Gauthier n'est pas Nanard

05/04/2020
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Président du Puy Foot 43, partenaire de l'ASSE classé actuellement 15e de National 1 malgré les bonnes prestations de Kamel Chergui, Christophe Gauthier s'est exprimé aujourd'hui pour la première fois depuis le début de la crise du Covid-19 et du confinement sur le site officiel de son club. Extraits.

"Le football se distingue actuellement, pas forcément de la meilleure des manières, par des prises de position indécentes ? Pour ma part, j’ai réagi très vite, en affirmant immédiatement à mon staff et à mon entourage au club que la saison de football ne se terminerait pas. J’en ai été convaincu dès le début de la crise et du confinement. La FFF aurait dû prendre une décision sans imaginer continuer la saison sachant que vous ne devez pas être à moins d’un mètre de votre voisin le plus proche. Dans ces conditions, il est difficile de penser à une reprise de l’activité football, qui est un sport de contact. Il faut prendre ses responsabilités.

J’avais dit que ce serait une saison blanche. Peu importe l’issue sportive ou la formule envisagée, le football aurait dû prendre les devants car c’est la plus grosse fédération de notre territoire, et être un exemple plutôt que de subir les dires de chacun. Cette position, je l’ai depuis le tout début du confinement, où l’on a su que l’on partait pour une longue période d’inactivité. Si on parle de fin de confinement, peut-être le 3 mai, on sera bien loin de pouvoir retrouver un stade de 50 000 ou une salle de 3000 personnes, ça ne sera pas possible, on devra aller crescendo déjà dans une reprise économique et après dans une reprise sportive qui sera lente et douloureuse.

J’ai lu toutes les hypothèses émises ça et là au sujet des montées et des descentes, et celles qui concernent nos équipes… Encore une fois, c’est tellement petit de parler de ça, alors qu’on a des milliers de morts chaque semaine, des médecins et des infirmiers qui s’investissent de manière remarquable, alors parler de classement de football… Parfois, on ferait mieux de courber l’échine plutôt que de parler de ces sujets-là, comme les droits TV. Mais est-ce que l’économie, aujourd’hui, doit être au-dessus de la santé "

Très cher, Platoche !

05/04/2020
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Comme le relaye le site FC Inter News, Skores a divulgué le classement des plus gros transferts de l'histoire du foot en tenant compte de l'inflation. S'il avait lieu aujourd'hui, le transfert de Michel Platini à la Vieille Dame rapporterait à l'ASSE plus de trois fois son budget actuel selon cette étude !

1. Ronaldo, du Barça à l'Inter en 1997 : 430 millions d'euros

2. Maradona, du Barça à Naples en 1984 : 380 millions d'euros

3. Platini, de Saint-Etienne à la Juventus de Turin en 1982 : 335 millions d'euros

Bodmer oeuvre pour Evreux

05/04/2020
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A l'instar de Ryad Boudebouz, l'ancien Vert et actuel joueur d'Amiens Mathieu Bodmer n'oublie pas d'où il vient et apporte de l'aide aux gens de sa ville natale, comme il l'explique dans la dernière édition de Paris-Normandie.

"C’est né d’une discussion avec les gens autour de moi. J’ai fait marcher tout mon réseau. On a décidé avec des sportifs comme Ousmane Dembélé, Joseph Gomis, des filles du football féminin, tous ceux qui sont originaires d’Évreux ou qui y sont passés de se mobiliser pour soutenir les quartiers, la ville. On va aider d’abord l’Association des jeunes de La Madeleine et ensuite on sélectionnera d’autres associations. Cet argent servira à aider les familles qui sont en difficulté et le personnel soignant. On met aussi en ligne une cagnotte, à partir de 10  euros de dons, les gens pourront gagner des lots mis à disposition gracieusement par les sportifs. Ce seront des maillots par exemple. Evreux c'est ma ville. J'ai la chance de bien gagner ma vie. Alors il ne faut oublier personne dans ces moments-là."

Lulu vénérait Pape

05/04/2020
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S'il a joué à l'ASSE avec Thiaw mais surtout avec Sarr, Lucien Mettomo avait un autre Pape comme agent. Sur la chaîne camerounaise Radio Sport Info, l'ancien défenseur central stéphanois a rendu hommage à Diouf, comme le rapporte CIN.

"La nouvelle de la mort de Pape Diouf est une information qui m’a complètement bouleversé. Je suis tellement triste. J'ai eu la chance de l'avoir comme agent à mon arrivée en France en 1993 sur les conseils de Ferdinand Makota. Je peux vous dire que mes meilleures périodes de footballeur ont été surtout sous l’impulsion de Pape. Ceux que j'ai connus à Saint-Etienne, à Manchester City, c’était Pape. Je trouve dommage qu’il s’en aille comme ça, je pense qu'il avait une carte à jouer dans le football africain.

Il était tellement paternel avec moi, avec les autres d’ailleurs. Tout le monde témoigne qu’il a été vraiment un père. Dans mon cas c’était un papa qui regardait tous les matches. Il y en avait quelques-uns qu’il regardait en direct. Les autres, il les avait enregistrés. Il lui arrivait d’envoyer un véhicule me chercher le lendemain du match le dimanche. Il m’emmenait dans ses bureaux du Vieux Port, à Marseille. Et là on décortiquait des matches. Et boum, Marcel Desailly arrivait de Milan. Il vous présentait des modèles à suivre sportivement, des modèles à suivre dans la vie."

 

TFA est fana du Stéphanois Fofana

05/04/2020
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Total Football Analysis a pubié avant-hier son rapport sur Wesley Fofana. Extraits.

"Le joueur de 19 ans a été régulièrement aligné en équipe première de Saint-Etienne cette saison. Fort de ses impressionnantes prestations défensives, il s'est révélé être un des produits très prometteurs du centre de formation de l'ASSE.

