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Ephéméride du 11 Septembre

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11 septembre 1980 : Naissance de Julien Sablé

C'est qui le chouchou du Sainté des années 2000 ? C'est Janot, c'est Perrin... et c'est le numéro 27 et capitaiiiiiiiiiiine: Julien Sablé.
Arrivé en 1995, Juju est le symbole, par son parcours long et difficile mais toujours courageux, des années sombres et des renaissances en deuxième division...

Les débuts du petit Marseillais
Cette icône moderne du foot forézien naît pourtant à Marseille, le 11 septembre 1980. Avant de rejoindre Saint-Etienne, il découvre le ballon rond dans un club de quartier de Marseille: le SA Saint-Antoine. C’est là que lui sont inculquées des valeurs fondamentales: persévérance, altruisme, respect, qui feront sa force et lui permettront de construire sa longue carrière.
Ce club, fondé en 1921, est bien plus qu’un simple club de foot à ses yeux. C’est aussi et surtout la possibilité de croiser des gens d’origine et d’horizons différents, d’apprendre à leur contact et de s’enrichir par un brassage continuel. Son père, dirigeant de Saint-Antoine, s’arrange pourtant, tous les débuts de saison, pour ne pas le faire commencer en équipe 1, ne voulant pas laisser penser qu’il est pistonné. Mais Juju a de qui tenir. Son grand père lui-même n’avait-il pas été ancien professionnel à l’OM avant de se faire jeter du "milieu" ? Cela ne l’empêcha pas, comme le rappelle souvent Julien Sablé, de se lever ensuite tous les jours à quatre heures du matin pour exercer le métier d’éboueur afin de nourrir sa famille.

Au milieu des années 90, les détecteurs de talents de l’ASSE ont le nez creux, plus creux que ceux de l’OM, et c’est dans ce petit club qu’ils vont le débusquer. Julien passe d’Antoine à Etienne sans coup férir.



Juju lors de sa première photo officielle en 1998


Les jeunes années Vertes
C’est en 1995 qu’il intègre le centre de formation. Ce milieu de terrain de 1,81 m pour 73 kg, travailleur infatigable, ratisseur de ballons inlassable, servi par une endurance hors norme et une VMA record, se fait d’emblée remarquer par sa volonté et son esprit de combattant. En 1998, il est capitaine des U19 et emmène son équipe dans une superbe épopée en coupe Gambardella, qu'il remporte en finale face au PSG avec Armand, Pontal, Meslien, Tagherset, Grondin, Lafleuriel, Mendy et consorts.
La récompense pour cette performance ne tarde pas: 6 jours plus tard, Pierre Repellini lui offre son premier match pro en D2, l’ultime match de la saison 1997-98 en terre lilloise, une rencontre qui se soldera par une défaite 2-1. Les Verts terminent péniblement le championnat 17e.



Premier match pro pour Sablé face au Lille d'Anthony Garcia


Mais la saison suivante sera celle de toutes les révélations.
L’ASSE s’envole pour la première division sous la houlette de Robert Nouzaret, et Julien, 28 matches, devient le chouchou du Chaudron, couvé de près par son "grand frère" Patrick Guillou. Il ne joue plus pour la réserve ni en Gambardella, désormais il joue en championnat et en Coupe de France, avec les pros. Il a à peine 18 ans.
Et comme dans un rêve, l'ASSE est au dessus du lot et navigue rapidement en tête. D'abord sur le banc puis sur le terrain pour des bouts de match, Juju prend progressivement la place de Christophe Robert dans l'entrejeu stéphanois pour ne plus la lâcher à partir de l'automne. En fin de saison, les Verts obtiennent leur retour dans l'élite et Sablé en est l'un des principaux artisans, le "petit jeune du centre" avec Ponsard, Fayolle et Janot.



Julien Sablé découvre la D1 en 2001


Le capitaine indéboulonnable
Juju débute donc tout naturellement en Ligue 1 un soir d’août 1999 contre Nantes, encore une fois pour une défaite (2-0). Mais cette saison là, c’est le Brésil à Geoffroy Guichard. Julien dispute 32 matches et inscrit son premier but dans l’élite en janvier 2000 lors d’une défaite injuste (3-2) dans le Chaudron contre les "faux verts" de Sedan. Comme il le reconnaît lui-même, à Saint-Etienne, rien ne se fait dans la facilité: "Je joue à Saint Etienne, un club historique, et ici, c’est une formidable école car tout est accéléré et te forme plus rapidement. Je pense qu’une saison à Saint-Etienne en vaut deux ou trois dans certains autres clubs. Ici, tu es obligé d’apprendre vitesse grand V" (Foot Citoyen, décembre 2005).



