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Ephéméride du 8 Mai

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8 mai 1971 : Naissance de Dominique Casagrande

La trajectoire de la carrière de notre héros du jour, Dominique Casagrande, ressemble au parcours d’un ascenseur bloqué sur le bouton "Rez de chaussée". Ses débuts prometteurs n'ont jamais été réellement confirmés et peu à peu, Casagrande a fini par entrer dans le rang pour finalement être moins connu que son épouse...

C’est le 8 mai 1971 que Dominique voit le jour à L’Union, en Haute-Garonne. Ses parents le prénomment Dominique, un prénom prédestiné, à l'époque, à être porté par de grands gardiens tels que Baratelli ou Dropsy.
Il se révèle à Muret, en National, durant la saison 1993-94 où l’œil habile des recruteurs du FC Nantes le repère, ce qui prouve bien que parfois, le canari a un regard aussi perçant que l’aigle.



La carrière de Dominique Casagrande en un clin d'oeil


Le 17 septembre 1994, il joue son premier match professionnel à la Beaujoire, couronné d’un succès 3-0 contre... Saint-Étienne. Prémonitoire de rapports plutôt compliqués avec l'ASSE.
Il remporte l'unique titre de sa carrière cette année-là en devenant champion de France avec ce club dont on ne sait toujours pas s’il est même champion de Bretagne. Pendant ses 20 premiers matches en D1, il est le dernier rempart d'une génération prometteuse et goûte avec elle quatre fois à l’Europe en Coupe UEFA. Les commentaires sont alors élogieux à son égard et tous les observateurs voient en lui un futur international. La saison suivante, Casagrande est titulaire 26 fois derrière la défense nantaise et prolonge son aventure européenne au travers de huit matches de Champions League.


Débuts prometteurs à Nantes en 1994


Mais surgit alors un problème: Dominique se blesse en tout début de saison 1996-97. Heureusement, son suppléant Loussouarn déçoit. Malheureusement, un concurrent encore plus jeune, prometteur et performant que lui apparaît: un certain Michaël Landreau. Ce jeune gardien surdoué va profiter des nombreuses blessures de ses aînés pour brutalement freiner l'irrésistible ascension de Casagrande qui n’est alors considéré que comme le second gardien du club et n’évolue plus qu’à 5 occasions dans les cages nantaises.
Or c’est bien connu qu’il faut ouvrir la cage aux oiseaux et plus précisément aux canaris. Cette époque-là, post-Bosman, étant la période dorée pour tous les clubs étrangers venus faire leur marché dans l’hexagone, Dominique Casagrande s’envole donc en direction de l’Espagne où il découvre, par prêt interposé, les nuits enfievrées de l’Andalousie durant une saison pleine au FC Séville (31 matches).



Casagrande sous le maillot sévillan en 1997


Il entend alors parler de la réputation des nuits parisiennes (même s’il voudrait vivre des soirées brésiliennes) et vu que le club andalou ne souhaite pas l'acheter, Casagrande rejoint donc le PSG à l’aube de la saison 1998-99. Il signe pour quatre ans et cinq millions de francs, avec la ferme intention de ne pas faire banquette.
Pourtant, avec un certain Bernard Lama, tout juste champion du monde comme concurrent, il aurait pu s'apercevoir plus tôt qu'il s'était fait berner par le staff parisien de l’époque : l’inoubliable trio tragi-comique Biétry-Lamarche-Bergeroo. Sans surprise, l'inamovible Dalaï, en lévitation permanente entre les bois, ne lui permet pas de saisir sa chance et ce, d’autant plus que ses 12 matches en trois saisons (de 1998 à 2001) ne restent pas gravés dans les annales du club de la capitale... ou alors pas avec cette orthographe.



Casagrande s'envole dans le ciel du Parc face à l'OM en 2000


La cohabitation avec le Saint Bernard s’avère, par ailleurs, très délicate. Dominique dispute tout de même une finale de la Coupe de la Ligue, perdue, en 2000. Honorable ? Quand on sait que le PSG est battu en finale par Gueugnon et son buteur Sylvain Flauto...
Son parcours parisien est donc un échec à tous points de vue, y compris au niveau de son image sportive, sérieusement écornée par ses prestations peu convaincantes.