L'un des aspects les plus impressionnants de son jeu est sa capacité à dominer les airs. Il a disputé en moyenne 6,38 duels aériens par match cette saison de L1 et il a remporté 71,2% d'entre eux. Dans le championnat de France, seul l'Angevin Mateo Pavlovic affiche un taux de réussite plus élevé dans ce domaine. Le jump impressionnant de Wesley Fofana lui permet de se propulser au-dessus de ses adversaires. Agressif dans la conquête du ballon, il sait utiliser son corps et ses membres pour prendre l'avantage sur son vis-à-vis et faire en sorte qu'il ne s'élève pas au-dessus de lui.

Wesley Fofana ne se montre pas agressif que dans les duels aériens. Il quitte souvent l'axe droit de la défense pour faire le pressing, suppléer un milieu, disputer des duels au sol, couper des actions et faire des interceptions. Cela pourrait se retourner contre lui car il laisse dans son dos un espace que l'adversaire pourrait exploiter en filant au but. Mais Fofana parvient à bien lire le jeu et à réaliser des interceptions vitales. Il n'est pas rare de voir ce défenseur opérer dans des zones plus avancées du terrain. Il sait anticiper les passes de l'adversaire et parvient à changer rapidement la direction de ses déplacements.

Wesley Fofana possède en outre une imposante capacité à tacler. Grâce à sa vitesse et son agilité, il est très difficile à battre en un contre un. Il sait orienter l'attaquant adversaire avant de déclencher un tacle glissé pour mettre le ballon hors du terrain. C'est probalement l'un des jeunes défenseurs les plus prometteurs de Ligue 1. Doté d'une bonne technique défensive, d'aptitudes physiques impressionnantes et d'un grand degré d'intelligence, il est encore perfectible dans son utilisation du ballon. Parfois il porte le ballon et en est dépossédé, ce qui offre une opportunité de contre-attaque à l'adversaire. Mais à seulement 19 ans, Fofana a toutes les qualités pour devenir un défenseur central de top classe."

Thuilot évoque les abos

05/04/2020
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"Les échéances mensuelles des supporters abonnés à Geoffroy-Guichard continuent à être prélevées alors que le championnat est suspendu. Sans savoir s’il reprendra. Et si c’est le cas, les cinq derniers matches devant se disputer dans le Chaudron se dérouleront très probablement à huis clos" souligne la dernière édition du Progrès.

DG de l'ASSE, Xavier Thuilot évoque cette situation dans le quotidien régional. "Pour l’instant, c’est une suspension, pas un arrêt. Il y aura une réponse économique et commerciale. On aura une discussion avec les abonnés et les supporters en temps voulu. Je ne suis pas inquiet, on trouvera une solution inédite si on sort de cette crise. Mais ça ne sera pas sans bleus et cicatrices. Il faut aborder la question avec une réflexion collective."

Nanard a refait le match

04/04/2020
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Vous avez raté la neuvième intervention médiatique de Bernard Caïazzo depuis que le Covid-19 a frappé en France ? C'était la plus longue ce soir sur RTL dans "On refait le match". Nous avons retranscrit les propos du coprésident de l'ASSE.

"Premièrement, la première chose qu’il faut dire, c’est qu’il n’y a rien, rien, rien qui passe avant la santé. Rien ! Aujourd’hui, je pense que ceux qui n’ont pas conscience de ça se trompent complètement. A un moment donné, le ministère des sports a commencé à dire « peut-être on peut commencer dans des entraînements fermés, confinés. » Ils sont complètement revenus là-dessus et ça, ça s’appelle la fausse bonne idée. C’est une très mauvaise idée pour une raison simple : quand vous aurez des joueurs ou des sportifs qui pendant des semaines auront été confinés, vous croyez qu’ils seront parfaitement sécurisés pour se retrouver dans un centre d’entraînement encore confiné tous ensemble, avec leur famille chez eux qui se poseront la question de ce qui peut leur arriver ? Sur le plan psychologique, ce serait une catastrophe. Toutes ces mesures-là, toutes ces idées, à un moment donné on peut comprendre que non. On est face à une guerre bactériologique. On est face à une situation qui est grave pour le monde entier. A partir de là, priorité à la santé !

La date de reprise, c’est le virus qui décidera. Vous ne savez pas, personne ne sait. On ne sait pas ce qui peut se passer. Qu’est-ce qu’a fait l’UEFA ? Elle a mis une date butoir, le 3 août, en disant que si les compétitions ne sont pas terminées à cette date-là, on considérera que les championnats sont terminés. Ils avaient dit au 30 juin, ils sont passés au 3 août. Est-ce qu’ils vont aller plus loin après ? Je ne sais pas. Eux ce qu’ils veulent c’est jouer au plus tard les matches d’Europa et de Champions League en août. N’oublions pas que ça représente trois milliards. Ils ont lâché l’Euro mais ils ne vont pas tout lâcher, ce serait une catastrophe économique pour eux.

Moi je n’ai pas ce raisonnement-là. Moi c’est le football français, c’est Première Ligue que je préside avec 90% de l’économie du football français. Nous on n’a pas ce raisonnement, on travaille sur différents scénarios sans se dire « ah ben c’est celui-là, non c’est celui-ci. » Tous ceux qui disent il faut arrêter net… Non, non ! Ce n’est pas des bons raisonnements. Le bon raisonnement, c’est d’être pragmatique. On va voir au 15-20 avril comment les choses vont évoluer. A partir de là, il faudra se préparer en conséquence mais n’oublions pas qu’il faudra avoir une préparation psychologique, pas que physique. Vous ne pouvez pas avoir que des garçons qui ont passé six semaines en confinement et qui vont se retrouver ensuite comme par hasard sur un terrain même avec une bonne préparation athlétique le mieux possible.

Moi ce que je dis c’est que s’il faut finir au plus tard au 3 août, il faut redémarrer le championnat autour du 25 juin. Si la santé le permet – je rappelle que c’est la priorité des priorités – je ne sais pas, mais parfois je doute (sic) , mais je suis pour terminer le championnat. Je suis pour le terminer ne serait-ce que parce que la Coupe de France ce n’est pas du tout une question de business, ça ne rapporte rien. Mais moi, la Coupe de France, si c’est pour la jouer à huis clos, je le dis tout de suite, ça n’a plus du tout la même saveur. C’est le rêve du peuple vert. Cette finale, vous pouvez la jouer en août ou en septembre.

