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Plus qu'une équipe

21/06/2018
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Dans un long entretien paru ce jour dans Le Figaro, Jean-Michel Larqué revient évidemment sur ses vertes années. Extraits.

 

"Lors de la dernière de «Larqué Foot» le 8 juin dernier sur RMC, j'ai eu beaucoup de mal à retenir mes émotions et mes larmes. Quand vous voyez débarquer, celui pour qui vous avez un immense respect et qui vient spécialement d’Alger pour vous, ça ne laisse pas insensible. Je parle bien sur de Rachid Mekhloufi. Je n’ai pas un coeur de pierre et je me rappelle tout ce que cet homme m’a apporté. Je ne pleure pas parce que je suis fan de lui mais parce qu’il me rappelle de superbes souvenirs. Et puis, quand je vois mes anciens coéquipiers, Curkovic, Piazza, Lopez, Revelli, Santini, Rocheteau… qui se sont déplacés pour l’occasion. Ils sont là et ça veut dire quelque chose.

 

On était plus qu’une équipe. A l’époque, on ne savait  pas qu’on resterait un groupe fortement uni par la solidarité. Quand j’entends aujourd’hui les déclarations : "on s’est réuni et on s’est parlé", nous on se parlait pas ou très peu mais sur le terrain on montrait l’exemple et on faisait le travail. Ce qui se faisait sur le terrain valait toutes les réunions et les déclarations qu’on entend maintenant. Ça me dérange qu’aujourd’hui on apporte autant d’importance à ces réflexions qui ne veulent absolument rien dire. Si le groupe "vit bien" ou "monte en puissance" comme ils disent, qu’ils me le montrent sur le terrain.

 

Dans ma famille on ne vivait que pour le football. Mais le monde professionnel était très très loin de mes pensées et tout aussi loin des souhaits de mon père qui était mon entraîneur. Un jour, quand un monsieur lui a tapé sur l’épaule pour lui dire "ça serait bien que votre fils vienne passer huit jours à Saint-Etienne", il lui a répondu "on verra parce qu’il y a d’abord le baccalauréat". Même quand on sentait que je pouvais faire une carrière, quand j’étais titulaire à Saint-Etienne en 1966 à seulement 18 ans, il n’était pas question pour mon père que je lâche mes études.

 

J’ai eu beaucoup de chance dans ma vie. J’étais dans un tout petit club à Pau, la Jeanne d’Arc du Bearn et en tant qu’international junior, je pouvais signer dans tous les clubs professionnels. J’ai vu défilé, rue Victor Hugo dans la maison de mes parents, à peu près les trois quarts des directeurs sportifs des clubs de D1 et D2 à l’époque. Je me souviens avoir vu des gens de Lille, de Rouen, de Strasbourg, de Lyon, de Bordeaux… et j’ai choisi Saint-Etienne. Pour quelles raisons, je ne sais pas mais ce qui est sur, c’est que si je n’avais pas fait ce choix, tout ce que j'ai vécu ensuite ne se serait probablement jamais passé.

 

J'ai eu un accrochage avec Luc Sonor, que j'avais traité de pipe. Il a tenu à participer à la dernière de votre émission et il a salué ma carrière.C’était très fort et c’est la marque d'une grande intelligence. C’est bien la preuve qu’il y a des choses plus importantes qu’un contrôle manqué ou une passe ratée. Il faut relativiser. Quand on est footballeur, on a l’impression d’être le nombril du monde mais ça ne reste que du football et les commentaires ne restent que des commentaires. Je conçois que sur le coup ça froisse et que ça vexe mais au fil des années on se rend compte que ce n’est pas grand chose."

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