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Cabella a kiffé Sainté

09/07/2018

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Rémy Cabella se confie longuement dans France Football à paraître demain. Extraits.

 

"Soit je me la coulais douce et je restais à l’OM, j’avais ma petite maison au soleil, tranquille, soit je prenais le tremplin et je cassais tout. C’est ce que j’ai voulu faire en allant à Saint-Étienne. À la base, je voulais le faire avec Marseille, ça. Mais si on ne me donne pas la petite clé, je ne peux rien y faire. Chaque équipe de foot a un groupe de discussion sur WhatsApp. Avec Snapchat et tous les réseaux sociaux, je suis toujours resté en contact avec les joueurs de l'OM. J’ai aussi reçu des messages du président Eyraud tout au long de la saison. Vers la fin, Rudi Garcia m’a contacté pour me féliciter de ma saison. Ils ne m’ont pas laissé sur le bord de la route. Tout le monde était content pour moi, même les gens de la communication, par exemple. Ils m’envoyaient des messages quand je marquais.

Saint-Étienne, c’est un club que je connaissais, mais je ne savais pas exactement où je mettais les pieds. Je m’y suis senti comme à la maison et, sur le terrain,j’ai rendu aux gens ce qu’ils m’ont offert en tribunes et en interne. D’emblée, ça s’est bien passé avec Oscar Garcia. C’es lui qui m’a fait venir et m’a convaincu. Il m’a dit ce qu’il attendait de moi et laissé faire ce que je voulais. Il savait que j’avais besoin de liberté et qu’il ne fallait pas me mettre trop de contraintes. Je n’ai pas pu jouer avec Sablé car j’étais blessé. Et puis, ensuite, avec Jean-Louis Gasset et Ghislain Printant, ç’a été le surplus de confiance. On avait un groupe énorme. Il y régnait une ambiance terrible, on s’est régalés sur le terrain en seconde partie de saison. Grâce à cette bonne ambiance, on s’est lâchés. Vous ne pouvez pas imaginer ce que les Verts m’ont apporté... Je suis tellement content d’avoir fait ce choix. Pourtant, il ne fait pas spécialement beau, il n’y a pas la mer mais je me suis dit : “Je m’en fous, j’yvais!” Je suis arrivé dans une ville où j’ai kiffé la mentalité, les gens, vraiment tout. Si un joueur hésite –“Bof, je sais pas trop, c’est pas joli Saint-Étienne, y a rien à faire...”–, je lui dirai de ne pas se poser de questions. Vas-y, signe ! Le football, ça efface tout le contexte.

J’avais un certain statut en arrivant à Sainté. Je ne vous cache pas que j’avais un peu peur de la rivalité ASSE-OM et d’être étiqueté pro-Marseillais. Les mecs m’ont tout de suite fait comprendre que j’étais l’un des leurs. De toute façon, quand tu donnes tout pour ce club, les supporters sont très intelligents et à fond derrière toi. Tout le monde en Corse me demande : “Alors, le futur, pas trop inquiet?” Non, je ne suis pas inquiet. Je suis libéré dans ma tête. Après une saison comme ça, je suis tranquille. Je reprends avec Marseille, c’est mon contrat. Il me reste deux ans. Je suis un joueur prêté, je reviens dans mon club et je ne sais pas ce qui va se passer. Je vais faire ma préparation, s’il faut discuter avec le coach, on le fera comme l’année dernière. S’il n’y a pas besoin de discuter, on ne le fera pas et je resterai à Marseille. Il n’y a aucun problème.


Rudi Garcia ne m’a pas appelé pour me dire: “Rémy, faut qu’on discute.” Moi non plus. Ce n’est pas grave car les choses sont claires. Je reviens de blessure, je vais faire mes soins, ma préparation et onverra...Si Marseille a besoin de moi, je resterai à Marseille. J'ai terminé la saison avec une fracture au pied mais ça va bien, je me suis fait opérer. J’ai vu le chirurgien il n’y a pas longtemps à Marseille. Tout va bien, ça suit son cours. Bien sûr, saint-Etienne essaye toujours de me faire revenir. Je m’en doutais. Ça s’est super bien passé avec les gens au club. Je suis quelqu’un d’humain, je rigole avec tout le monde, ils m’ont tous aimé. Les joueurs aussi, ils ont tous envie que je reste, ils me l’ont dit. Je suis toujours dans le groupe de discussion WhatsApp des joueurs de l’ASSE.Le staff veut me garder, je le sais. Marseille a dit: “Si Cabella doit partir, ce sera tant.” Et c’est vrai que pour Sainté, ce sera peut-être un peu trop cher...


Marseille a les cartes en main. Il me reste deux ans de contrat. Je n’ai pas dit que je voulais absolument partir ou que l’OM m’a mis sur la liste des transferts. Je dis juste que si Marseille ne compte pas sur moi, Sainté fait partie des clubs que je pourrais choisir. Avec Rudi Garcia, on est cash. L’été dernier, on n’a pa tourné autour du pot. Je lui ai dit que je voulais rester à Marseille et prendre la place d’Untel,Untel... Je lui a dit les noms. Il m’a fait savoir ce qu’il avait en tête et j’ai bien aimé sa franchise. Je préfère un coach comme ça. Même s’il me dit: “Rémy, je ne compte pas sur toi!”, ce n’est pas pour ça que je vais le haïr, au contraire. S’il me dit qu’il compte sur moi,je serai là. Je ne me fais pas de soucis. Avec moi,il sera franc. Il n’y a pas que Saint-Étienne qui me veut... Mais, jusqu’à preuve du contraire, je ne suis pas sur la liste des transferts à Marseille.


Je crois encore à un avenir à l'OM. Pourquoi pas ? Si j’avais fait une saison blanche, je vous aurais dit ça allait être compliqué. Mais je sais que je suis capable de faire de belles choses et que je peux être monstrueux, donc je me vois un avenir à Marseille, oui. Si on me donne une petite clé... Sinon, ça ne sert à rien. J’ai envie de retrouver la Ligue des champions. Pas à la télé, mais sur le terrain. (Rires.) Je dis ça comme si c’était facile, mais c’est un objectif. Avec ce que j’ai vécu cette année, je sais que j’ai le niveau. A Saint-Etienne, je me suis retrouvé et j’ai retrouvé mon niveau. Je me suis régalé. Les gens savent à nouveau de quoi je suis capable. Je ne me pose plus de questions, je joue comme je sais le faire. À Marseille, quand je contrôlais le ballon,je faisais la passe. À Sainté,je prenais le ballon, je le remontais pendant cinq secondes, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.C’est ce dont j’ai besoin et les joueurs m’encourageaient à le faire. Je ne veux pas être bridé,c’es mon jeu.


Maintenant, je joue comme je joue. Quand on me disait : “Oh Rémy, lâche le ballon un peu!”, ça me faisait kiffer. Quand on ne me le dit pas, je ne suis pas content. Je veux qu’on me dise: “Arrête de croquer! Oh! Fais des passes!” Ça signifie que je suis fort, que je suis dans mon match, que je suis moi-même. Aux entraînements, à Saint-Étienne, il y en a qui pétaient un câble. Je faisais exprès de ne pas faire de passes, ça me faisait marrer. Ça tranche un peu avec l’époque Galtier et des Vert plus pragmatiques ? Ouais et alors? Les supporters ont kiffé. Je n’ai reçu que des messages positifs. Ils m’ont dit: “Ça fait longtemps qu’on n’a pas eu un 10 comme ça. ”T’imagines...Tu joues ton jeu, tu fais ce que tu veux et on te sort ça dans un club avec une telle histoire...Le top !"

   


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