Pensez-bien à quelque chose : il n’y a rien de plus important que la santé. On ne prendra aucun risque vis-à-vis de ça, vis-à-vis des joueurs, des spectateurs. Ça c’est le postulat numéro un. Moi je regrette le football d’avant, on n’était pas orienté business comme aujourd’hui. Aujourd’hui c’est trop. Moi je dis : "qu’est qu’on veut ? Que les joueurs internationaux aient dix Ferrari plutôt que neuf ?" Cela ne sert à rien, c’est une course qui est stupide ! Pour moi le football prend aujourd’hui un avertissement. Il faut tout redescendre d’un cran, il faut revenir à des choses plus raisonnables. La course à l’armement à laquelle se livrent les gros clubs ayant plusieurs centaines de millions d’euros de budget voire un milliard, à un moment donné, ça ne peut plus durer. Il faut plus de concertation, imaginer des salaires cassés, imaginer une économie différente, imaginer le vrai football.

Moi je me suis régalé dans les années 80, 85, 90, 95. Je me régale beaucoup moins aujourd’hui. Moi j’aimais un football qui était pur. Je suis le foot depuis que j’ai 6 ans, j’ai une bonne mémoire, vous pouvez me poser toutes les questions sur l’histoire du football. Moi je vais vous dire : il y avait Nicollin, Pape Diouf et moi, à l’époque où nous étions au conseil d’administration de la Ligue, on s’amusait à se poser des colles sur le foot lors des déjeuners. On a une connaissance de l’histoire du foot. Je sais qui c'est Bruneton, je sais qui c'est Rustichelli, je sais qui sait Abossolo. Moi je suis un passionné du football, et j’ai mal à mon football quand je vois que ça part dans une direction où à Saint-Etienne, on n’a pratiquement aucune chance par rapport à notre niveau budgétaire. Il y a des gens qui ont des budgets, six, huit, dix fois supérieurs !

Est-ce que je vais demander à mes joueurs de baisser leur salaire ? Cela dépend de quand se fera la reprise. Aujourd’hui vous êtes dans une situation où vous avez des charges alors qu’en face vous n’avez aucune recette. Si vous êtes encore dans cette situation en septembre, quelle entreprise peut tenir ? C’est comme si vous perdiez votre sang. Peut-être que vous en perdez peu, mais un jour, si vous ne faites rien, peut-être que vous aurez perdu tout votre sang et vous finirez par mourir.

Moi je crois qu’aujourd’hui, le tissu économique français… Vous savez ce qui passe : 228 000 entreprises ont demandé l’aide de l’Etat à travers les aides qui sont accordées. La situation est très difficile. Aujourd’hui dans le foot on est à l’arrêt. Moi j’ai bien aimé la phrase du président de la Bundesliga qui a dit : « Notre produit n’existe plus, nous n’existons plus. » C’est la vérité. Moi, ce n’est pas tellement cette saison que je crains dans le football français car on trouvera des solutions, même si on ne reprend pas le championnat.

Moi je crains la saison d’après. Qu’est-ce qui va se passer au niveau du tissu économique français qui aura pris trois ou quatre mois d’une situation très difficile. Aujourd’hui vous avez des partenaires, vous avez des loges, vous avec des trucs, vous avez des entreprises… Que va-t-il se passer. Ensuite il y a le sujet du mercato, surtout si nos voisins n’ont pas repris. Eux ce sont plutôt les clubs acheteurs, nous en France on est plutôt les clubs vendeurs. S’ils n’ont pas repris, dans quelle économie seront-ils ? Combien, quelle disponibilité en termes de mercato auront-ils, sachant que nos clubs sont plutôt vendeurs ?

Bon, nous on est le seul club français qui depuis dix ans n’a jamais perdu d’argent. Alors les leçons de gestion à l’ASSE… J’ai lu des trucs à droite ou à gauche. Je n’en veux pas aux journalistes sportifs, ils ne peuvent pas être des spécialistes en économie. C’est comme si on demandait à Xavier Thuilot d’entraîner et à Claude Puel de s’occuper des finances. Ça va quoi ! Tous les clubs sont concernés par le mercato, comme l’OL qui vend pour cent millions d’euros par an. L’OM, le LOSC… tous les clubs sont concernés, même ceux de Ligue 2 !

On est mal classés ? Ecoutez, il faut laisser Claude Puel avec son expérience. On a une équipe de jeunes formidables. Ils ont gagné la Gambardella la saison dernière, ils sont en train de monter en puissance. Moi les dernières discussions que j’ai eues avec Claude, m’avait dit… « Ecoute, on est en train avec l’effet Coupe de France d’avoir une énorme motivation des joueurs ». Il m’avait dit : « les entraînements se passent le mieux du monde, l’équipe monte en puissance, sois très confiant pour la suite de la saison. » Moi je ne suis pas gêné, je n’ai jamais eu peur de quoi que ce soit. Le grand regret c’est si on ne joue pas cette finale de Coupe de France et surtout si on ne la joue pas en présence de nos supporters.

S’il faut arrêter le football pour des raisons de santé, il faut l’arrêter. Si les chose se remettent, on reprend. Mais moi aujourd’hui je pense aux personnes qui sont en maison de retraite à l’isolement. Eux ils n’ont pas le coronavirus mais vous savez quel virus ils ont ? Le virus de la solitude. Ils ne peuvent pas voir leur famille. Quand vous avez 90 ans, c’est ça le vrai problème. Le vrai sujet il est là, il n’est pas au niveau du football. Moi je pense à ces personnes-là."

Miguel rêve du Real

04/04/2020

 

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"J'aimerais jouer dans une plus grande équipe en Europe" avait déclaré il y a trois jours Miguel Trauco dans le quotidien péruvien El Popular. Le latéral gauche des Verts a précisé sa pensée hier sur la chaîne de télévision espagnole Movistar Deportes. "Je voudrais jouer pour le Real Madrid, je suis fan de ce club, ce serait un rêve. Qui sait, je connais ma réalité mais c'est mon équipe préférée. J'étais accro aux phénomènes Zidane, Roberto Carlos, Beckham et Cristiano."

