliga, quasiment éliminé de l'Europa League par le FC Bâle (qui s'est imposé 3-0 à Francfort en 8e de finale aller) et n'ayant pas joué le moindre match en 2020 suite à une déchirure à la hanche, l'ancien milieu défensif des Verts Gelson Fernandes s'étonne que l'Allemagne n'ait pas encore décrété le confinement dans une interview accordée à Ouest-France.

"Le pays n'a pas encore été confiné. On ne va pas à l'entraînement comme si de rien n'était mais par groupe réduit. Il y a des précautions qui sont prises pour qu'on ne soit pas trop nombreux au même endroit. Il y a des groupes qui sont établis pour le petit déjeuner, d'autres pour le repas, d'autres pour l'entraînement. Moi j'ai repris l'entraînement avec l'équipe samedi. Mais il n'y a plus vraiment d'entraînements collectifs, ceux qui ont vraiment peur de venir ne viennent pas. Moi je sais que le confinement va arriver en Allemagne mais j'ai l'impression que le pays sous-estime totalement le coronavirus. Je pense qu'une décision va être prise dans les tout prochains jours.

Ces trois derniers mois j'étais blessé mais ça m'a permis de voyager, de découvrir d'autres footballs quand j'avais le temps. Quand t'es confiné, c'est différent. Tu restes à la maison et il faut s'occuper. Il y a plein de choses à faire. Déjà on peut parler, échanger avec des personnes qu'on a moins l'habitude de voir. Et après, s'occuper de ses enfants, de ses proches. Ceux qui font du home office, il faut qu'ils se lèvent, qu'ils s'habillent. Je leur conseille de ne pas rester toute la journée en pyjama. Il faut trouver des activités aux enfants et éviter qu'ils soient scotchés toute la journée sur les écrans. Dans la période qu'on vit actuellement, il faut s'accrocher, être solidaire. Il y a eu pire dans l'histoire. certains ont connu la guerre, la vraie guerre."

Le 30 juin n'est pas un frein ? (3)

18/03/2020
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Comme le souligne aujourd'hui Le Parisien, les dirigeants du foot français ont discuté hier du calendrier de fin de saison. Extraits.

"Le principe initial est de boucler les compétitions avant le 30 juin. Pour ce faire, tout ou presque sera permis, comme l’ont expliqué la présidente de la Ligue de football professionnel Nathalie Boy de La Tour et son directeur général Didier Quillot hier. "On se réjouit de l’union sacrée du football européen, souligne Nathalie Boy de la Tour. Le conseil d’administration a rappelé que la priorité des priorités était de finir les championnats de L1 et L2. Cette priorité est vitale pour les clubs français." Quillot précise : "Le principe est de tout faire pour terminer le 30 juin. Mais s’il faut aller au-delà, on s’adaptera avec les clubs et les joueurs."

Si l’on va au-delà du 30 juin, les joueurs, représentés par la FIFPro dans le monde et en France par l’UNFP, seraient prêt à envisager des aménagements des contrats s’achevant à cette date. Il faudrait un miracle pour que la saison des clubs s’achève avant le 1er juillet. "Le docteur Eric Rolland, membre du conseil d’administration de la LFP, nous a expliqué que la durée nécessaire pour préparer la reprise dépendait de celle de la coupure, explique la présidente de l’instance. S’il y a deux semaines de confinement, il faudra deux semaines de pré- paration. Si c’est quatre ou six, ce sera plus long."

 

Crédit photo : AFP, Franck Fife

Caziment plus personne dans les rues

18/03/2020
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Champion de France U17 avec l'ASSE en 2013 évoluant depuis deux ans en Italie, le milieu de terrain bosnien d'Alessandria (D3) Cazim Suljic, plutôt taiseux de nature, a tenu à s'exprimer hier sur son compre instagram.

