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Poteaux d'Or 2016-2017 : le palmarès

A l'aube de la nouvelle saison, avant de repartir sur les terrains de France et de Navarre (à défaut d'Europe), il faut d'abord bien terminer la saison précédente. Les Poteaux d'Or constituent un excellent point final pour la saison 2016-2017.
Buts, satisfactions, déceptions, déclarations, échecs, réussites: tout est dans le très attendu palmarès 2016-2017...

Trophée "Michel Platini" du Meilleur Joueur de la saison
1. Loïc Perrin (48%)
2. Stéphane Ruffier (31%)
3. Kevin Malcuit (11%)



Comme la saison dernière, deux hommes se sont disputés le trophée de joueur de l'année: Loïc Perrin et Stéphane Ruffier, icones et piliers de la défense stéphanoise. Mais contrairement à la saison dernière, cette fois-ci, point de plébiscite: Loïc Perrin l'emporte face au tenant du titre avec un score honorable de 48% contre 31%.
Il ne fut pourtant pas simple de départager l'héroïque dernier rempart, dont les parades ont mis à mal bien des attaquants adverses (ceux de Guingamp en font encore des cauchemars) et le valeureux capitaine, capable de retourner un match à lui tout seul comme lorsqu'il cumula sauvetage sur la ligne et but égalisateur dans la même minute face à Metz.
Peut-être la blessure de Stéphane Ruffier et sa longue absence hivernale ont pesé dans la balance. Le sentiment de l'avoir vu moins décisif qu'à l'accoutumée également sans doute ?
Toujours est-il que ces deux incontournables restent les hommes forts de l'ASSE, tout juste timidement suivis par Kevin Malcuit et sa saison étonnante. Trois défenseurs sur le podium du meilleur joueur: cause ou conséquence des maux de l'équipe stéphanoise cette saison ? Vous avez quatre heures...

 

Trophée "ASSE-OM 1999" du meilleur Match de la saison
1. ASSE 2-0 Lyon (78%)
2. Anderlecht 2-3 ASSE (10%)
3. ASSE-Monaco (3%)




Il y a parfois des constantes dans la vie. Par exemple, lorsqu'un match obtient un score de dictateur africain au trophée du meilleur match de la saison, c'est que:
- soit il s'agit de l'unique bon match de la saison
- soit c'est une victoire dans le Derby
Cette année, le lauréat cumule ces deux qualités et obtient donc sans suspense le titre du match qu'il ne fallait pas rater. Pourtant, il y eut quelques belles prestations cette année (à Anderlecht, face à Monaco ou Lorient) mais rien n'égalera jamais la saveur d'un Derby remporté sans contestation possible: un match où le niveau de jeu des Stéphanois et leur réalisme auront fait vaciller le rival et néanmoins rival de la première à la dernière minute, conclue par une double expulsion que les plus jeunes qualifieront de "ragequit"
Pour autant, le succès aussi inattendu qu'improbable sur la pelouse du Constant Vanden Stock à Bruxelles parvient à se faire une place sur le podium et ce n'est que d'un petit vote que le très beau match nul 1-1 face à Monaco, dans une ambiance rarement vue à Geoffroy-Guichard, décroche la 3e place.
Forcément, on espère voir un classement plus serré la saison prochaine, synonyme d'embarras du choix...

 

Trophée "Araujo Ilan" du plus beau but de la saison
1. Arnaud Nordin contre Lille (27%)
2. Romain Hamouma contre Lyon (25%)
3. Robert Beric contre Lille (24%)




Aucun but n'aura vraiment crevé l'écran cette saison et la sélection s'étant voulue variée, il n'est guère surprenant que les votes aient été autant divisés que notre direction bicéphale sur la recherche d'un investisseur étranger. Avec finalement 27% des votes, c'est le splendide but d'Arnaud Nordin qui remporte la palme devant les réalisations très individuelles de Romain Hamouma face à Lyon et Robert Beric face à Lille.
Ce jour-là, les Verts l'avaient emporté 3-1 en inscrivant trois superbes réalisations dont deux apparaissent dans le podium, signe d'une rencontre placée sous le signe du Top Buts.
Mais ce qui interpelle dans ce vote, c'est qu'il célèbre, chose rare, un but pour la beauté de l'action collective qui l'a amené plus que pour son geste final. La frappe de Nordin a beau être pure et précise, c'est à cet enchaînement de passes, de déplacements et de feintes de corps, téléguidant le ballon jusqu'au buteur, que les potonautes ont voulu rendre hommage.

Une preuve, s'il en était encore besoin, que le public de Poteaux-Carrés est un public de connaisseurs !


