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Une répétition réussie

Une victoire 4-0 à domicile reste toujours un bon moment à vivre dans une saison, mais tous les regards stéphanois sont déjà tournés vers le prochain match, à Old Trafford.

Si les joueurs stéphanois ont tous déclaré que le match le plus important de la semaine était contre Lorient, il est fort probable qu'ils avaient quand-même dans le coin de la tête le déplacement à Manchester. Ce qui est sûr, c'est que c'était le cas pour les supporters. Contre Lorient, la victoire a été nette et sans bavure, le match plié dès la 20ème minute, le score large, pas de blessés à signaler et le public a pris du plaisir. Une soirée parfaite, en quelque sorte, donc en théorie une bonne préparation pour la suite. En pratique, par contre, non seulement l'adversaire sera d'un autre calibre, mais il proposera aussi une autre opposition tactique.
 
 

Système tactique et animation offensive

 
Galtier a été très clair en conférence de presse avant Lorient : il est satisfait par le 4-4-2 travaillé pendant les stages de janvier et il continuera à l'utiliser, peu importe les joueurs disponibles. On y a donc eu droit, avec Hamouma en avant-centre et Saivet en soutien. En face, Lorient a proposé un 4-1-4-1 classique, avec une sentinelle entre deux lignes de 4 :
 
 
Sur cette capture d'écran on voit bien pourquoi on parle d'un triangle à pointe haute pour le milieu de d'une formation qui joue en 4-2-3-1 / 4-4-2, mais aussi les trois paires de milieux axiaux. Théoriquement, l'adversaire est bien en place pour contrer le système stéphanois. Mais une tactique ne se réduit pas à un système - l'animation offensive, comment les joueurs bougent à partir d'un placement théorique, reste la clé d'une réussite. 
 
Une fois n'est pas coutume, on ne va pas continuer la capture précédente pour montrer le déroulement de l'action, mais on regardera d'autres images, à des différents moments, pour souligner la différence entre le système "sur papier" et ce qu'on fait avec quand ça bouge. À la 19ème :
 
 
Saivet n'est plus en "10" entre les lignes, il se place sur le défenseur latéral, en l'obligeant de choisir entre lui et Jorginho. C'est Veretout qui se place dans la zone de la sentinelle adverse, pendant que Pajot descend au niveau des défenseurs pour construire. Quasiment le même positionnement pour nos adversaires, mais complètement différent pour nos trois milieux. Pour information, c'est à la fin de cette action, longue de deux minutes pendant lesquelles les Lorientais touchent le ballon seulement trois fois, que les Verts marquent le deuxième but.
 
Un autre exemple, à la 32ème, les adversaires sont exactement dans la même position, Saivet est à côté de la sentinelle, Pajot d'un autre axial, c'est Veretout qui est descendu aider à la construction :
 

Il y a beaucoup de jeu sans ballon, des appels dans tous les sens : Saivet va de nouveau sur le défenseur latéral, Pajot se projette pour fixer un défenseur central, l'empêchant ainsi de suivre Hamouma qui décroche - KMP fixe un autre défenseur aussi. Résultat ? Un latéral doit défendre sur deux joueurs, la sentinelle ne peut pas l'aider, mais a hésité, laissant suffisamment de temps à Hamouma pour recevoir le ballon :

 

Bref, des joueurs qui courent, qui proposent et qui font donc partie d'une animation offensive qui montre bien que ce n'est pas le système tactique qui compte, mais ce qu'on fait à partir de lui. C'est rassurant pour la suite, ça montre que le mois de travail en janvier paye et surtout qu'il fallait garder espoir même dans les heures plus sombres (d'un point de vue du jeu produit) comme celles de décembre 2016.

 
Cependant, avoir une large possession, construire tranquillement à hauteur de 40m sans subir de pressing, trouver des coéquipiers facilement à l'intérieur du bloc adverse, ce sont des choses qui n'arriveront probablement pas jeudi prochain, il faudra se préparer à autre chose...
 
 
 

Le match suivant

 
Le travail d'un coach de club professionnel n'est pas facile, mais celui de Galtier ces jours-ci, encore moins, ce n'est pas évident de préparer le match à Manchester. Il y a l'inconnue adversaire : comment vont-ils  jouer, est-ce qu'ils vont faire tourner, est-ce qu'ils vont être à fond, ou en mode gestion en pensant que ça passera tranquillement ? Quel est le résultat à chercher lors de cette première manche, un nul ou une courte défaite seraient satisfaisants ? Faudra-t-il chercher le 0-0 ou tenter de marquer un but à l'extérieur ? Quelle approche tactique permettra le mieux de combler la différence de niveau entre les deux équipes ? Mais au delà de la préparation tactique de ce match, c'est surtout la préparation mentale des joueurs qui sera déterminante. Sans parler de motivation et de concentration, que les Stéphanois ont déjà prouvé être capables d'avoir, il faudra peut-être un ingrédient supplémentaire.
 
La capacité de garder la tête froide, d'être calmes et faire le boulot prévu, d'être en contrôle de soi-même, c'est par là que la clé du match peut passer. Il y a quatre raisons pour penser cela. Contre une équipe qui joue beaucoup plus vite, qui aura la possession, qui aura des individualités qui peuvent faire la différence en un contre un, il faudra courir. Après le ballon et pour couvrir les brèches, pour aider ses coéquipiers. L'effort consenti sera visible en fin de match, il faudra continuer à être lucide malgré la fatigue. Aussi, il y aura un match retour, et encaisser un but, même tôt dans le match, ne change pas grande chose - il faudra se préparer à un scénario dans lequel on est menés et continuer avec le plan de jeu prévu, peu importe l'évolution du score. Ne pas s'écrouler, ni se jeter en attaque si on en prend un. Et encore, il est fort probable que Manchester utilise un pressing haut et agressif, empêchant toute construction propre - il faudra donc ne pas paniquer, essayer d'en sortir proprement et garder le ballon assez longtemps pour casser le rythme et ne pas subir des attaques en vague. Finalement, pour certains, jouer à Old Trafford est un rêve, c'est peut-être LE match de leur carrière - il faudra laisser les émotions aux vestiaires, ne pas se laisser intimider par le nom de l'adversaire, le stade ou l'affiche. 
 
Ce n'est pas sur le match contre Lorient qu'il faut s'appuyer pour préparer le suivant. Éventuellement, sur celui contre Nice - une équipe qui nous a dominé, mais on le savait et on était préparés, qui a gagné, mais d'une courte marge, et contre qui on a essayer de faire notre jeu, calmement. Néanmoins, la victoire contre Lorient était nécessaire pour la tranquillité, pour le moral, pour pouvoir se préparer calmement pour la suite.
 
 
 

 
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par Pilou83, le 14/02/2017


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