Nanard met un peu d'eau dans son vin (2)

04/04/2020
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Depuis le début du confinement, Bernard Caïazzo répétait à l'envi qu'il fallait terminer les compétitions "coûte que coûte". Nanard tient désormais un discours plus sensé tenant mieux compte du contexte sanitaire. Son intervention d'hier à l'AFP en témoignait, son interview de ce samedi à France Info le confirme.

"L'UEFA, qu'est-ce qu'elle dit ? Elle dit : "si vous arrêtez votre championnat volontairement alors qu'il reste encore du temps, nous ne l'accepterons pas". Si par contre on arrive à trouver une situation qui redevient dans une base assez normale, dans ce cas-là ben ils disent : "il faut se laisser le temps de jouer quitte à terminer en août." Moi j'adhère à ce discours parce qu'en fait ça veut dire "ne forcez pas l'arrêt" mais en même temps ça veut dire : "on ve veut pas non plus forcer la reprise pour des questions de business ou de je ne sais pas quoi". Moi, des fois, je me réveille la nuit et je me dis : "bon, allez, ce week-end c'est la finale de Coupe de France et on va voir tout le peuple vert au Stade de France.". Et puis je me réveille et je me dis :"Bon sang, tout ce qu'on peut imaginer, on peut tirer des plans sur la comète, on va reprendre à telle date, ça ne sert à rien. Celui qui commande, c'est ce saténé virus, c'est ce maudit virus." Il ne s'agit pas simplement d'avoir une fin d'épidémie. Il s'agit aussi d'avoir une sécurisation totale des sportifs. A partir de là, si on ne doit pas jouer, parce qu'on n'a pas le choix, effectivement, il y a une logique à ne pas terminer les compétitions."

Saliba rend babas les Bataves

04/04/2020
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Le site néerlandais Voetbal International met l'actuel numéro 4 de l'ASSE dans le onze des meilleurs joueurs nés aux XXIe siècle :

Früchtl (Bayern) - Dest (Ajax), Saliba (Saint-Etienne), Davies (Bayern), Kulusevski (Parme) - Camavinga (Rennes), Reinier (Real), Foden (Manchester City), Sancho (Dortmund) - Fati (Barça), Haaland (Dortmund).

Les Verts sur LCP, sur beIN... et sur Canal !

04/04/2020
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Ce week-end sera vert à la télé !

A 14h00, La Chaîne Parlementaire rediffusera son excellente émission Rembob'Ina sur le mythique Saint-Etienne - Kiev.

A 20h30, beIN Sport 1 rediffusera le derby du 30 novembre 2014. L'occasion de revoir Moustapha Bayal Sall, Ricky Van Wolfswinkel et Renaud Cohade terrasser les vilains !

Demain soir  Canal +  diffusera une soirée spéciale sur les derbys après un hommage rendu à Pape Diouf comme l'a annoncé Hervé Mathoux sur son compte twitter.

Noël évoque l'été (5)

04/04/2020
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Dans la dernière édition du Parisien, Noël Le Graët prédit une reprise des championnats professionnels.

"J’ai le sentiment que les championnats de L1 et L2 reprendront. A quelle date ? Je suis bien incapable de répondre. On peut jouer jusqu’à fin juillet, donc même avec une reprise à la mi-juin, les calendriers pourraient être tenus. Il est important et souhaitable que les titres sportifs soient décernés sur la base de résultats. Depuis quelques semaines, beaucoup d’avis se sont exprimés, notamment parmi les dirigeants de club. Forcément, je n’ai pas trouvé très opportun les tiraillements initiaux. Mais les choses s’arrangent autour de réunions constructives auxquelles je participe."

 

Crédit photo : Fred Tanneau, AFP

Il faut arrêter, c'est Clerc

04/04/2020
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Président de l’Andrézieux-Bouthéon Football Club (11e de N2 avec 5 points d'avance sur l'avant-dernier stéphanois), l'ancien défenseur des Verts François Clerc prône dans la dernière édition du Progrès l'arrêt définitif des championnats amateurs.

"Je pense que le communiqué concernant le National et expliquant que si l’on est encore confiné fin avril, la saison sera terminée, est très juste. J’aurais même tendance à dire que la saison est déjà terminée pour le monde amateur.  Il faut arrêter, puis se mettre autour de la table et discuter pour trouver la moins mauvaise solution.

Les joueurs auront été confinés pendant six ou sept semaines, cela me paraît compliqué de les voir reprendre dans de bonnes conditions physiques et psychologiques.

Tous les autres sports collectifs ont arrêté sauf le football, y a-t-il trop d’intérêts à défendre ? Il faudrait poser cette question à la FFF. Pourquoi le rugby a déjà arrêté ? Je pense que la fédération espère encore que l’on achève les championnats pour que cela pose le moins de problèmes possible. Mais il y a une chose impossible, c’est de finir après le 30 juin. Il y a des joueurs en fin de contrat, des congés payés à solder…"

Noël évoque l'été (4)

04/04/2020
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"La priorité reste la santé à tous les niveaux. Je sais que beaucoup de présidents de Ligue me conseillent d'arrêter les compétitions. Ma position est d'attendre le 15 avril" déclare Noël Le Graët dans la Pravda du jour. "Nous verrons alors l'évolution du virus et les positions sur le confinement. J'espère de bonnes nouvelles comme tout le monde. Mais, si l'état sanitaire du pays ne s'améliore pas à cette date, je ne vois pas comment on pourrait reprendre pour aller au bout d'ici à la fin juin."

Mais cette échéance du 30 juin ne semble pas impacter les championnats nationaux concernant l'équipe féminine de Jérôme Bonnet, la réserve de Razik Nedder, les U19 de Jean-Luc Dogon et les U17 de Patrick Moreau à la lecture du communiqué paru hier sur le site de la FFF.