Premier but pro pour Juju, à domicile contre Sedan en 2000


Mais en 2000-01, miné par l’affaire des faux passeports, le club se bat pour ne pas redescendre à l’étage inférieur. John Toshack est appelé à la rescousse pour sauver ce qui peut encore être sauvé. Julien ne trouve plus grâce à ses yeux et doit se contenter du banc. Pourtant, Raymond Domenech, sélectionneur de l’équipe de France Espoirs, continue à lui maintenir sa confiance et l’appelle régulièrement en sélection. Le ticket Wallemme-Garcia n’empêchera pas le bateau de couler. Julien jouera tout de même 31 fois cette saison et accompagnera son équipe pour trois ans de purgatoire.
Car il faudra trois saisons aux Verts pour se refaire la cerise. Julien connaîtra le pire tout d’abord avec son club de toujours, notamment un flirt intime avec la relégation pendant les deux premières saisons, puis le meilleur avec une remontée triomphante sous l’égide de coach Anto en 2003-04.

Si la question de son départ se pose au vu de sa valeur marchande indéniable, la fidélité de ce pur produit du centre de formation l'incite à rester dans le Forez et ses entraîneurs comme ses supporters ne l'oublieront pas. Sablé joue quasiment tous les matches en entier et, Wallemme parti, enfile le brassard de capitaine, qu'il ne lâchera plus.


Retour douloureux en D2 pour Sablé et l'ASSE (ici en 2002-03)


Même en Ligue 2, ses performances ne passent pas inaperçues: non seulement il est nommé dans l'équipe-type UNFP de Ligue 2 en 2004 mais il fait partie de l'aventure malheureuse des Bleuets lors de l'Euro Espoirs 2002. Aux côtés de joueurs tels que Landreau, Boumsong, Méxès, Pedretti ou Govou, il s'incline en finale face à la Répulique Tchèque (0-0, 3-1 tab) de Cech, Baros et autres Rozehnal...

Néanmoins, la Ligue 2 est déjà trop faible pour lui. 105 matches et un but (contre Istres) plus tard, le numéro 27 des Verts retrouve enfin la Ligue 1, mais sans Antonetti, le coach qui l'a fait renaître. Au contact d'Elie Baup, Juju, toujours très attaché à ses mentors, se remet pourtant de cette douloureuse séparation. Il se remet d’autant plus que les Verts décrochent une sixième place inespérée à l’origine, synonyme de qualification en Intertoto. La saison de Julien est remarquable: 37 matches pour cinq réalisations (Monaco, Bastia, Rennes, Istres, Metz). Julien Sablé commence à faire parler la poudre sur coups francs et c'est lui qui par son but décisif lors de la dernière journée permet à l'ASSE de décrocher l'intertoto. On parle même de lui en équipe de France...



Sablé et les coups-francs directs, une spécialité maison


Certes, la saison 2005-06 sera moins glorieuse. Après l’étape Intertoto où Juju, bien en jambe, marque contre Neuchatel et Cluj, les Verts réalisent un début de saison encourageant mais terminent à une peu reluisante 13e place. Julien joue 36 matches pour 2 petites réalisations (Lens et Ajaccio), se multipliant sur le terrain (et même en dehors selon certaines rumeurs non vérifiées à ce jour). Elie Baup fait ses valises en fin de saison, Julien nous refait alors une Antonettite aiguë, aussitôt calmée par une prescription bien ordonnée du Docteur Hasek. Il est alors question d’un échange avec le sardino-vilain Luyindula, sans succès. Ses visites touristiques à Toulouse feront parler et laisseront présager du pire mais Julien repart pour un tour avec les Verts, chez lui quoi…



Captain Sablé félicite Moussilou pour son but face à Lille en 2006-07


Le grand départ vers la stagnation
par contre, sa saison 2006-07 sent la fin à plein tarin. Moins utilisé, moins convaincant, il supporte mal les critiques de ceux qui lui reprochent de manquer de lucidité sur son niveau de jeu. On préssent alors la fin de cycle, la fin de la belle histoire. Il annonce en fin de saison sa volonté de partir et n'est pas retenu par les dirigeants. Avec un recul tout à son honneur et une lucidité remarquable, il estimera plus tard avoir fait un mauvais choix: "A la fin, à Sainté, j'en étais arrivé à me plaindre de choses dérisoires, comme lorsque le président me disait bonjour en ne me regardant pas dans les yeux. Ou alors quand je voyais qu'on recrutait à mon poste. C'était la sensation d'être unique, il ne fallait pas me mettre de la concurrence, j'étais devenu un peu présomptueux. Chez les Verts, j'ai eu la reconnaissance footballistique avec Frédéric Antonetti. Ensuite, j'étais dans la recherche charismatique. Je m'en suis lassé et après est venue la recherche financière. J'ai un peu délaissé l'amour du foot"



