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Ephéméride du 7 Aôut

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7 août 1985 : Naissance de Loïc Perrin

Ce beau brun, souvent considéré comme Dieu par les supporters, est né le 7 août 1985 à Saint Etienne. Loïc est donc un lion qui défend valeureusement les couleurs de Saint Etienne, n’en déplaise aux grincheux d’outre A47...

S'il ne fallait retenir qu'un joueur des années 2010, ce serait indubitablement celui qui par son courage, son leadership, sa sympathie et surtout son talent, a su conquérir le coeur des supporters de l'ASSE. Stéphanois de naissance, formé au club et fidèle de la première heure, il incarne ce que tout supporter rêve de voir parmi les joueurs de l'ASSE: une icône. Le genre de capitaine qui va communier avec les supporters, mégaphone à la main, au soir d'une victoire à Gerland en 2014, et qui sera en plus légitime pour le faire. Mais son parcours, bien qu'assez classique dans  sa trajectoire, fut perturbé par de nombreux obstacles qui n'ont fait que le rendre plus fort... et plus attachant.



Loïc Perrin à l'Etrat le soir du 30 mars 2014


Loïc Perrin a toujours baigné dans l’univers du football derrière son père, footeux également. Mais lors de son plus jeune âge, il se passionne d’abord pour l’athlétisme, ses disciplines étant le cross et le demi-fond. A 8 ans il est champion de la Loire à Sorbiers. On comprend mieux l’endurance et le volume de jeu du futur milieu de terrain des Verts.
Il commence sa prometteuse carrière de footballeur aux petits clubs de Perigneux puis de Saint-Charles-la-Vigilante (l'un des quartiers stéphanois) où il restera jusqu’à ce que l’ASSE vienne le chercher pour intégrer son centre de formation, en -13 ans. De son passage à Saint-Charles-la-Vigilante, Loïc ne garde que de bons souvenirs, lui qui avait d’ailleurs refusé de venir une première fois à l’ASSE: "C'était vraiment dur de partir, parce que j'avais mes amis au club, et puis j'étais plutôt jeune"

La transition vers le centre de formation d’un club professionnel se fait sans problème car ce jeune stéphanois a des qualités physiques déjà très au dessus de la moyenne. Par ailleurs, ses proches ne vivent pas loin, ce qui lui permet de les voir tous les jours et facilite son adaptation. Un luxe comparé à la vie des autres pensionnaires dont certains ont leur famille à l'étranger. Côté scolaire il intègre le lycée technique de Tézenas-du-Montcel avec des horaires aménagés en 4ème. Il y reste jusqu’en juin 2003 date à laquelle il obtient son bac scientifique. Comme quoi même les footballeurs peuvent être beaux et intelligents à la fois.



Loïc Perrin, 18 ans (photo le Progrès)


Sa progression est assez linéaire. Avec son équipe il remporte une Coupe de la Loire U13 puis perd en finale du championnat de France des U15 face à l’INF Clairefontaine. Pendant la saison 2002-03, il est intégré à l'équipe  réserve et effectue 4 matches en CFA. En U18, il est vainqueur du tournoi international de St Joseph et lors de la saison 2003-04, alors qu'il est un des tauliers de la réserve, Frédéric Antonetti lui donne sa chance le 15 août 2003, pour son premier match en professionnel, en L2. L’ASSE l’emporte 2-1 face à Lorient.
Loïc disputera 7 rencontre en tout lors de cette saison où l’ASSE devient championne de France de L2. Il alterne logiquement banquettes en L2 et prestations en CFA, où il est le vrai patron de l’équipe. Même s’il a encore du mal à s’exprimer en équipe une, Antonetti dit alors de lui qu’"il a déjà tout compris au football".



Perrin face à Rouen en Coupe de la Ligue 2003 (photo le Progrès)


La saison suivante, il effectue ses débuts dans l’élite le 14 août 2004 lors du match Lens-ASSE pour une lourde défaite 3-0, avec Elie Baup aux commandes. Durant cette saison 2004-05, il joue 16 matches en L1, est sélectionné en équipe de France espoir, et gagne le tournoi de Toulon, en portant le brassard de capitaine. C'est la saison de la révélation.
Mais c’est plus particulièrement pendant la saison suivante que se confirme son immense talent. Alors positionné milieu offensif, il marque son premier but le 1er octobre lors du match ASSE-Le Mans d’une balle bien récupérée, en ajustant parfaitement le portier adverse. Les Verts l’emportent 3-0 et son statut est désormais confirmé. Suivra une autre réalisation le 4 décembre 2005 pour un nouveau Lens-ASSE avec une nouvelle défaite à la clef : 2-1.



Superbe but face à Lens en 2005


C’est lors de cette saison qu’il connaît une première blessure importante: pendant un OM-ASSE. Il est blessé au genou par un tacle assassin de l’ignoble Renato Civelli. Son entorse du genou le tiendra éloigné des terrains de long mois, et il ne reprendra la compétition que pour le dernier match de la saison à Ajaccio (défaite 3-1). Au final, il aura été 18 fois titulaire en championnat et 8 fois remplaçant. Sa grande polyvalence et son intelligence de jeu le conduisent à être aussi bien à l’aise au milieu qu’au poste d’arrière droit, où il fait des débuts remarqués et remarquables… brisant momentanément la malédiction du poste.
Malheureusement pour lui, il commence la saison 2006-07 par une rupture du ligament croisé antérieur au genou droit, pendant un match amical de préparation d'avant saison... contre Lens, encore.
Cela lui vaut six mois d'indisponibilité et un grand désagrément pour tout un peuple qui était prêt à en faire le symbole du renouveau vert. Il ne rejouera au football qu'en mars 2007.