"À ce stade de la crise sanitaire, il est encore difficile de se projeter dans la période post-pandémique. Mais la possibilité de reprise de nos championnats existe toujours. Il serait donc prématuré de prononcer aujourd’hui l’arrêt de la saison. La FFF prendra ainsi la décision de reprendre les championnats ou de les arrêter à l’issue de la période actuelle des mesures de confinement.

Une reprise des compétitions ne signifierait pas disputer l’intégralité des journées qu’il reste à disputer pour aller au bout des championnats. Il est exclu d’imposer un rythme de reprise irréaliste, en fonction du niveau des championnats, pour les faire aller à leur terme. Une réalisation partielle de la saison sera envisagée.

La date de fin des championnats sera logiquement dépendante du niveau de compétition. Ainsi, pour les championnats régionaux et départementaux, il n’est pas envisageable d’aller au-delà du 30 juin."

La FFF a par ailleurs écarté deux scénarios un temps évoqués qui auraient sauvé la réserve de l'ASSE, bien  mal embarquée en National 2 car avant-dernière avec un match de plus et trois points de moins que le premier non relégable.

"Un système avec montée et sans descente, la déclaration d’une saison blanche pour les championnats nationaux, est exclu. Cette décision ne répondrait en effet à aucune logique sportive. Si le championnat en cours est réputé pouvoir délivrer un verdict dans un sens, il en est de même dans l’autre. Quel que soit le sort des compétitions sur la fin de saison, les règles de fixation des classements seront établies au niveau national, et homogènes sur l’ensemble du territoire."

Président de la Ligue du Football Amateur, Marc Debarbat appuie cette décision dans la Pravda du jour.

"On veut faire des choses cohérentes avec les décisions de l'État. On ne fera pas prendre des risques aux gens et aux enfants. Mais le foot doit être au coeur de la reprise sociale et économique. On doit être prêts pour le relancer. L'idée est d'aller le plus loin possible pour le National, le N2 et le N3 afin de préserver une équité sportive."

Une finale incertaine

04/04/2020
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"La crise sanitaire entraîne de nombreuses inquiétudes compréhensibles dans le monde du football. La FFF a parfaitement conscience de la situation, sur le plan sportif, social et économique. Elle-même subira les retombées négatives de cette crise, avec le report des quatre matches de l’Équipe de France A, l’incertitude concernant la finale de la Coupe de France, notamment" peut-on lire dans un communiqué publié hier par la FFF.

 

Nanard met un peu d'eau dans son vin

03/04/2020
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Etrangement mutique depuis trois jours, Bernard Caïazzo s'est exprimé ce soir (à l'AFP) pour la 7e fois depuis le confinement. Après avoir pris quelques tacles depuis ses dernières sorties médiatiques, Nanard semble avoir mis un peu d'eau dans son vin.

"Le bureau de la Ligue dit de ne pas forcer l'arrêt ou la reprise. Il est hors de question de forcer la décision, surtout pour des raisons sanitaires. C'est d'ailleurs beaucoup trop tôt. Les Belges ont pris cette décision mais l'UEFA dit qu'il faut que les Championnats continuent, sinon il n'y aura pas d'inscription en Ligue des champions ou en Ligue Europa. Après, ce sont des problèmes de santé. Si on ne peut pas terminer, c'est une autre histoire. On peut terminer le 3 août au plus tard. On ne sait pas quelle sera la décision prise, une saison blanche, ou pas, ou autre chose.  Nous, à l'AS Saint-Étienne, il est clair que nous souhaitons terminer le Championnat, surtout avec la finale de la Coupe de France. Mais pas au prix de la santé de quiconque, joueurs ou environnement. Ce n'est pas une question financière mais une question de santé."

La saga de Geoffroy

03/04/2020
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Les Editions Dauwers ont publié avant-hier la version audio du chapitre 3 de "La Saga du Commerce Français" consacré à Geoffroy Guichard et à Casino. Dans ce podcast instructif de 28 minutes, notre stade est bien sûr évoqué.

"Pour beaucoup de Stéphanois et de passionnés de football, le nom de Geoffroy Guichard reste aussi attaché au stade des Verts de Saint-Etienne. Il a été construit en 1931 sur un terrain loué par Geoffroy Guichard à l'association sportive stéphanoise, pour une longue durée et pour un franc par an."

Le Saint tacle Nanard

03/04/2020
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Alors que Bernard Caïazzo a martelé plusieurs fois qu'il fallait terminer la saison coûte que coûte, le président brestois Denis Le Saint demande l'arrêt définitif du championnat de Ligue 1 ce soir dans une interview accordée à la Pravda.

"La santé est un facteur essentiel qui doit nous conduire à prendre des décisions fortes. Le football n'est pas la priorité aujourd'hui. Il s'agit d'un loisir. Dans l'ordre des priorités, il ne vient pas en premier, il ne vient pas non plus en deuxième, mais bien après pour les Français. Ils n'ont pas la moindre envie de rentrer dans un stade et les matches à huis clos ne font rêver personne. Il n'y a aucun intérêt à des rencontres jouées dans ces conditions-là. 

Le football est quelque chose que l'on partage avec les autres. Le financier, c'est une chose, mais la santé, c'est bien plus important. Pour moi, il est hors de question que j'amène mon équipe à Paris en mai ou en juin pour jouer le match retour contre le PSG. Les risques sont bien trop grands. J'ai trop de respect pour mes joueurs et pour mon staff pour leur faire courir des risquesDe mon point de vue, c'est la fin. Ça s'arrête là. Le Championnat doit s'arrêter.

La saison ne peut pas reprendre. La sortie du confinement va être très longue et très progressive, le Premier Ministre l'a dit. Il ne va pas falloir trop se déplacer. On ne peut pas reprendre. On ne peut pas parler d'argent dans le football quand les gens perdent leur vie, c'est indécent. On ne peut pas vouloir continuer coûte que coûte. Si certaines personnes veulent reprendre, c'est une grave erreur. Il ne faut pas gâcher l'image du football. On le payerait très cher. La saison est terminée."