"J’ai vu que la France a été mise en confinement, moi ça va faire neuf jours que je suis confiné ici en Italie puisque je travaille ici. Sachant que ma famille est en France, c’est un peu difficile. Mais bon, c’est comme ça, il faut faire des sacrifices et diminuer le risque de contamination. Je trouve ça un peu dommage que certaines personnes prennent la situation à la légère vu qu’ici en Italie c’est un peu la merde. Ce n’est vraiment pas un jeu. Il n’y a quasiment plus personne qui sort dans les rues. Certains hôpitaux, surtout dans le sud de l’Italie, ont très peu de moyens pour sauver des vies, ont peu de tubes respiratoires. Ils sont amenés à choisir entre les plus anciennes et les plus jeunes personnes. En gros ils vont choisir qui guérir donc bien sûr les plus jeunes personnes, c’est pour ça qu’il y a plus d’anciennes personnes qui meurent.

J’espère que ça n’arrivera pas en France et c’est pour ça que c’est important de rester chez soi. Après j’ai vu des personnes qui ont reçu des autorisations pour sortir, c’est une bonne chose mais il faut les utiliser à bon escient, juste pour acheter à manger, pour aller à la pharmacie ou pour faire de l’activité sportive si besoin mais pas en grande quantité. C’est très important de rester à la maison et si vous le pouvez, faites des dons aux hôpitaux, cela aidera beaucoup les médecins et tout le personnel hospitalier. Quelques euros ce n’est pas grand-chose mais ça aidera beaucoup de personnes. Prenez soin de votre famille et prenez soin de vous, c’est le plus important. Nous sommes distants mais unis."

Le 30 juin n'est pas un frein ? (2)

18/03/2020
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"On sait quasiment aujourd’hui que le calendrier recalé ne rentrera pas au 30 juin donc il faut trouver autre chose. On ne peut pas se limiter à cette date du 30 juin, à ces questions contractuelles. Il va falloir dépasser ça collectivement" avait déclaré avant-hier le DG de l'ASSE Xavier Thuilot sur les ondes de France Bleu.

Si le 30 juin n'est pas un frein, l'objectif est de finaliser les compétitions au plus tard à cette date comme l'a convenu hier le conseil d'administration de la Ligue d'après la Pravda du jour. Extraits.

"En écho aux décisions de l'UEFA, le foot français se donne la date butoir du 30 juin pour clore cette saison, avec la possibilité de jouer tous les trois jours. Même si une date butoir a été définie, au cas par cas, il pourrait y avoir des aménagements en France ou en Europe, où certaines compétitions pourraient s'achever courant juillet, comme par exemple les rencontres de relégation et d'accession à la L 2 et la L 1. Avec une contrainte : qu'elles se terminent le plus tôt possible afin de ne pas trop chambouler ensuite la nouvelle saison qui s'ouvrira en décalé.

Éric Rolland, ancien médecin du PSG et représentant du corps médical du foot français au sein du CA de la Ligue, a expliqué que si les entraînements pouvaient redémarrer après les deux semaines de confinement, il faudrait deux autres semaines aux joueurs pour se remettre dans le coup physiquement. Ce qui impliquerait une reprise des compétitions au plus tôt à la mi-avril. Plus la durée du confinement sera longue, plus la reprise sera tardive. Mais là, les instances du football n'auront d'autres choix que de s'aligner sur les directives des autorités publiques."

 

Il faut jouer même en juillet

18/03/2020
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"Le plus important est de terminer notre compétition, sinon ce serait un désastre sportif et économique. En particulier, une saison blanche ça voudrait dire pour nous qu’il n’y aurait pas de finale de Coupe de France" déclare Nanard dans la dernière édition du Progrès. "À mon avis, même en juillet, il faut jouer si on n’a pas pu terminer avant. Peu importe si la finale est en juillet mais il faut la jouer et avec nos supporters."

Blaise positif au coronavirus

17/03/2020
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"Dans cette période difficile pour nous tous, je voulais simplement vous inviter à bien suivre les recommandations officielles et à prendre grand soin de vous et des vos proches 🙏🏾 Beaucoup de courage et un immense merci à toutes les infirmières, infirmiers et au corps médical, force à vous" avait posté Blaise Matuidi avant-hier sur son compte instagram

La Juventus de Turin a révélé ce soir sur son site officiel que l'ancien milieu de terrain stéphanois a été testé positif au coronavirus. La Vieillle Dame précise que le champion du monde est "à l'isolement volontaire à son domicile depuis le 11 mars" avant de donner des nouvelles rassurante de l'ex numéro 12 de l'ASSE. "Il va bien et ne ressent aucun symptôme."

