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Ephéméride du 20 Mars

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20 mars 1957 : Naissance de Jean Castaneda

Un chat avec de grandes moustaches bien à l'aise dans sa cage ? C'est Jean Castaneda bien sûr, le gardien des grands rendez-vous malheureux...

Pur produit de la formation "made in Saint-Étienne", Jean Castaneda voit le jour le 20 mars 1957 dans la capitale ligérienne.
Formé à l'Olympique de Saint-Étienne, club historique du Président Rocher, la réputation de ce grand échalas, plus tard surnommé "El gato" (le chat en espagnol) à cause de son allure féline et élancée, franchit vite les frontières du quartier du Soleil et se fait ainsi repérer par le club voisin.

Il rejoint donc l’ASSE dès 1972 et devient l’élève du grand Ivan Curkovic. Présent lors de la finale de Glasgow (mais sur le banc), Castaneda fait sa première apparition en D1 le 27 avril 1979 au Parc des Princes contre le Paris FC. Lors de la saison 1980-81, il est titularisé dans les cages stéphanoises  à la place d'un Curko vieillissant et remporte d’emblée le titre de champion de France. Cette même année, il débute également sa carrière sous le maillot tricolore.

 


Jean Castaneda (à gauche) avec Ivan Curkovic et Eddy Caullery (1979-80)

 

Celle-ci commence un 18 février 1981 avec une défaite 1-0 en Espagne. El Gato ne retombera jamais vraiment sur ses pattes avec le maillot bleu sur le dos. Est-ce la peur de l’eau qui l’empêchera d’assurer d’avantage ses sorties aériennes ? Toujours est-il qu’échaudé, Jeannot terminera son parcours en bleu 9 sélections plus tard, le 6 octobre 1982, lors d’une victoire 1-0 contre la Hongrie. Il jouera, entre autre sous ce maillot pas encore étoilé, les deux matches décisifs pour la qualification au Mondial 1982 contre les Pays Bas (remember Platoche et son coup franc) et Chypre. Son match référence en tricolore restera, malheureusement, la finale pour la 3e place de cette Coupe du Monde 1982 en Espagne, disputé contre la Pologne à Alicante.
Considéré comme le second gardien derrière le discuté Ettori, et devant Baratelli, il encaisse alors 3 buts pour une défaite 3-2, dont un coup franc du futur Stéphanois Kupcewicz. Ce jour là, il parait fébrile et ne semble jamais réellement maîtriser son sujet. Sa chance en bleu est passée et l’expérience El Gato en équipe de France ne se prolongera guère.

 


Castaneda avec l'Equipe de France, en 1982

 

Sa carrière en club est plus prolifique. Outre son titre de champion de France en 1981, il peut se targuer de participer à deux finales de Coupe de France avec les Verts en 1981 et 1982, face à Bastia et le PSG. Deux finales malheureuses: Bastia l'emporte 2-1 grâce à Roger Milla et le PSG décroche le trophée aux tirs au but à l'issue de l'une des finales les plus serrées de l'histoire de la compétition.
De 1977 à 1989, El Gato sort 233 fois les griffes contre les attaquants de l’élite, pour tenter de garder inviolées les cages de la maison verte. Il restera même fidèle à son club de cœur lors de son passage en D2 de 1984 à 1986 (69 matches) et disputera également 14 matches de Coupe d’Europe sous le maillot étoilé de 1980 à 1983.

Castaneda s'impose dans les airs face au Dinamo Berlin en 1982 (photo L'Équipe)


A l'orée de cette saison 1989-90, le chat trouve sur sa route un animal sacré, Le Sphinx, qui l’écarte au profit de l'innénarrable Jean-Pascal Beaufreton. Casta rejoint alors l’Olympique de Marseille comme doublure de Gaëtan Huard. Durant sa dernière année au plus haut niveau, il participe durant 6 matches à la conquête de son second titre de Champion de France sous un maillot finalement peu habituel pour lui. Il retrouve même l’Europe avec l’OM par 3 fois, et notamment au cours de la fameuse demi-finale retour d’avril 1990 disputée face au Benfica Lisbonne. Ce soir là, Vata Matanu Garcia, ancien basketteur angolais, par un but inscrit de la main, sonne le glas des espoirs olympiens. Castaneda a ainsi fait de la terre lusitanienne sa toute dernière croisade. Même si comme un autre gardien emblématique de l'ASSE, un certain Gregory Coupet, il raccroche les crampons définitivement au meilleur endroit: "J'ai joué le dernier match de ma carrière avec l'OM à Saint-Étienne. J'avais l'habitude de pénétrer dans le Chaudron en faisant un petit signe aux deux kops. Mais là, comme je portais le maillot de l'OM, j'ai hésité. Je l'ai finalement fait et le public m'a répondu. Ce moment restera gravé à jamais dans ma mémoire. La boucle était bouclée" (L'Équipe)



Le passage marseillais de Castaneda sera marqué par la fameuse main de Vata


Il prolonge néanmoins son séjour à Marseille comme préparateur des gardiens, responsable du centre de formation puis entraîneur adjoint, formant avec Gérard Gili un banc de touche très moustachu, façon Village People. C’est lui qui lancera dans le grand bain des joueurs tels que Pierre Issa, Olivier Echouafni ou encore Pancho Abardonado (et oui, que voulez vous, tout le monde ne peut pas former des Zidane ou des Ronaldo). En 1997, il rejoint le voisin istréen comme entraîneur puis comme directeur sportif. Il finira par quitter Istres suite à un désaccord avec la présidence d’alors.

Après un passage dans le club qatari d'Al-Rayyan (le chat est visionnaire) de 2002 à 2004, Jean Castaneda entraîne l’US Endoume-Marseille à compter d'octobre 2005 avant d'être déchargé de ses fonctions en janvier 2007 en raison des mauvais résultats de son équipe, dernière de son groupe de CFA. Une petite année sabbatique et il revient aux affaires et s'engage avec le club algérien du CS Constantine, en 2e division. Mais une catastrophique série de 7 défaites en 7 matches le pousse à jeter l'éponge et à partir travailler à Sisteron (PHR) comme conseiller du président du club jusqu'en 2011.



Jean Castaneda en 2013


Après ces quelques mauvaises expériences, il se retire du monde du football: "Le football, ce n'est plus ce que c'était. Aujourd'hui ce n'est plus ma priorité".
Mais il conserve un regard critique sur ses homologues de l'ère moderne: "Il n'y a plus de gardiens "strange". Aujourd'hui, à l'image d'Hugo Lloris, qui me rappelle Bruno Martini, ils sont tous très carrés, propres sur eux. Même s'ils ont des personnalités, ils sont tous pareils. Tous tristes. Ils ne dégagent pas de sensation de folie. J'ai l'impression qu'être gardien est devenu un métier. Nous, on exerçait une passion. Jérémie Janot a été le dernier de ces gardiens fous, hors du business" explique-t'il dans une interview accordée à l'Équipe en 2014.

Alors qu'il est désormais gérant de l'hôtel trois étoiles "Le Fabian des Baux", à Baux-de-Provence (13), le Chat est désormais un féru de taureaux et s'est reconverti dans la course camarguaise, un sport où l'agilité n'est pas une vaine qualité non plus...

par LE SPHINX, le 20/03/2017

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