Ces anciens sont uniques

03/04/2020
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France Football a concocté une équipe constituée de joueurs ne comptant qu'une seule sélection en équipe de France. On notera la présence de quatre anciens Verts, trois dans le onze de départ et un sur le banc.

Charbonnier - Jurietti, Z.Camara, Planus, Gillet - Amalfintano, Faubert - Sinama-Pongolle, Née, Piquionne, Savidan.

Remplaçants : Dutruel, Porato, Zébian, Jeannol, Garande

Comme le rappelle l'autoproclamée "bible du football", Papus a joué 90 minutes le 1er juin 2001 lors de la Coupe des Confédérations en Corée du sud (défaite 1-0 face à l'Australie). FSP a joué 20 minutes contre la Tunisie le 14 octobre 2008 (victoire 3-1). L'esclave a joué le dernier quart d'heure d'une victoire des Bleus contre l'Autriche (1-0) le 28 mars 2008.

Ajoutons que l'ancien acolyte de Philippe Tibeuf a quant à lui joué 83 minutes lors du match nul et vierge contre l'Irlande du Nord à Belfast.

La finale le 18 juillet ?

03/04/2020
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Les instances étudient la possibilité de faire jouer la finale de Coupe de France opposant Sainté au QSG, initialement prévue dans trois semaines, au samedi 18 juillet. Rien d'officiel évidemment pour le moment, surtout que la LNR voudrait préempter la même date pour sa potentielle finale de Top 14. Par ailleurs, la LFP réfléchit à faire sauter le Trophée des champions pour faire jouer la finale de la Coupe de la Ligue à la place le 1er août.

Y'a des choses plus graves que le foot dans la vie

03/04/2020
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A l'instar de Ryad Boudebouz, Wahbi Khazri s'est confié à l'ancien joueur de Strasbourg et Lens Ali Mathlouthi hier lors d'un tournoi de FIFA diffusé sur twitch. Extraits.

"J'avais pris un carton jaune quand tu jouais à Strasbourg car j'avais fait faute sur toi avant de te tirer dessus ? J'étais jeune à l'époque, je me suis calmé. C'est ma deuxième saison à Sainté. J'ai joué quatre CAN et une Coupe du Monde. La Coupe du Monde, c'est le top du top, il n'y a pas d'excuse, il y a les meilleurs joueurs du monde... C'est un rêve qui s'est réalisé ! 

J'étais blessé mais j'ai repris, je me suis entraîné normalement. Je devais être dans le groupe contre Monaco mais malheureusement ce match a été reporté et le championnat a été suspendu à cause de ce sale virus. Du coup on reste à la maison tous les jours. J'ai deux enfants, un va bientôt avoir deux ans et l'autre a cinq ans et demi. Franchement ça se passe bien, on a un programme. Le matin on travaille avec les petits. L'après-midi c'est la sieste et après un peu de sport.

C'est important de rester chez soi en cette période de confinement. Ne pas pouvoir jouer au foot, c'est un peu compliqué ? Franchement, y'a pire. Y'a des choses plus graves que le foot dans la vie. Ce serait bien pour tout le monde que la compétition reprenne. Mais il ne faut pas le faire pour de mauvaises raisons, il y a des enjeux plus importants que l'argent. C'est important de bien respecter le confinement.

Quand on joue à FIFA mon fils prend le PSG car il est fan de Neymar et Mbappé. Le meilleur joueur de Ligue 1, c'est Neymar. Il a un don. Le défenseur le plus fort de Ligue 1 ? Ceux de Paris. Marquinhos, Thiago Silva. Thiago Silva, c'est la classe. A Rennes je t'ai fait kiffer quand je jouais en 9 ? A la base je joue plus en 10 ou sur le côté. La célébration de mes buts ? C'est pour Madame. On avait fait ça à l'époque à Bastia, c'est resté.

L'atmosphère du championnat anglais, c'est top. Le rythme est élevé en Premier League mais à part les grosses équipes, ça manque un peu de technique. Là-bas, les entraînements sont basés sur le jeu, il n'y a pas beaucoup de physique mais c'est intensif. Actuellement on est 17e mais on revenait bien. On est en finale de Coupe de France. Franchement c'est très bien, j'espère qu'on pourra la jouer. Saint-Etienne au Stade de France... Franchement on a un public exceptionnel ! Ça te fait penser au public de Lens ? Ouais, c'est le même truc. A Sainté, franchement, l'ambiance, c'est exceptionnel !"

Fofana roi des interceptions

03/04/2020
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Comme le souligne le site Planet Football, Wesley Fofana est le joueur de moins de 21 ans qui a réussi le plus d'interceptions par match cette saison (2,6). Il devance le défenseur argentin du Genoa Cristian Romero (2,4) et le milieu de terrain de West Ham Declan Rice (2,1).

Vagner est rentré au Cap-Vert

03/04/2020
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Trois mois après son opération (il s'était luxé la cheville et fracturé le péroné contre le Paris FC le 29 novembre dernier), Vagner a retrouvé les terrains il y a un mois pile-poil pour s’entraîner à part avec le préparateur physique de l'ASNL. "En ce moment, Vagner est dans la phase de réapprendre à courir, il a passé la phase de la marche, il a retrouvé le travail avec ballon et ça va de mieux en mieux" déclarait ce dernier il y a deux semaines dans L'Est Républicain.

Ce même quotidien nous a appris hier que le joueur sous contrat avec l'ASSE jusqu'en 2022 est rentré dans son pays natal.

"Dès qu’il a compris que la situation de confinement était partie pour durer, Vagner a demandé l’autorisation au club de rentrer au Cap-Vert. Avec le confinement, il était impossible pour lui de suivre son programme de remise en forme sur Nancy.  Au Cap-Vert, le dribbleur prêté par Saint-Etienne est tout de suite entré en contacts avec le staff de sa sélection nationale qui l’aide au quotidien pour retrouver le plus vite possible l’intégralité de ses moyens physiques."