Un but célèbre encaissé par Casagrande face au Bordelais Pauleta


Casagrande rêve alors d’Angleterre, de nouveaux châteaux en Espagne, mais la réalité le voit en fait échouer plus modestement en L2 à Saint-Étienne. Son épouse, Cécile Simeone, ex-miss météo de Canal plus et future présentatrice à OL TV, par ailleurs Lyonnaise d’origine, y voit l’occasion de se rapprocher de sa ville natale.
Cet athlétique gardien de 1m89 pour 82kg devient donc, pendant sa première saison en vert, l’un des artisans du maintien du club en Ligue 2.
S'il faut reconnaître qu'il encaisse alors quelques buts évitables (pour être poli) comme lors de ce match catastrophique à domicile contre Wasquehal (défaite 2-0), on a parfois trop vite oublié, du côté de Geoffroy-Guichard, les arrêts décisifs de Casa alors que l’équipe était mal en point. On a aussi oublié certains de ses gestes envers les supporters: après ce même match contre les Nordistes, il avait tenu à grimper dans le kop Nord pour faire passer un message à Olive, fondateur des MF alors gravement malade, l'exhortant de trouver la force de revenir pour le match suivant. L’ASSE l’avait d'ailleurs emporté 3-1 contre Laval.


Premier match en vert de Casagrande face à Istres lors de la saison 2001-02


Pourtant, en début de saison 2002-03, Casagrande revit à Saint-Étienne le "cauchemar" qu’il avait déjà connu à Nantes. Son remplaçant, Jérémie Janot, pourtant jamais considéré jusqu'alors comme un titulaire en puissance, le pousse peu à peu vers la sortie. Dominique ne dispute que onze matches cette saison là et vient désormais de passer, en huit ans, du statut de titulaire en D1 à celui de remplaçant en D2. En 50 matches disputés, il encaisse 54 buts, soit un ratio peu flatteur de 1,08 but/match, à peine pire que ses stats contre l'ASSE (1 but/match)...
Il déclarera néanmoins bien plus tard: "Le peuple des Verts, ce n'est pas une légende. La passion qui entoure l'équipe est extraordinaire. Je l'ai vécue intensément durant deux ans. Les gens vivent pour le foot, c'est vraiment impressionnant. A Saint-Étienne, il y a un dicton qui résume tout. Lorsque tu arrives, tu pleures. Lorsque tu t'en vas, tu pleures encore. Cela veut dire que la chaleur humaine qui entoure le club fait oublier la grisaille de la ville. En partant, je n'ai pas pleuré mais j'ai ressenti un petit pincement au coeur"


Casagrande sous le maillot vert lors de la triste saison 2001-02


Le club connaissant quelques problèmes de gestion d’effectif, il termine son parcours dans le Forez contre une indemnité de départ et file alors en région parisienne, allez hop, à Créteil, en 2003-04. Il y vit sa dernière saison au plus haut niveau, une saison pleine (31 matches). Ses retrouvailles avec l’effectif stéphanois, sur le chemin de la gloire, s’avèrent néanmoins difficiles, témoignant ainsi sans doute d’un départ qui n’avait pas du se faire sans heurts. Il quitte, à la fin de cette saison, sans bruit, le carré vert, après seulement 10 ans de carrière.



Casagrande encaisse un but avec Créteil contre Le Havre en 2004


Celle-ci terminée, Dominique Casagrande se reconvertit un temps en consultant TV pour Canal+, retourne sur les bancs de l'université y décrocher un Master II en droit, économie et gestion du sport puis devient alors un homme d’affaires très inspiré. Il dirige une société de gestion de patrimoine des sportifs dans laquelle il s'associe avec Yannick Bru, le capitaine du Stade Toulousain et ancien international de rugby.
Casagrande crée également le premier centre de foot indoor de la région lyonnaise à Brignais en 2007 et son restaurant annexe, le "Code B". Face à la réussite rencontrée par cette activité, il s’associe avec la marque "Soccer 5" pour ouvrir 2 nouveaux complexes à Saint Priest et Beynost (69) en 2012 tout en développant la marque Footengo (média spécialisé dans le football amateur) avec l'ancien vilain Éric Carrière.
Il ne délaisse pas Brignais pour autant puisqu’il y ouvre en 2012 un nouveau restaurant de 200 couverts: le "1838".

Pas toujours irréprochable sur le terrain, Dominique Casagrande est devenu désormais un modèle de reconversion réussie dans le monde du football.


Avec son épouse Cécile Siméone en 2012 dans son restaurant, le "1838"

par LE SPHINX, le 08/05/2017

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