Allez Blaisou, tes supporters sont là et attendent que tu élimines les vilains en huitième de finale retour de la Ligue des Champions !

L'Euro rapporte beaucoup d'euros

17/03/2020
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L'Euro, dont la prochaine édition reportée d'une année libère un créneau pour terminer les championnats européens, rapporte beaucoup d'euros. Pas seulement à l'UEFA mais aussi aux villes qui l'accueillent, comme le souligne ce soir Ouest-France, exemple stéphanois à la clé. Extraits.

"L’organisation de l’Euro 2016 dans dix villes françaises a généré 1,92 milliard d’euros de recettes pour l’UEFA, indique-t-elle dans son rapport financier 2015-2016. Pour l’organisation basée à Nyon en Suisse, il s’agit d’un "succès financier, avec un résultat net de 847,3 millions d’euros". Ce dernier chiffre a même été réévalué ensuite de 6,1 millions d'euros, d’après le rapport financier 2016/2017. C’est sur cet exercice qu’ont en effet été calculés les revenus et dépenses des demi-finales et de la finale.

Les douze villes retenues pour le prochain Euro peuvent s’attendre à de juteuses retombées économiques. En accueillant trois rencontres de groupe et un huitième de finale, en 2016, Saint-Etienne avait récolté 45,1 millions d'euros de retombées, soit 17 fois plus que la dépense engagée par la collectivité. Les quelque 185 000 visiteurs, "majoritairement des hommes venus avec des amis et sans enfant, ont dépensé en moyenne près de 200 euros durant leur séjour", avait indiqué un cabinet d’études indépendant sollicité par la commune. Leurs principaux postes de dépense étaient, dans l’ordre décroissant, la boisson, les repas et l’hébergement."

 

L'été, c'est fait pour jouer !

17/03/2020
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"La Ligue 1 reprendra, mais quand ? Même s'il faut jouer cet été, on jouera" déclare Bernard Caïazzo dans la dernière édition de La Provence. Comme le subodorait Nanard, l'UEFA a officiellement reporté aujourd'hui l'Euro d'une année et suspendu par ailleurs la Ligue des Champions et la Ligue Europa en attendant que la situation sanitaire s'améliore et permette de rejouer au football.

Bouanga tireur d'élite (2)

17/03/2020

bouanga

Selon les statistiques fournies par Instat et relayées par Get French Football, Denis Bouanga reste l'un des meilleurs tireurs d'élite de la Ligue 1.

En effet, au classement des tirs cadrés sur la saison 2019/2020, il est deuxième juste derrière le prolifique Kylian Mbappé.

Le top 5 de la L1 :

  1. Mbappé : 52 tirs cadrés
  2. Bouanga : 41
  3. Ben Yedder : 38
  4. ex-aequo Neymar et Osimhen : 37

 

Néry surpris

17/03/2020
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Ancien défenseur des Verts et actuel coéquipier de Baptiste Valette, Kenny Rocha Santos, Vagner Dias et Makhtar Gueye à l'ASNL (12e de L2), Loris Néry évoque sa mise au repos forcée sur le site Ma Ligue 2.

"On savait plus ou moins que le match contre Ajaccio prévu le 13 mars allait être annulé. Mais on ne s’attendait pas à voir le championnat s’arrêter autant de temps à cause du coronavirus. Quand on nous a dit qu’on était en "congés" jusqu’au 6 avril, on est resté un petit peu bêtes. On nous a expliqué que la saison prochaine sera peut-être un peu décalée et qu’on aurait peut-être moins de vacances l’été. Après ça peut encore changer évidemment avec les nouvelles donnes. C’est sûr que ça fait bizarre. En plus, avoir des vacances sans pouvoir bouger de chez soi, c’est compliqué. On s’est organisé comme on a pu, on était surpris."

Les moyens justifient la fin

17/03/2020
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Dans la dernière édition du Parisien, Nanard souligne l'impérieuse nécessité de finir le championnat pour que les clubs aient les moyens économiques de se sauver.