Sainté va morfler ? (2)

03/04/2020
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Selon la dernière édition du Parisien, l'ASSE fait partie des clubs de L1 les plus menacés par les conséquences économiques du coronavirus.

"Le football français vit sur un seul modèle : tabler sur les droits télé et équilibrer ses comptes avec les ventes de joueurs. Enfermé dans ce schéma dont il ne peut pas s’extraire, le foot français est aujourd’hui piégé. Rejouer devient pour lui une nécessité. Mercredi, lors d’une table ronde organisée par Be Sport et Olbia, Frédéric Longuépée, le PDG des Girondins de Bordeaux, s’est montré très clair :

"Il est capital que le championnat reprenne, même si on n’a aucune visibilité. La reprise, même à huis clos, est synonyme de droits télé et peut garantir la survie des clubs. En Espagne, ils commencent à l’évoquer : regrouper les joueurs et les équipes, les confiner afin qu’ils ne puissent pas être exposés à leur environnement proche, testés tous les matins. Le joueur qui aurait des symptômes serait écarté, etc."

Nantes, Saint-Etienne, Lille sont aujourd’hui les plus menacés, même si on se refuse à prononcer les mots de "dépôt de bilan". Mais il guette. Hier, la Ligue belge de football a mis fin à sa compétition, en entérinant le classement avant son arrêt, le 7 mars. C’est ce que veut éviter, coûte que coûte, le football français."

 

Nanard est un gros malin

03/04/2020
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La Pravda met à l'honneur notre inénarrable Nanard. Extraits.

"A la tête du syndicat Première Ligue, le coprésident de l'ASSE est souvent pointé du doigt pour son activité en coulisses qui cacherait, selon ses proches, un simple besoin de se faire aimer.

De Bernard Caïazzo (66 ans), découvert il y a quinze ans, reste un souvenir mitigé, entre un déjeuner tout en séduction et courtoisie près de l'Arc de Triomphe et, plus tard, la sidération d'une scène au cours de laquelle il tomba dans les bras d'un ancien Vert qu'il habilla ensuite, devant des VIP goguenards, pour plusieurs hivers foréziens, un soir de match à Geoffroy-Guichard.

Retors, machiavélique ou "incroyable séducteur" comme le pense l'homme d'affaires Luc Dayan, rencontré en 2003, en marge de la vente du club stéphanois ? Gervais Martel, l'ancien président de Lens, l'assure : "Bernard n'est pas un intrigant. C'est un gros malin et ce n'est pas péjoratif. Cela lui permet de se faire accepter de gens totalement différents."

 

Crédit photo : Joffroy Guy, SIPA

L'effet salaires

03/04/2020
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Selon la dernière édition de la Pravda, le syndicat des joueurs français et ceux des clubs sont proches d'un accord sur une baisse momentanée des rémunérations pour faire face à la crise.

"Dans le détail, il est évoqué un paiement différé sur un pourcentage du salaire ou sur le chômage partiel (70 % du brut) qui s'est généralisé avec la crise. Avec quatre tranches. En dessous de 10 000 euros de salaire mensuel, les joueurs conserveraient l'intégralité de leur rémunération. Entre 10 000 et 20 000 €, la baisse serait de 20 %, entre 20 000 et 50 000 €, de 30 %, entre 50 000 et 100 000 €, de 40 %, et au-delà de 100 000 €, de 50 %.

Ces sommes seraient déduites dans l'immédiat pour passer ce cap difficile et seraient ensuite reversées progressivement aux joueurs lorsque la situation s'améliorera. Avec une garantie de créance prioritaire sur les futurs droits télévisés. Chaque joueur, dans chaque club, se verra proposer cette possibilité, mais il restera libre de souscrire ou pas à cette initiative. Cette solution d'urgence devrait rencontrer un écho favorable et la majeure partie des joueurs y souscrire."

Boudebouz, plaisir d'offrir

02/04/2020
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Ce jeudi, lors d'un tournoi de FIFA diffusé sur twitch, Ryad Boudebouz s'est confié à l'ancien joueur de Strasbourg et Lens Ali Mathlouthi. Extraits.

"Cette saison on a galéré un petit peu mais il faut se maintenir. On est en finale de Coupe de France, on aura sauvé la saison et on y verra plus clair pour la saison prochaine. Mon but contre Rennes qui nous qualifie en finale, c’était énorme. Quand les gens ne connaissent pas la personne, qu’ils ne voient que le joueur, ils se font des images. Mais la plupart des joueurs, on est comme ça, on est terre à terre, on est vrai, on est comme tout le monde. Et ça, les gens ne le savent pas.

Mes stats, 432 matches professionnels, 65 buts, 63 passes décisives… ça va, c’est équitable, non ? Je marque mais je préfère faire marquer. J’aime trop, quand t’arrives devant le but, que tu peux la donner et faire marquer, il n’y a pas mieux pour moi. J’ai grandi comme ça, j’aime donner de bons ballons. Dans ma tête, je ne suis pas un attaquant, je suis un mec qui aime faire des passes décisives. Mon don à l’hôpital Pasteur de Colmar pour lutter contre le Covid-19 ? C’est très important d’aider. C’est ma ville natale, je sais qu'il y a beaucoup de gens touchés par ce virus en Alsace.

Le plus important, dans cette période, c’est de respecter le confinement, de rester chez soi. C’est sûr que le foot ça manque. Quand tu t’entraînes tous les jours, tu vois tes potes, tu fais des matches. On vit de ça depuis une dizaine d’années. C’est dur de ne pas jouer au foot mais j’en profite pour rester avec ma famille. Avec l’Europa League en première partie de saison, on a beaucoup voyagé, on n’était pas tout le temps à la maison. Il faut profiter de cette période, se dire que ce sera peut-être nos vacances cette saison et bien se reposer.