Trophée "Pierre-Emerick Aubameyang" de la Meilleure Recrue de la saison
1. Jordan Veretout (97%)
2. Cheikh M'Bengue, Léo Lacroix, Henri Saivet et Hamidou Keyta (1%)
3. Bryan Dabo et Jorginho (0%)




C'est peut-être le résultat de vote le plus triste de la sélection: parmi les 7 recrues de l'ASSE, une seule d'entre elles cumule 97% des suffrages alors qu'elle n'en obtient que 9% pour le trophée du meilleur joueur. Cela se traduit aisément par une évidence: le recrutement de l'ASSE a été catastrophique et Jordan Veretout n'est que la moins pire des recrues stéphanoises de la saison.
Il faut dire qu'avec un Lacroix toujours blessé, un Saivet fantomatique, un Keyta trop tendre, un M'Bengue tragicomique, un Jorginho énigmatique et un Dabo placardisé, le choix était vite vu: Veretout, à défaut de véritablement briller, aura convaincu par son engagement, son activité et ses quelques fulgurances.
On espère oublier complètement ce mercato raté et rêver à des recrues enfin décisives et tirant l'équipe vers le haut plutôt que vers la création d'un trophée spécialement dédié aux déceptions estivales...

 

Trophée "Stade de France" du meilleur moment de la saison
1. La victoire 2-0 dans le Derby, rapide, nette et sans bavure (39%)
2. Le déplacement à Manchester et les supporters qui mettent le feu comme jamais à Old Trafford (25%)
3. L'improbable remontada à Anderlecht (2-0 puis 3-2 en 30 minutes) qui offre la première place du groupe à l'ASSE (22%)



Des bons moments, la saison 2016-2017 en a offert un certain nombre. Le problème, c'est qu'ils ont bien souvent été suivis de douloureux rappels à la réalité:
- Une victoire inespérée à Anderlecht pour obtenir la première place du groupe ? Oui mais pour se taper au final Manchester United et une élimination dès les 16e de finale
- Un déplacement mémorable à Manchester ? Oui mais une lourde défaite au final, imméritée au possible
- Une ambiance de folie contre Monaco ou Bordeaux ? Oui mais pour encore plus de répression à la clé
- Une minute de folie en fin de match contre Metz ? Oui mais bon au final ca fait 2-2 contre un promu hein...

Bref, au milieu de tous ces "oui mais...", il y eut cette parenthèse enchantée du Derby du 5 février 2017, durant lequel 11 Stéphanois le couteau entre les dents bousculèrent 11 Lyonnais apathiques en leur infligeant l'une de leurs plus humiliantes défaites de la saison. Monnet-Paquet s'enfonçait dans la défense lyonnaise comme Papa dans Maman et Romain Hamouma rééditait sa spéciale "Grand pont sur Lopes" en version collector pour faire chavirer Geoffroy-Guichard comme rarement le Chaudron aura chaviré cette saison.
Largement de quoi mériter ce titre de meilleur souvenir 2016-2017 !

Trophée "Money time" du meilleur résultat arraché en fin de match
1. ASSE-Anderlecht (1-1) - But de Roux à la 94e (44%)
2. PSG-ASSE (1-1) - But de Béric à la 93e (30%)
3. ASSE-Metz (2-2) - But de Perrin à la 95e (18%)




Le gimmick était si parfait qu'on a fini par l'appeler le "Saint-Étienne time" durant l'automne 2016: l'ASSE réussissait presqu'à chaque match à planter dans les dernières minutes un but souvent décisif, parfois victorieux.
Dijon, Bastia ou Mayence en firent les frais tandis que Metz eut à subir la double peine (but empêché-but encaissé). Même le Parc des Princes dut se taire, médusé par un but de Beric alors que les accords entre la LFP et le club parisien interdisent pourtant ce genre d'impondérable.
Mais rien ne put atteindre le climax engendré par l'hallucinante dernière minute du match ASSE-Anderlecht: alors que la partie semble entendue et que l'on se dirige vers une victoire hold-up des Belges, un dernier ballon est envoyé loin devant comme on tape de rage dans une canette. Sauf que Davy Roef, le portier bruxellois, s'entend mal avec ses partenaires et fait n'importe quoi, renvoyant le ballon vers un Nolan Roux qui passait par là, lequel marque dans le but vide et fait exploser un Chaudron qui n'en demandait pas tant.
On a rarement vu telle offrance de la part d'un gardien adverse en un si critique moment. Comment voulez-vous arrêter de raconter des blagues belges après cà ?

