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Ephéméride du 19 Mai

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19 mai 1984 : ASSE 0-2 RC Paris - Barrage retour

Il faut sauver le soldat ASSE et toute la ville a répondu présent !
Toute ? Non, il semble que les joueurs eux-même sont absents de ce match décisif...

La feuille de match
Samedi 19 mai 1984 - Barrage pour le maintien en Division 1 - Stade Geoffroy-Guichard
Match retour: ASSE 0-2 RC Paris (aller: 0-0)
Spectateurs: 45.000 - Arbitre: M. Konrath

Buteurs : A. Oekland (16e) et E. Ekéké (66e)

ASSE: J. Castaneda - E. Clavelloux, T. Oleksiak, P. Mahut, P. Ferri - G. Peycelon, J.L. Ribar, J.L. Zanon, J. Kupcewicz - D. Sanchez, P. Carrot. Entraîneur: Robert Philippe
Racing Club Paris: P. Bas - F. Peltier, V. Zvunka, E. Renault, J.C. Lafargue - B. Tihy, R. Baltimore, L. Laachi, R. Madjer - A. Oekland (B. Mahmoud 85e), E. Ekéké (F. Chebel 75e). Entraîneur: Alain De Martigny



Le souvenir du match
Il y a des soirs que l’on voudrait voir vite s’achever. Des soirs maudits où tout s’achève. Des soirs de fin du monde. Comme une mort subite, abrupte et injuste. Une sentence funeste exécutée sur le champ. Il y a des lendemains qui se lèvent trop vite. Une nouvelle journée à ne pas vouloir vivre. Un lendemain de défaite où tout s’est arrêté.

Le 20 mai 1984 fut un de ces lendemains. La veille, les Verts étaient rayés de la carte de France du vrai football, celui des grands noms, celui de la première division. Gros titres dans les journaux dominicaux, une des infos à la radio et à l’écran. Un écran noir à vous faire passer le goût de ne pas manquer "Les enfants du rock" en deuxième partie de soirée après avoir éteint, atone, la radio.



Le coach du Racing, De Martigny, et son président, le fameux Lagardère


Les faits du match
Saint-Etienne - RC Paris, 19 mai 1984. Retour en barrage.
Si la sérénité ne plane pas sur les épaules du onze de Robert Philippe, fugace entraîneur des verts après Jean Djorkaeff, l’espoir du maintien reste de mise. À l’aller au stade Yves-du-Manoir, les deux équipes se sont séparées sur une vierge parité (0-0). Pour autant, le buteur parisien Madjer estime les chances du Racing d'être promu à 90%. Excès de confiance ou réalisme ?

Car cette saison 1983-84 revêt l’aspect d’un "calvert" pour l'ASSE. Les Verts ne se sont jamais hissés plus haut qu’une piètre 15e place au classement, oscillant globalement entre la 17e et la 19e place. Un véritable parcours de relégué. Aucun buteur stéphanois n'atteint les 9 buts... Avec une moyenne d’à peine 12.000 spectateurs, les partenaires de Kupcewicz dégarnissent Geoffroy-Guichard à vue d’œil.
Pourtant, ce samedi 19 mai 1984, comme aux plus grandes heures européennes, ils sont là. Les supporters ont massivement compris que la verte patrie est en danger de mort. Saint-Etienne en D2, huit ans après Glasgow ? Impensable ! Alors GG est plein à craquer.



Le Parisien Rabah Madjer face à Patrice Ferri


Peine perdue. On joue seulement depuis 16 minutes lorsque le Norvégien Arne-Larsen Oekland (photo) ouvre la marque, inscrivant un précieux but à l'extérieur et plongeant GG dans la consternation. Il faut marquer deux fois pour s'en sortir. L’ASSE en a vu d’autre, se dit-on. N'empêche qu'à la mi-temps: 0-1.

Les statistiques de la saison ne plaident pas en faveur des Verts. À domicile, Saint-Etienne a inscrit 16 buts et en a concédé 19. Sur ces 19 buts, 14 ont été encaissés en 2e mi-temps, dont 8 dans le dernier quart d’heure.
De toutes façons, il ne faudra pas attendre la fin du match pour voir le sort des Verts scellés. Eugène Ekeke, qui fera par la suite les beaux jours de l’attaque valenciennoise, se charge d’achever Saint-Etienne à la 66e. 0-2. C’en est fini. Les Verts en D2, c’est un cauchemar qui prend vie.


 


L'ASSE entre pour quelque temps dans un semi-oubli devant une France du ballon rond consternée et incrédule.
Le RCP, lui, gagne le droit à l’élite mais fera vite l’ascenseur. De nombreux nostalgiques s'en réjouissent. Mais fallait-il vraiment qu'un club historique du championnat de France ressucite en mettant un autre à mort ?



Le Saviez-vous ?
- Avec à peine 30 points, l'ASSE avait fini 18e du classement. Confirmée par cette défaite, c'est la 2e relégation seulement de l'histoire de l'ASSE (qui en connaîtra 4). Néanmoins, elle a moins de classe que celle de 1962 qui avait vu les Verts quitter la D1 avec une Coupe de France en poche

- En 1984, la Division 2 est encore composée de deux groupes. La montée directe est réservée au premier de chaque groupe. Pour accéder en D1, les seconds et les troisièmes doivent parcourir un véritable marathon se terminant par un match aller-retour contre le reléguable de D1. C’est ainsi que le RCP, 2e du groupe B avait d’abord écarté Lyon (3-1) en pré-barrage avant d’éliminer Nice (2-0, 1-5) puis l'ASSE (0-0, 0-2).

- Le RC Paris, financé par l'homme d'affaires Jean-Luc Lagardère, ne restera qu'une saison en D1, finira dernier puis remontera au terme de la saison suivante. Ce second club parisien attirera ribambelle de stars durant les années 80 pour finalement déposer le bilan en 1992 sans avoir réussi à étoffer son palmarès. Il joue aujourd'hui sous le nom de RCF (Racing Club de France), son nom historique... en DH.

- Trois Stéphanois disputent ce soir-là leur dernier match sous le maillot vert: Jean-Louis Zanon ne va pas tarder à poursuivre sa longue carrière à Marseille, Pascal Carrot ira s'engager à Valence à l'intersaison et Philippe Mahut, expert des déroutes de fin de saison, n'hésitera pas à rallier son bourreau du jour: le RC Paris !

- C'est le dernier match de Victor Zvunka, défenseur parisien, qui va entamer une longue et prolifique carrière d'entraîneur parmi plus de 15 clubs et qui se poursuit toujours. La première équipe qu'il aura sous ses ordres ne sera autre que... le RC Paris !

- Le buteur algérien Rabah Madjer n'est pas encore très connu. Il va pourtant exploser à la face du monde en 1987 en marquant un but fabuleux en finale de C1 sous le maillot de Porto face au Bayern Munich. Sa talonnade croisée victorieuse porte aujourd'hui son nom, la "Madjer"

Source: Vintage Football Club

par Greenwood, le 19/05/2017

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