Le nouveau coach Laurent Roussey décide alors de profiter de sa polyvalence pour en faire son arrière-droit titulaire. Julien Sablé parti à Lens, Perrin devient le nouveau capitaine de l'ASSE et revient à son meilleur niveau jusqu'à ce que divers problèmes physiques (ischio-jambiers, adducteurs, cuisse...) ne le rattrapent, lui faisant faire des aller-retours réguliers entre le terrain et l'infirmerie. Déjà à cette époque, plusieurs observateurs le trouvent trop fragile pour le monde impitoyable du foot professionnel.



Loïc Perrin, nouveau capitaine du navire vert en 2007


Malgré sa participation active à la belle saison 2007-08 et sa qualification pour la C3, Loïc Perrin ne dispute que 19 matches la saison suivante et 18 matches lors de la saison 2009-10. Divers problèmes récurrents à la cuisse lui font quitter le groupe durant de longues semaines. Il sent alors que le moment est peut-être venu de partir, après une année à jouer le maintien dans un contexte tendu et des blessures handicapant sa progression. Monaco lui fait les yeux doux, il n'y est pas insensible. Le feuilleton dure tout le mois de juillet 2009 mais finalement, Christophe Galtier, le nouveau coach depuis l'éviction d'Alain Perrin, parvient à le convaincre de rester pour s'inscrire dans la durée à Saint-Etienne. Etrangement, le peuple Vert ne lui tiendra pas rancune pour cet épisode et l'oubliera même totalement.

Néanmoins, Loïc a pris la bonne décision: tandis que Monaco coule progressivement jusqu'à sa relégation en 2012, l'ASSE se redresse petit à petit. Titulaire quand il n'est pas blessé, Perrin met tout le monde d'accord sur ses capacités et réussit une saison 2010-11 parfaite, inscrivant même 4 buts (dont un doublé face à Sochaux) en 27 matches. Il est plus que jamais le chouchou du public stéphanois.
Mais il ne sera pas dit que ce joueur du cru aura une carrière tranquille. Alors que la saison 2010-11 commence sur les chapeaux de roue, Loïc Perrin se rompt à nouveaux les ligaments croisés le 31 aout 2011, en se jetant sur un ballon qui sortait en touche devant la tribune Henri Point un soir de victoire contre Bordeaux en Coupe de la Ligue. Les spectateurs à quelques mètres de lui entendent un cri déchirant dans la nuit: c'est sa troisième grave blessure au genou et sa treizième en 6 ans. On le dit alors perdu pour le football, il n'en reviendra que plus fort.



ASSE-Bordeaux 2011, le cauchemar...


Le 31 mars 2012, face à Nice, Captain Perrin fait son grand retour à GG. Il remplace Battles au poste de milieu mais ne peut empêcher la défaite 3-2. La saison se termine certes mal mais lui revient en forme. Galtier lui a trouvé le poste parfait: défenseur central. Il est vrai qu'il n'y avait effectué que des piges passagères. Le coach stéphanois estime que ce poste est le meilleur pour lui: sa vision du jeu, son intelligence dans la relance et son jeu de tête seront des atours précieux. De plus, c'est le poste le moins exigeant en terme d'efforts musculaires. Seule énigme: Loïc parviendra t'il à s'engager suffisamment dans les duels ?
Après quelques débuts hésitants, il ne tarde pas à donner la réponse à cette question en réussissant la meilleure saison de sa carrière: 34 matches, 2 buts inscrits, un ratio de 86,6% de passes réussies, la 2e meilleure défense du championnat et un titre à la clé. Le 20 avril 2013, il soulève la Coupe de la Ligue au stade de France. Le peuple Vert n'avait plus vu cà depuis 1977.



Loïc Perrin brandit le trophée tant attendu par le peuple Vert (photo le Progrès)


Que faire alors quand on a atteint le top ? Et bien, viser plus haut, pardi !
Associé au revenant Bayal Sall lors de l'exercice 2013-14, il effectue une saison que l'on peut juger à plus d'un titre parfaite, glanant son surnom de "Dieu": 38 matches, 6 buts dont 5 de la tête (faisant de lui le recordman de la saison en la matière), 74% de duels gagnés, cité dans le 11 type de la saison par de nombreuses agences de statistiques, Loïc Perrin obtient la consécration qu'il n'attendait plus en étant appelé par Didier Deschamps dans sa liste élargie de 28 joueurs pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil: "Si j’avais eu l’opportunité d’y aller, ç’aurait été magique. J’ai fait un bout de préparation avec eux. Je ne peux pas dire que j’en ai fait partie à 100 %. Mais même si ça n’avait pas été le cas, j’aurais été derrière l’équipe de France, car c’est mon pays et je l’aime"



Perrin du Vert au Bleu. A revoir sur le terrain un jour ?


En tout état de cause, malgré son succès, ce pur produit maison a su rester simple et c’est ce qu’on aime chez lui en plus de son immense talent (son physique ne gâchant rien pour la gent féminine). Lauréat du Ballon d'eau Fraîche en 2013 (récompensant le joueur de L1 ayant la meilleure mentalité), copropriétaire d'une salle de sport en salle près de Saint-Etienne avec Jérémie Janot, Loïc Perrin a encore de belles années devant lui, aprés ces multiples indisponibilités, avec ou sans l’ASSE, mais puisqu'il a prolongé son contrat jusqu'en 2018, nous pouvons toujours rêver qu’il reste fidèle au club de son cœur jusqu'à la fin de sa carrière, qui sait?
Il le mériterait...



Perrin capitaine, leader et buteur (ici face à Bordeaux en 2013)

par LE SPHINX, le 07/08/2017

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