"Pour la France, c'est 500 M€ de manque à gagner si on ne termine pas la saison. Cela entraînerait aussi une plongée du mercato et une perte supplémentaire. Quitte à terminer en août ou en septembre, il est impossible d'imaginer ne pas finir la saison. C'est leur peau que risquent les clubs français."

 

Crédit photo : Ouest-France

Puel ne joue pas le ventre mou

17/03/2020
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Sur France Bleu Saint-Etienne Loire, le DG de l'ASSE Xavier Thuilot a rappelé hier que Claude Puel était au club pour bâtir. Extraits.

"Bosser sur la saison à venir avec Claude, jusqu'à maintenant c'était possible mais aujourd'hui, forcément, notre ligne d'horizon s'est un petit peu rapproché au niveau de nos orteils. On est forcément dans du quotidien mais on aura un redémarrage. Et quand ça se produira, il faudra reprendre le fil du projet pour lequel on nous a demandé de venir à Saint-Étienne. Il faut continuer à entretenir les contacts, à expliquer le projet, à essayer d'argumenter, d'être persuasif, de donner confiance dans ce projet et tout préparer pour le mettre en oeuvre dès que ça va redémarrer.

J'ai travaillé six ans avec Claude à Lille. Le seul critère qui l'intéresse, c'est la performance sportive. Elle se construit, et sa façon de la construire, c'est d'associer les jeunes, les moins jeunes et surtout les joueurs avec du potentiel. La marque de fabrique de Claude, c'est clairement de révéler des talents. C'est ce qu'il a fait toute sa carrière, quel que soit le niveau du club où il a évolué. C'est son coeur de métier, ce qu'il aime. C'est dans ça qu'il se réalise. Amener les jeunes au-delà de ce qu'ils pensaient pouvoir faire.

Ce qui est bien pour l'ASSE et pour moi qui suis en responsabilité sur la partie économique, c'est que dans le football d'aujourd'hui, si vous révélez un jeune auquel personne n'avait pensé, il y a une réalité économique derrière qui s'applique et ça permet ensuite de rentrer dans un modèle économique vertueux. C'est un peu pour ça qu'on est à nouveau associés Claude et moi dans cette aventure, pour mettre ce modèle en place et donner de la visibilité, de la pérennité à l'ASSE.

L'apport de Claude permettra sans doute d'aller convaincre des jeunes talents qui peut-être n'auraient pas la possibilité de s'exprimer dans leur club de nous rejoindre dans cette aventure car ils savent que Claude est un entraîneur qui n'a pas peur de faire jouer les jeunes joueurs, même si de temps en temps ils font des erreurs. C'est quelque chose qui est assez rare. Habituellement, un entraîneur est là avec une vision assez court-termiste, il essaye d'avoir des résultats rapidement avec des joueurs confirmés.

Claude ne fait pas ça, ce n'est pas pour ça qu'on l'appelle. Claude est là pour construire, pour bâtir. Cela réclame de la patience, cela passe par des hauts mais aussi des bas, mais l'objectif au final est très clairement d'être très haut dans le classement. Claude n'est pas quelqu'un qui joue le ventre mou. C'est quelqu'un qui a des ambitions. Par contre il cherche à les atteindre en construisant et qui ne réclame pas des millions d'euros pour cosntruire des équipes de toute pièce. Ce n'est pas ce qu'il aime faire.

Claude aime prendre des jeunes avec un, deux ou trois points forts, qu'il va chercher à développer, et lui permettre de constituer une équipe qui va grandir avec le joueur et être performante sur la durée. Dans la situation actuelle, on n'a pas avancé individuellement sur les questions des joueurs des joueurs qui vont rester et qui vont partir. Le mercato devait se dérouler en juin, il est quasiment acquis qu'il ne pourra pas se dérouler à cette période, tout ça va être reporté.

Le côté batisseur de Claude, c'est préparer l'avenir, mais ce n'est pas le préparer à des années-lumières de là où on est. Aujourd'hui on a une situation à l'instant T très complexe à gérer. On se projette en termes de projet (sic), de ressources mais davantage autour du sportif et dans l'administratif que véritablement au niveau du groupe de joueurs car il y a trop d'inconnues à ce jour."