Je suis plus Messi que Cristiano. Pour moi Messi est au-dessus. Avant d’aller en Espagne, j’étais CR7, mais quand j’ai joué contre Messi, j’ai compris. Enorme, il est énorme ! C’est injouable. En Ligue 1, le meilleur ? Franchement, j’aimais beaucoup Hatem Ben Arfa. C’est un génie, il est trop fort. Les trois meilleures ambiances de France ? En un Geoffroy-Guichard, ensuite le Vélodrome et après Lens. Le joueur qui m’a inspiré, qui m’a donné envie de jouer, c’est Zizou. Les trois meilleurs défenseurs de L1 ? Thiago Silva, Thiago Silva et Thiago Silva. Il est trop fort, on dirait qu’on est des enfants et qu’il joue avec nous. J’aime beaucoup Marquinhos aussi."

 

Lorenzi tacle Nanard

02/04/2020
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Directeur sportif du Stade Brestois, Grégory Lorenzi tacle Bernard Caïazzo dans la dernière édition du Télégramme. Extraits.

"C’est indécent, scandaleux de rentrer dans une guerre de droits télés. Aujourd’hui, je pense qu’on devrait plus parler des médecins et des gens qui travaillent dans les hôpitaux en train de sauver des vies que de parler de Canal +, de beIN et des clubs du football français. C’est vraiment un manque d’intelligence vis-à-vis de l’opinion publique. Après, ces gens-là peuvent très bien dire, « oui, mais ce sont les droits télés qui vous font vivre ». J’ai envie de leur répondre que je ne souhaite pas qu’ils aient des proches sur un lit d’hôpital. On verra si les droits télés seront là pour sauver leur vie.

J’ai l’impression que beaucoup veulent jouer à Zorro alors que la vérité, c’est le gouvernement qui l’aura. Il décidera quand la vie reprendra son cours normal. Et, en fonction de ça, à nous, clubs, de nous adapter pour savoir quelle est la meilleure solution possible, étudier ce qu’on peut faire, ne pas faire. Avant, ça ne sert à rien que chacun fasse des plans sur la comète, que chacun veuille jouer sa partie. On est en confinement et des clubs veulent des passe-droits pour reprendre plus tôt l’entraînement ? Je n’espère pas que ces gens qui pensent à ces conneries soient un jour touchés par le virus et sur un lit d’hôpital en train de se dire « putain j’espère qu’on va me sauver ». C’est aberrant.

La situation, ce ne sont pas les représentants de la Fifa, de l’UEFA, des Ligues ou des clubs qui vont faire que cela s’arrangera. C’est le gouvernement, point barre. Il faut que les gens arrêtent de dire, « on va faire ci, on va faire ça, on va peut-être demander ça ». La vie est beaucoup plus importante que les droits télés, la santé vaut sans doute beaucoup plus que certains millions. Peut-être que les montants des transferts redeviendront un peu plus normaux, peut-être que le salaire moyen d’un joueur de Ligue 1 ne sera plus de 40 000 euros mais de 25 000… Voilà, c’est comme ça. Après, quand on vit au-dessus de ses moyens… Des grands clubs en difficulté demandent d’être solidaires, mais ce n’est pas que quand ça les arrange."

Bell et Mendy pleurent leur Pape

02/04/2020
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Le 6 avril 1994, Joseph-Antoine Bell et Etienne Mendy jubilaient face aux vilains.

Depuis avant-hier soir, les deux anciens joueurs stéphanois pleurent la perte de leur Pape.

"Un journaliste m'a appelé mardi soir pour me dire que Pape était hospitalisé, puis j'ai discuté pendant une demi-heure avec Roger Milla et j'ai réalisé que Pape, avec son diabète et son lourd passé de fumeur, était en danger. Pape Diouf, c'était un ami, que je voyais tous les après-midi à Marseille, puis que j'avais souvent au téléphone le soir" rappelle l'ancien gardien des Verts et des Lions Indomptables dans La Provence. "J'ai été à l'origine de sa reconversion, quand il m'a annoncé que Le Sport, journal qu'il avait rejoint en quittant La Marseillaise, allait cesser sa parution. Je lui ai dit qu'il pourrait devenir agent de joueur, profession qui n'avait pas très bonne réputation à la fin des années 80. Je me suis d'abord assuré qu'il voulait s'y lancer, avant de passer des coups de fil à des joueurs pour le recommander. Et son sens moral, sa droiture ont grandement contribué à redorer l'image des agents. Sa mort est un choc, un grand choc pour moi. Je suis vraiment très triste."

"Il était tout pour moi car on a tout partagé, ensemble, depuis 30 ans. Pape, c’était notre assurance tout-risque. Il nous tranquillisait, nous rassurait et nous donnait confiance. Il avait toujours les mots qu’il fallait au bon moment. Il écoutait, il observait. Il a eu un impact sur beaucoup de personnes, a servi de déclic. Tous ceux qui l’ont rencontré ne pourront l’oublier" déclare dans Ouest-France celui qui avait mis un doublé face aux banlieusards à Geoffroy-Guichard. "Il a dit non à Bernard Tapie, il s’est opposé à Jean-Michel Aulas. Il détestait l’injustice."

Milla s'est remis au vert

02/04/2020
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Dans la dernière édition de Corse-Matin, l'ancien attaquant stéphanois Roger Milla parle de ses actions écologiques.

"J'ai créé la fondation Coeur d'Afrique - Roger Milla en 2005. Quand mon épouse Evelyne s'est tuée dans un accident de la route, j'étais sous le choc. Puis j'ai voulu me rendre utile, en prenant en charge les blessés de la route. Le projet s'est avéré trop difficile à concrétiser. J'ai changé d'orientation pour m'occuper des enfants de la rue. Des défavorisés et des autres nécessiteux. En 2016 on s'est aussi lancé dans le recyclage des déchets plastiques. C'est un véritable fléau à Yaoundé car ils engorgent, obstruent et souillent les cours d'eau naturels de la région. Notre démarche vise à lutter activement contre la pollution mais aussi à permettre aux jeunes en difficulté sociale de travailler. Au plan logistique, nous manquons de véhicules pour stocker l'ensemble des déchets. Au plan financier, nous manquons de partenaires pour assurer la rémunération des employés."

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