 

Trophée "Ipswich" du Match le plus pourri de la saison
1. ASSE 0-5 PSG (33%)
2. Auxerre 3-0 ASSE en Coupe (21%)
3. Marseille 4-0 ASSE (19%)




Aaaah eh bien voilà un trophée où le résultat fut serré, un trophée où on avait l'embarras du choix...
...
Pas de chance, il a fallu que ce soit sur la catégorie la moins prisée de la sélection: celle du match le plus pourri de la saison. Il y avait de tout cette année: de la branlée intersidérale à la petite défaite bien déprimante qui vous élimine d'une coupe, en passant par la déconvenue logique vu qu'on a pas touché le ballon ou à la déroute honteuse durant laquelle les joueurs lâchent psychologiquement.
C'est finalement la déconfiture face au PSG qui remporte le titre grâce à son combo "Score record+Fête gâchée+A domicile". Difficile de faire pire même s'il est vrai qu'au niveau comptable, ce spectaculaire naufrage ne prêta guère à conséquence.
La débandade à Auxerre en Coupe de France arrive péniblement en seconde position tandis que la déculottée subie au Vélodrome et qui enterrait nos dernières illusions en championnat complète le podium.
Tellement de revers consternants sur une seule et même saison, je finirais par en perdre mes synonymes...

 

Trophée "Jean-Michel Aulas" de la plus belle tête à claque de la saison
1. Jéremy Berthod pour son rôle dans "Un jour ou l’autre, Lemoine, faudra qu’il prenne vraiment" (35%)
2. L'arbitre de Manchester-ASSE pour son rôle dans "Si Ibra tombe, c'est forcément qu'il y a faute" (23%)
3. Anthony Lopes pour son rôle dans "Jé rayé le non de l'asse sur mon mayo lol" (17%)



L'an dernier, Jordan Ferri avait apporté sa pierre à l'édifice haineux que nous porte l'institution OL avec 45% des votes. Cette année, ils étaient deux à défendre les couleurs lyonnaises pour le prix citron et sans grande surprise, c'est à nouveau un Lyonnais pure souche qui remporte le grand prix de la tête à qui on ferait bien connaître les joies du base-ball sans balle.
En l'occurrence, Jérémy Berthod, ex-arrière gauche abonné au banc de touche devenu éducateur (!) et commentateur sportif sur la chaîne hautement objective OLTV, illustrait le spectacle lamentable offert par Ghezzal durant le Derby de sa voix haineuse: "Non mais Lemoine à un moment, faudra qu'il prenne vraiment". Un tacle complètement abruti de Tolisso et un rouge plus tard, la sentence sera confirmée d'un "Au moins, là il tombe pour quelque chose".
Les propos auront suffisamment choqué pour que le trublion écope d'une... remontrance en interne.
Avec un tel éducateur, les jeunes de l'OL ne seront peut-être pas exemplaires mais ils seront au moins corporate...

 

Trophée "Laurent Paganelli" du petit jeune le plus prometteur
1. Ronaël Pierre-Gabriel (55%)
2. Arnaud Nordin (20%)
3. Anthony Maisonnial (19%)



 

Christophe Galtier n'est pas connu pour être le plus formateur des entraîneurs de L1 mais les blessures et le calendrier aidant, il fut bien obligé de lancer régulièrement des petits jeunes dans la bataille: après les relatifs échecs Pinheiro, Karamoko ou encore Rocha Santos, cette année, c'est Ronaël Pierre-Gabriel qui aura crevé l'écran. Déjà apparu à 8 reprises la saison dernière, le jeune latéral droit aura joué 14 matches de plus cette année, se montrant de plus suffisamment convainquant pour être appelé en équipe de France junior. A 19 ans seulement, l'avenir lui appartient d'autant qu'Oscar Garcia semble vouloir en faire une pièce essentielle de sa défense.
Suivent Arnaud Nordin et ses deux buts ainsi qu'Anthony Maisonnial, auteur d'un intérim intéressant durant l'hiver, soit autant de promesses d'avenir heureux pour le centre de formation de l'Étrat...