 

Crédit photos : France TV & AFP

Le 30 juin n'est pas un frein ?

17/03/2020
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Directeur Général de l'ASSE, Xavier Thuilot a évoqué la problématique du calendrier hier soir sur les ondes de France Bleu Saint-Etienne Loire. Extraits.

"J'ai passé ma journée en réunion téléphonique avec les équipes de direction de l’ASSE parce qu’il faut quand même gérer le minimum et rester vigilant. On a des dossiers en cours, des dossiers juridiques, des dossiers pour préparer l’avenir mais aussi pour gérer le présent. Des réunions téléphoniques avec les autres clubs pour essayer d’adopter des positions communes face à cette situation inédite. On réfléchit à la manière dont on va pouvoir poursuivre notre activité. Que va-t-on faire avant la reprise, au moment de la reprise, comment on va gérer ? Toutes ces questions se posent mais pour l’instant j’avoue qu’il n’y a aucune réponse très claire.

Dans le football, on est tributaire de calendriers en cascade. Le calendrier FIFA des équipes nationales puis le calendrier UEFA des compétitions européennes. Ces deux instances se réunissent ce mardi, on en saura un peu plus. Et ensuite il y a l’avis de la Fédération. On est en train d’essayer de se mettre d’accord sur une sorte de délai de prévenance. Le jour où on repartira, on ne pourra pas dire le vendredi « on joue demain. » Il y aura forcément une reprise de l’entraînement, un peu comme on le connaît l’été après les congés de juin. On est en train de réfléchir à tout ça.

Il faut rester très serein par rapport à cette activité tout en étant centré sur la question sanitaire. Il y a bien entendu des soucis économiques et des questions juridiques mais avant tout on va essayer quand même que ce virus frappe le moins de monde possible, que les hôpitaux puissent gérer. On s’aperçoit qu’on est à la fois très dépendant les uns des autres et très fragiles. Il faudra sans doute après ça penser un monde un petit peu différent dans son organisation. Il y a énormément d’entreprises qui souffrent et qui vont souffrir. Nous on fera comme les autres, on va sans doute souffrir, on essaiera de faire le dos rond mais on a d’énormes difficultés devant nous.

On gère la problématique de la poursuite du championnat de façon beaucoup moins polémique que ce qui en ressort dans les médias. Cet après-midi on était tous en réunion téléphonique et il n’y a pas eu de polémique. Certains ont pu faire des sorties médiatiques car il y a de grosses incertitudes, une situation inédite. Ils ont peut-être livré des réflexions voire des conclusions qui étaient le fruit de leur réflexion propre mais n’allaient pas au-delà. Très honnêtement, aujourd'hui, on ne sait pas.

Une saison blanche ? Je ne sais même pas ce que ça veut dire. Derrière les mots, il y a des réalités qui sont complètement différentes. Aujourd’hui, il est impossible de conclure sur ce sujet. Il y a des réunions tous les jours, on ne sait pas encore quelle en sera l’issue. Ce qui est certain, c’est qu’on a comme toutes les entreprises des questions économiques. Quand vous ne pouvez plus faire ce pour quoi on vous paye, forcément il y a un problème avec celui qui vous l’a acheté. Il faudra apporter des réponses qui ne sont pas standardisées comme depuis cinquante ans.

Des joueurs sont en fin de contrat le 30 juin mais on ne peut plus conclure par rapport à ces contraintes qui étaient des contraintes d’une situation stable depuis cinquante ans. Aujourd'hui la situation est inédite et instable. On ne peut pas se limiter à cette date du 30 juin, à ces questions contractuelles. Il va falloir dépasser ça collectivement. Si on n’arrive pas à dépasser ça et on lit la situation actuelle avec les grilles de lecture utilisées pendant cinquante ans, je peux vous garantir qu’on va se tromper, quel que soit le secteur d’activités. Il va falloir faire preuve de créativité, d’ingéniosité. On sait quasiment aujourd’hui que le calendrier recalé ne rentrera pas au 30 juin donc il faut trouver autre chose. Il va falloir qu’on passe des accords qui paraissaient impossibles la semaine dernière."

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