Progression stoppée net à Lens en 2007


Si on parle logiquement de lui à Marseille, c'est en fait au RC Lens de Guy Roux qu'il débarque en juin 2007 avec des ambitions énormes. Pourtant, c'est un choix terriblement malheureux, tant il ne s'impose pas dans un club qui sombre un an plus tard en Ligue 2: "J'ai doublé mon salaire à Lens. Mais j'y ai explosé. Je n'étais pas assez mûr et fort pour conjuguer mon nouveau statut avec la performance. J'aurais voulu être un Didier Deschamps mais je n'en avais pas la capacité ni le vécu. J'ai vu mes limites. Et quand tu t'endors, que tu te reposes sur tes lauriers, que tu t'écartes du terrain, il ne te rate pas. J'ai été faible. Quand Daniel Leclercq ne m'a plus calculé du jour au lendemain, j'ai trouvé ça impitoyable"

La Ligue 2, Juju connaît et il y fera 6 mois avec les Sang et Or avant d'aller retrouver LE coach, celui qu'il connaît et dont il apprécie la droiture: Frédéric Antonetti, à Nice où il passera 3 saisons et demi pour 90 matchs en Ligue 1 avant, fin 2012 de signer à Bastia, autre club de caractère où il fait parler son expérience pour aider le club insulaire et nouvellement promu à se maintenir. Le maintien conquis, à 33 ans il se voit offrir une 2e année de contrat à Bastia. Sa longévité impose le respect. Son premier match en L1 avec les Verts date alors du siècle dernier.
Mais 16 ans plus tard, il est temps d'en finir: après une saison 2013-14 en demi-teinte (21 matches, aucun but), Juju décide de raccrocher les crampons et met un terme à sa carrière sportive.
Son discours sur les Verts est désormais apaisé. Son amour pour le club est sincère, et l'aigreur a totalement disparu.



Nice puis Bastia, Sablé retrouve l'ASSE avec des clubs de caractère


Sablé, toujours Vert !
Avec 340 matchs sous le maillot Vert (167 en L1), il est avec Janot et Perrin l'un des symboles du Sainté des années 2000. Et c'est donc ainsi tout naturellement qu'il retrouve son club de coeur, son club de toujours, dès l'été 2014. Pas encore détenteur de ses diplômes d'entraîneur, il intègre le staff de l'ASSE en tant que coach des U15, en binôme avec Philippe Guillement: "Une place s’était libérée, celle de Laurent Batlles. Il fallait prendre une décision. Je m’étais déjà posé la question d’arrêter. Je voulais bien préparer l’après, réussir ma deuxième vie. Il y a eu cette opportunité. J’aurais regretté toute ma vie de ne pas la saisir. Le train ne passe qu’une fois."

Promu co-entraîneur de la réserve en 2015 puis entraîneur des U19 en 2016, Juju poursuit sa série d'une promotion par an en devenant à l'été 2017, directeur du Centre de formation de l'ASSE !

Toujours simple, charismatique et honnête avec lui même, Julien Sablé n'a laissé que des bons souvenirs à Saint-Étienne et en laissera surement encore d'autres. Ses quelques périodes sombres sous le maillot vert ont depuis longtemps été excusées par un mea culpa tout à son honneur, une qualité rare dans le monde du foot d'aujourd'hui: "En 2008 à Lens, je n'étais pas loin de craquer complètement. J'ai pensé arrêter ma carrière. Après l'entraînement, je m'allongeais sur le canapé, j'étais en déprime totale. Arrêter, c'était une facilité. À Lens, j’ai pensé plus individuel que collectif. Ça n’allait pas. Je ne suis pas un joueur égoïste, je suis un joueur de l’ombre. Mes meilleurs matches sont ceux où on ne me voit pas. À Lens, je me suis embourgeoisé. J’avais un très beau contrat, je pensais plus aux à-côtés… J’étais plus concentré sur le côté bling-bling du footballeur que sur le foot. Mais quand tu t’éloignes du terrain, la sanction vient d’elle-même. J’ai été moins besogneux alors que c’est ce que je suis: je suis au service des joueurs talentueux offensivement et je dois me sacrifier pour mes défenseurs. Quand Élie Baup est arrivé à Saint-Étienne, il m’a fait jouer plus haut et j’ai marqué pendant deux saisons. Cela m’a mis le doute: je suis peut-être un joueur offensif ? Ça a faussé mon état d’esprit. Robert Nouzaret m’a toujours dit que j’étais un ouvrier du football au service des architectes et que le jour où je l’oublierais, je me ferais rattraper par la patrouille. Aujourd'hui, je suis plus apaisé. J'ai commis des erreurs d'ego mal placé. Je combats régulièrement mon ego pour être une meilleure personne"



Julien Sablé dirige sa première séance avec les U15 à l'été 2014

par LE SPHINX, le 11/09/2017

Ephéméride du 11 Septembre


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