Trophée "Miklos Molnar" du joueur qui a le plus déçu
1. Henri Saivet (48%)
2. Cheikh M'Bengue (13%)
3. Bryan Dabo (12%)




Qu'est-ce que la déception ? Sujet à fort potentiel au bac de philo 2016-2017 à Saint-Étienne.
Car avec tant de recrues décourageantes, on en oublierait presque que pour susciter de la déception, un joueur devait initialement susciter de l'espoir. Et c'est bien ce qui aura caractérisé le bref mais très peu intense passage d'Henri Saivet sous le maillot de l'ASSE: on attendait de lui qu'il soit le dépositaire du jeu, la rampe de lancement d'attaques vertes fulgurantes, l'accélérateur de particules capable d'éliminer un rideau défensif adverse d'une passe lumineuse...
Au final, on aura eu un sympathique joueur de five, lent, mou, capable de rater un éléphant dans un couloir et affichant la stat remarquable d'un but et une passe décisive en... 35 matches ! Soit le même bilan que Jorginho en 7 matches seulement...
Les très perméables M'Bengue et Dabo auront eu beau fait rire les travées de Geoffroy-Guichard, aucun d'eux n'aura atteint le niveau d'exaspération qu'aura suscité Saivet en venant s'empaler sur un défenseur latéral après un raid de 70 mètres à oublier Beric démarqué seul dans l'axe.
Finalement, là où Henri Saivet nous aura fait le plus plaisir cette saison, c'est en signant un prêt sans option d'achat...

 

Trophée "Steed Malbranque" de la plus mauvaise blague de la saison
1. L'imbroglio Anthony Mounier qui n'aura été stéphanois que 3 jours (30%)
2. La fin de saison en roue libre des joueurs de l'ASSE avec 3 lourdes défaites pour conclure (27%)
3. Le triplé le plus écœurant de l'histoire du foot inscrit par Ibrahimovic à Old Trafford (20%)




Difficile d'apprécier le moment le plus tragiquement drôle d'une saison qui en aura connu beaucoup. Mais il faut choisir et c'est finalement l'imbroglio Mounier qui décroche le très convoité trophée "Steed Malbranque", un trophée qui semblait, rien que par son nom, lui être destiné.
Des déclarations fracassantes et haineuses des années durant pour finir par signer contre l'avis de presque tout ce que Saint-Étienne compte de supporters, l'ASSE ne pouvait pas décemment laisser passer cette occasion de nourrir sa légende de transferts foireux. Mais la nouveauté, c'est que cette fois, la pression du public aura eu raison du contrat et Mounier ne sera finalement resté stéphanois que quelques jours. Même Malbranque avait tenu plus longtemps !
On aura donc jamais l'occasion de voir Anthony évoluer en vert ni de savoir si on a fait une affaire en signant Jorginho à la place (même si on a quand même notre petite idée sur cette question).

La fin de saison misérable des joueurs, psychologiquement ailleurs et le triplé complètement pourri d'Ibrahimovic à Old Trafford auront beau avoir gâché de belles fêtes attendues, ils ne parviennent qu'à se hisser sur le podium et laissent Mounier décrocher un trophée qui pourrait bien un jour porter son nom.

 


Trophée "Corentin Tolisso" de l'ennemi qui nous veut du bien
1. Le combo Ghezzal-Tolisso (Lyon) grâce à qui l'OL termine le derby à 9 (52%)
2. Yannick Cahuzac (Bastia) pour le penalty stupide offert à Hamouma à la 92e (15%)
3. Franck Béria (Lille) pour son rouge idiot reçu à la 43e (12%)



Ce trophée là a lui finalement adopté le nom de son double tenant du titre: Corentin Tolisso, lauréat en 2015 pour sa boulette dans le Derby puis en 2016 pour sa boulette dans le Derby réussit un incroyable triplé en décrochant pour la troisième fois le trophée de l'ennemi qui nous veut du bien, partagé avec Rachid Ghezzal pour leurs stupides expulsions rageuses dans le Derby.
Il est vrai que ces cartons rouges, bêtes et méchants à l'image des deux joueurs, n'avaient pour seule conséquence que d'augmenter le plaisir pris par les supporters de l'ASSE, la cause étant déjà entendu sur le terrain. Mais ils permirent également de détériorer un peu plus l'image des Lyonnais sur la scène nationale, ce qui est toujours bon à prendre.
Yannick Cahuzac, sérial-boucher qui nous offrit la victoire à GG à la dernière minute et Franck Béria, inexplicable gaffeur lors d'un ASSE-Lille beaucoup mieux négociable à 11 contre 10, ne purent même pas titiller le roi Tolisso, qui quitte l'histoire du Derby par la grande porte.
Bon vent à toi, Corentin. Puisses-tu à l'avenir saborder à toi tout seul nombre de matches décisifs du Bayern Munich comme tu sais si bien le faire. Tu nous manqueras...

 

Toute l'équipe de Poteaux-Carrés.com remercie les personnes qui ont fait leur devoir potonaute participant par leur vote à cette édition 2016-2017 des Poteaux d'Or.

par Danish le Survivant, le 05/08/2017


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